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La DCRI menace un administrateur de Wikipédia pour supprimer un article

Publié le

Paris, le samedi 6 avril 2013 – Wikimédia France tient à signifier sa totale incompréhension et sa stupeur face aux agissements dont a été victime un administrateur de Wikipédia de la part d’agents de la Direction Centrale du  Renseignement Intérieur (DCRI), ce jeudi 4 avril 2013.

 

 

La DCRI a contacté début mars la Wikimedia Foundation, organisation à but non lucratif et hébergeur de Wikipédia, au sujet dun article publié dans la Wikipédia en français et concernant une installation militaire française. La DCRI estimait que cet article portait atteinte au secret de la défense nationale, et exigeait la suppression immédiate de  larticle. La  Wikimedia Foundation a opposé un refus aux exigences de la DCRI, considérant quen létat des informations qui lui étaient fournies, rien ne permettait de déterminer le caractère litigieux de larticle incriminé.

 

La Wikimedia Foundation est habituée à collaborer sur requête judiciaire avec les autorités des différents pays de diffusion de Wikipédia. Elle reçoit des centaines de demandes de  retrait de contenu chaque année, et coopère de son mieux pour régler ce genre de problèmes lorsque les requêtes sont claires et juridiquement motivées.

 

Insatisfaite de cette décision, la DCRI a convoqué dans ses locaux, ce jeudi 4 avril 2013, un contributeur bénévole de Wikipédia, faisant partie des personnes ayant accès aux outils pour supprimer des pages sur lencyclopédie. Ce bénévole a été contraint de supprimer devant les agents larticle incriminé, sous peine dêtre placé sur le champ en garde à vue et mis en examen, et ce en dépit de ses explications sur le fonctionnement de Wikipédia. Devant les pressions exercées, il na pu faire autrement que de sexécuter et de prévenir les autres administrateurs quils risquaient le même traitement en cas de restauration de larticle. Ce bénévole na aucun rapport avec larticle incriminé : il nest pas lauteur du contenu de l’article concerné, et a découvert son existence dans les locaux de la DCRI.

 

Ce bénévole a été visé et convoqué parce quil était facilement identifiable publiquement, par ses actions régulières de promotion de Wikipédia et des projets Wikimedia en France.

 

Wikimédia France ne comprend pas et nadmet pas que lon utilise intimidation et méthodes expéditives contre un bénévole œuvrant pour un accès libre et gratuit à la connaissance pour le plus grand nombre.

 

Wikimédia France a pour objectif de soutenir la connaissance libre, et a le devoir de dénoncer les actions de censure et dintimidations menée contre des citoyens français donnant de leur temps pour cette œuvre collective, ce bien commun quest Wikipédia.

 

Contribuer à Wikipédia doit-elle devenir une activité risquée en France ? La DCRI n’a-t-elle pas larsenal juridique nécessaire pour faire respecter si besoin le secret militaire par des méthodes moins brutales ? Nous lespérions.

 

Il peut être rappelé également que le contenu de larticle incriminé était disponible sur Wikipédia depuis plusieurs années et quil ne semblait  pas jusqualors poser de problèmes particuliers.

 

Ces intimidations ne sont certainement pas nécessaires pour faire respecter le secret militaire en France et cette vision dun internet à réguler brutalement nest et ne sera jamais notre vision et celle partagée par les contributeurs de Wikipédia. Nous pensons que contribuer à Wikipédia est une activité généreuse et bénévole. Chacun est responsable de ce quil écrit, mais la DCRI a très certainement d’autres méthodes à employer pour faire respecter le droit. Nous espérons qu’une enquête indépendante pourra faire la lumière sur ces méthodes et cette affaire. La France est un état de droit où la régulation liée à des motifs de sécurité nationale ne devrait pas s’excercer par de telles mesures inqualifiables.

 

À propos de Wikipédia

 

Wikipédia  est un site internet à vocation encyclopédique, collaboratif et diffusé  sous licence libre. Chaque contributeur de Wikipédia est invité à  partager ses connaissances et est responsable du contenu quil produit.  Wikipédia est consultée chaque mois par près de 500 millions de  visiteurs dans le monde, dont 20 millions en France. Elle est écrite par  des milliers de contributeurs volontaires et bénévoles. Wikipédia en  français compte aujourdhui plus d 1,3 millions darticles.

 

 À propos de la Wikimedia Foundation
La Wikimedia Foundation est une fondation américaine sans but lucratif fondée en 2003. La Wikimedia Foundation est hébergeur des projets Wikimédia, dont Wikipédia fait partie.

 

À propos de Wikimédia France
Wikimédia  France est une association loi de 1901 qui vise à soutenir et  promouvoir les projets Wikimédia, dont Wikipédia fait partie. Wikimédia France nest en aucun cas ni éditeur ni hébergeur de Wikipédia : si certains membres de lassociation sont par ailleurs des contributeurs de  lencyclopédie, lassociation sattache à ne jamais intervenir par  elle-même, ou même simplement user de son influence pour faire modifier ou supprimer un article.

 

Wikimédia  France est une association indépendante de la Wikimedia Foundation, qui  est reconnue par cette dernière comme association promouvant les projets Wikimedia en France mais nen est en aucun cas une « filiale ».

 

Contact :
presse@wikimedia.fr
Christophe Henner : 06 29 35 65 94

120 commentaires sur « La DCRI menace un administrateur de Wikipédia pour supprimer un article »

  1. « Wikimédia France nous dit qu’elle est « une association loi de 1901 qui vise à soutenir et promouvoir les projets Wikimédia, dont Wikipédia fait partie. Wikimédia France n’est en aucun cas ni éditeur ni hébergeur de Wikipédia : si certains membres de l’association sont par ailleurs des contributeurs de l’encyclopédie, l’association s’attache à ne jamais intervenir par elle-même, ou même simplement user de son influence pour faire modifier ou supprimer un article ».

    Pour éviter réellement que Wikipédia soit sous « influence » des administrateurs de Wikimédia, il serait souhaitable que les dits administrateurs » de Wikimédia ne soient pas des contributeurs de Wikipédia.

  2. Moué, on vous dit que c’est dangereux pour la sécurité nationale, tu l’enlèves… quel drame. La position de martyre là franchement… Allez en justice revient a dévoiler des secrets militaires, je sais pas moi, en tant que français, patriote, tu l’enlèves. C’est pas comme si tu venais de dévoiler un scandale d’Etat que les service voudrait étouffer.

    1. « La DCRI a tout fait raison!! je les soutiens, il ne faut pas qu’ils lachent »

      OK. Bon. D’abord :
      1. Il manque le « à » entre « tout » et « fait ».
      2. Manque la majuscule à « je ».
      3. Manque l’accent circonflexe dans « lachent » sur le a.
      4. La DCRI avait 0 raisons d’enlever l’article.
      5. Enfin, pour complétement virer l’article, il faudrait des centaines d’ordres judiciaires à cause de l’effet Streisand.

  3. ce problème me fait penser à un autre sur lequel je m’interroge: la psychatrie, ses définitions, les descripitions de ces modalités de fonctionnement, de ses pathologies , des médicaments, des thérapies…
    les connaissances actuelles sur le fonctionnement du cerveau débutent. Ses résultats débousssolent la psychiatrie classique. Que ce soit dans le domaine des neurones sciences, ou en psychiatrie, malheureusement les courants d’étude s’entredéchirent, sans la moindre éthique scientifique ou médicale. de plus, l’économie libérale favorise la diversification et la consommation des médicaments; quitte à créer de nouvelles maladies, avec des prétendues nouvelles connaissances. dans de tels contextes, qui croire? comment s’assurer de la validité réelle des connaissances. Face à la maladie d’un proche et avec mes capacités de recherche , je constate effectivement que l’accès à la connaissance , par internet, par wikipédia reflètent ces incertitudes et ces conflits.
    Je peux trouver des informations , certaines fois claires, qui font consensus. par contre il est des domaines où par exemple la spychanalyse, très influente en France, s’impose sans vergogne. L’évolution des apports de connaissances biologiques, notamment grâce à l’imagerie fonctionnelle, risque d’amplifier ces confrontations. Comment Wikipédia peut il gérer ses conflits violents d’acquisition des connaissances scientifiques? Certains articles en témoignent.Moi-même j’ai été incitée a apporter des compléments d’information. Je me suis efforcée, par l’éthique demandée, à respecter des propos déjà rédigés, à peine référencés, bien que je ne les partageais pas du tout.La pluralité d »écriture est-elle toujours possible? J’en doute sur ces sujets actuels, ou les connaissances sont en cours de réinvention Au-dela du problème d’éthique des sciences, ceci est d’autant plus difficile à vivre pour les proches des malades , compte-tenu des dégradations des pratiques médicales psychiatriques dans les hôpitaux français, ou le déshopitalisation est de règle, sans compensation de services à la personne. Ceci nous obliqe, proches à prendre en charge beaucoup de choses, dont l’information, voir la formation

    madame yveline le moal

  4. @Akilo

    Ben oui! Ceux qui étaient intéressés savaient déjà et maintenant même ceux qui s’en ficheraient, savent.

    La DCRI fait en fait une diffusion générale d’informations d’importance négligeable en partant du fait que trop de renseignements tuent le renseignement. C’est des malins !

    Le directeur du renseignement a l’oreille de la présidence. Ceci est un « secret cosmic ».
    Il y a un PC à Taverny

  5. Au minimum, tous les Ligériens et les habitants du Puy de Dôme connaissent la station de Pierre sur Haute. De ma fenêtre, je vois ce que depuis toujours, nous appelons « les radars »……….

  6. Ouais effectivement la malhonnêteté n’a pas trop changé depuis le temps chez wikipedia. Désolée je ne mettrai pas la majuscule. Quand moi-même, devenu depuis administrateur de site, et créateur de contenu sur wiki j’exigeai que l’on supprime ce que j’y avais inscrit. Oui un contenu que j’avais partagé mais que l’on modifiait jusqu’à le rendre faux et incohérent…et même lorsque j’ai réussi à faire supprimer ce contenu où vous autres soit-disant bénévoles pour le bien de tous vous vous êtes permis d’utiliser encore des photographies qui ne sont certainement pas votre propriété…je pense que la DCRI ne vous a fait que le plus grand bien de vous remettre à votre place : celle de respecter le Code de Propriété Intellectuelle. Si ce n’était que ça. Où vous ne serez jamais à l’abri d’autres attaques juridiques du genre vu vos procédés. Allez vous n’avez qu’à censurer ce message, de toute façon comme ça les choses sont dites. Ca ne vous pas empêché d’avoir eu à le lire et si vous n’êtes pas trop cons d’y réfléchir « peut-être » à deux fois avant de tout vous permettre. Pour une fois je suis bien content de l’info Twitter.

  7. ricouti :

    Il y a une chose que n’arrivent pas à comprendre ces organismes internationaux prétendument neutres mais qui en fait reflètent les conceptions américaines, c’est que nous sommes en France et pas aux USA.

    Qui, « nous » ? Tu parles comme Louis le Onzième !

    ricouti :

    Ce n’est donc pas à la France de s’adapter aux conceptions de wikipedia mais l’inverse.

    En quel honneur Wikipédia devrait s’adapter à la France ? À la Chine ? Aux îles Tonga ?

    Tu fais erreur. Ce n’est à personne de s’adapter à personne.

  8. Toutes ces histoires d’articles de loi et blabla et blabla sont fumées de non sens. Tout cela est parfaitement ridicule, et inacceptable. C’est tout.
    Les sous fifres n’ont pas l’air bien malins. J’espère qu’on l’est un peu davantage au-dessus sinon ce n’est pas rassurant.
    Quel bourbier d’incompétence..

  9. Ben dis-donc…

    J’apprends l’affaire par framasoft et je suis un peu décontenancé. Pas surpris : il n’est pas étonnant que ça arrive avec le succès et l’importance de Wikipédia. Ça et l’incompétence de la DCRI.

    À l’origine je postais surtout pour adresser un petit mot de soutien à Remi mais en y pensant c’est la colère qui me vient.

    Est-ce qu’un admin hors de France et non-français serait en capacité de rétablir l’article ?

  10. Philosophique, cher Plaute. On pourrait aussi dire que « L’homme est un loup pour l’homme » et que « Le sabbat est fait pour l’homme, et non l’homme pour le sabbat ».

    Il y a quelque chose qui m’étonne. J’écoute peut-être trop « Rendez-vous avec X » ( http://fr.wikipedia.org/wiki/Rendez-vous_avec_X ), mais un fonctionnaire du renseignement, même moyen, qui essaye de censurer une information et qui aboutit à ce résultat, c’est trop gros. Comme dirait Monsieur X: « Vous y croyez, vous?? ».
    L’alternative serait que l’action de la DCRI ait eu pour but de faire volontairement connaitre la « Station hertzienne militaire de Pierre-sur-Haute » ou du moins un détail particulier. Mais quel(s) détail(s) et pour quelles raisons? il faudrait pouvoir rencontrer les 3 agents, qui vont peut-être devenir très discrets.

  11. @ xav C’est clair. En France/Europe, on respecte le droit français/européen.

    ça c’est un principe, la réalité est plutôt de ne pas se faire prendre. Le respect des lois (et autres règlements) est une notion étriquée de la réalité.
    Les lois sont appliquées et respectées quand il y a qqun qqchose qui oblige à ce respect, sinon non.
    Il suffit d’observer le décalage entre le corpus des lois et la réalité. On sait que de nombreuses lois sont non appliquées, pour différentes raisons.
    Exemple simple un peu limite mais illustratif : les droits de l’Homme sont bafoués en permanence pourtant ils s’imposent en droit, suffit de les relire pour s’en convaincre.
    Ceci-dit bien des lois disent c’est interdit, mais ne proposent pas de sanctions. Donc ces lois sont bafouées – c’était fait pour bien-sûr. Autre exemple connu, la vente liée, c’est selon .. On voit par ces 3 exemples simplistes que le respect de la loi est une notion ‘très élastique’, dès lors qu’on y regarde un tout petit peu.

    Dans cette affaire on voit surtout une maladresse, à mettre sur l’incompétence (ça arrive et pourquoi pas à la DCRI plutôt malmenée ces derniers temps) ou encore l’arrogance (pas la peine de prendre des précautions les ‘gros bras’ s’en passent) ou autre …
    Une chose est certaine, le secret défense sert à tout et n’importe-quoi, on l’appelle plutôt le secret-défense-de-savoir. C’est une pratique reconnue pour protéger des crimes et délits.

  12. Ping : Keats21
  13. @ Akilo « la fête de la myrtille’ est bien sympa avec ces centaines de gens qui profitent de la musique et des produits locaux.J’ai bien des photos sur ce joli coin l’été mais l’hiver le col est fermé à cause de la neige. Un peu de verdure, un bol d’air ne font pas de mal.Salutations.

  14. Cher @Julien , ce n’est pas l’association Wikimédia France qui traite les requêtes des autorités judiciaires et policières au sujet de Wikipédia, mais Wikimedia Foundation, organisme de droit américain, juridiquement distinct. Plus précisément, ces requêtes sont traitées par le service juridique de Wikimedia Foundation, dont on peut supposer qu’il sait ce qu’il fait. C’est ce service qui détermine si une requête est juridiquement motivée ou non. Le communiqué plus haut rapporte donc, au sujet de la recevabilité de la requête, non pas l’opinion de notre association, dont vous supposez (un peu rapidement) qu’elle ignorerait le droit, mais la décision de Wikimedia Foundation.

    Je vous rappelle que l’association Wikimédia France n’est pas hébergeur du site Wikipédia et n’y détient aucun pouvoir éditorial ou de censure. Lorsque notre association reçoit des demandes de nature policière ou judiciaire, elle ne peut que renvoyer sur Wikimedia Foundation, seule entité compétente.

  15. @Akilo
    Moi, je connais! Et même assez bien!
    A vrai dire, la plupart des gens des gens de la région connaissent… Le Col du Béal où est situé la station est connu pour sa « Fête de la myrtille » en été et en hiver, avec la station de ski de Chalmazel juste à côté, on va dire que c’est assez fréquenté tout au long de l’année!
    Et pour y être moi même allée une bonne vingtaine de fois, pour un site qui se veut sensible, j’ai jamais vu un seul militaire! On peut même passer à côté à pied vu qu’un sentier de randonnée y passe!

  16. Je rejoins totalement l’idée de Stephan Pain. Le secret ne profite qu’à ceux qui l’exercent et ne sert pas l’intérêt du peuple. USURPATEURS !!!!!!!!!!!

  17. (suite)
    Puisque selon leur Ministre: “Dans un état de droit, on ne peut pas assimiler à une menace l’engagement d’une procédure judiciaire”, Wikimedia peut réfléchir de son côté à une procédure judiciaire.

    Je vous proposerais déjà de demander l’opinion du Défenseur des droits, Dominique Baudis, qui est compétent en francophonie et a aussi connu la « garde à vue » dans des conditions autrement plus brutales que celles dont a été menacé Rémi. Il a de plus autorité sur la CNIL.
    Qu’en penses-tu, Christophe?

    1. Pour l’instant, on attend lundi. On avisera selon l’évolution de la situation. Là on a autant d’informations qu’hier, le communiqué de Beauvau est du damage control publié très rapidement avec au final peu de vraies informations

  18. Bonjour
    C’est clair. En France/Europe, on respecte le droit français/européen. (Google en sait quelque chose avec ses conditions sur les données personnelles, qui ne choquent pas les US, mais choquent les CNIL européennes).

    Clairement, les fonctionnaires de la DCRI concernés (a t-on leurs noms?) n’ont pas fourni d’injonction judiciaire. Or ils affirment (ici: http://www.lexpress.fr/actualite/societe/comment-la-dcri-s-est-brulee-en-voulant-censurer-un-article-sur-wikipedia_1238089.html ) que cela s’est fait: « à la demande du parquet, sous le contrôle de l’autorité judiciaire ». A eux de fournir les documents, puisqu’ils reconnaissent les faits.

    Puisque selon leur Ministre: « Dans un état de droit, on ne peut pas assimiler à une menace l’engagement d’une procédure judiciaire », Wikimedi

  19. intéressant de lire tous les fantasmes et le déchaînement des passions autour du monde du renseignement, des autorités qui nous protègent ou nous censurent, de la liberté d’expression et de son atteinte que l’on brandit à tout-va, etc.

    un peu moins intéressant en revanche ceux qui parlent de dictature, de nazi, de 1984, et qui oublient que le seul risque que l’on prend en France quand on écrit de telles âneries est de lire le commentaire de quelqu’un qui écrira « ce sont des âneries » (sauf à diffamer, ce qui est autre chose).

    j’ai l’impression de lire des échanges entre des activistes partisans, convaincus et subjectifs (des 2 côtés) et un juriste qui analyse froidement la situation (@Julien : juriste ?)

    cela pose plein de questions :
    – qu’est-ce qui définit une information secret défense et en quoi celle diffusée l’était ?
    – quels risque y a-t-il à laisser cette information disponible (elle l’est encore) Vs quels risques y a-t-il à mettre un tel coup de projecteur dessus (finalement l’action de la DCRI aura plus mis en avant cette info qu’elle ne l’aura cachée) ?
    – l’action de la DCRI s’appuie-t-elle sur une décision de justice (auquel cas elle s’imposait à Wikimédia) ou est-elle de l’intimidation (Julien parle de bluff, ce qui donne un côté plus joueur et moins menaçant donc plus acceptable) ?

  20. @tipedro si la DCRI est incontestablement un service très pro en matière de sécurité il est assurément établi maintenant que se sont des quiches en communication. Qui connaissait la Station hertzienne militaire de Pierre-sur-Haute avant leur boulette ?
    Moi je les trouve un peu mou quand même ils auraient du balancer ce bénévole dans un puits, il nous reste pas un petit « guantanamo » franchouille quelque part?
    Bon sans rire si maintenant il se passe un pb de sécurité nationale à la Station hertzienne militaire de Pierre-sur-Haute on ne sera plus étonner.

  21. @Julien

    Il y a un principe simple en droit français : quand les policiers font quelque chose de coercitif, sauf cas exceptionnels (flagrant délit), ils ne peuvent le faire que sous le contrôle d’un juge (a minima d’un procureur). C’est ça le sens de la formule « juridiquement motivé ». Le communiqué est encore plus clair : « Wikimedia Foundation est habituée à collaborer sur requête judiciaire ». Surprise ! Judiciaire = sous le contrôle d’un juge.

    Genre les flics à ta porte, si c’est hors d’une enquête de flagrance, et s’ils n’ont pas une ordonnance expresse d’un juge d’instruction chargé de l’affaire ou d’un juge des libertés et de la détention (le mot magique est JUGE), tu as tout à fait le droit de les envoyer paître (tant que tu restes poli). D’ailleurs je te le conseille même : le juge est là pour s’assurer du respect de tes libertés. Si les policiers veulent vraiment perquisitionner, ils reviendront avec une ordonnance d’un juge qui aura vérifié que tes droits sont bien respectés (C’est son boulot. Celui des policiers est de conclure l’enquête).

    Dans le cas ici, si la DCRI avait voulu respecter le droit, elle aurait saisi un juge pour adresser une ordonnance à Wikimédia France pour le retrait de l’article, y compris en référé (procédure rapide) si elle estimait la situation urgente (mais elle aurait eu du mal à le justifier vu que la page était en ligne depuis longtemps).

  22. @Julien C’est tout notre soucis aujourd’hui, ils n’ont jamais fourni d’injonction judiciaire. Ce qui est la procédure normale.

    Dès qu’une injonction est reçue elle est bien évidemment traitée très rapidement. Là le refus de WMF a eu lieu parce qu’il n’y avait pas de documents.

    Peut-être opérait-il dans le cadre de la loi, mais ils ont failli à le prouver, alors que c’était tout ce qui était demandé.

  23. Il y a une chose que n’arrivent pas à comprendre ces organismes internationaux prétendument neutres mais qui en fait reflètent les conceptions américaines, c’est que nous sommes en France et pas aux USA. Ce n’est donc pas à la France de s’adapter aux conceptions de wikipedia mais l’inverse.
    Lorsqu’une information est classifiée, l’autorité en charge de la Sécurité n’a pas à justifier pourquoi et cela s’applique à tout le monde.
    Il est évident que s’il faut recourir à la justice pour faire respecter un secret, on perd des mois.
    C’est probablement ce qui donne le droit la DCRI de procéder comme ils ont fait.
    Ici, c’est vrai que l’info était disponible depuis plusieurs années. Mais ça ne justifie pas le recours à la justice pour la supprimer. Ca veut seulement dire que la DCRI ne passe pas son temps à « balayer » Internet à la recherche de secrets éventés.
    On peut dire que l’auteur ( et wikipedia) s’en tire à bon compte car il aurait pu être poursuivi.

    Si l’action de la DCRI etait illégale, wikipedia pourrait engager une action en justice. Je note que l’article ci-dessus ne l’annonce pas.

    « La France est un état de droit où la régulation liée à des motifs de sécurité nationale ne devrait pas s’excercer par de telles mesures inqualifiables. » : on voit bien ici que la France devrait se plier à la vision « wikipedia ».

    Nous avons des lois et des règlementations (et non pas « regulations » qui est un terme anglais,un peu dommage pour une encyclopédie, non ?) qui s’appliquent à tout le monde y compris aux organisations étrangères.

  24. Je n’irai certainement pas pleurer cet administrateur de wikipedia.

    Il suffit d’avoir déjà essayé de poster sur ce truc ou d’avoir un jour tenté de corriger des erreurs pour savoir que nombre des « administrateurs » de wikipedia sont en réalité des gens désœuvrés, ne disposant pas des connaissances pour imposer leurs avis ou leurs croyances, et faisant usage d’une autorité virtuelle pour se sentir exister! Bannissant, menaçant, insultant à tour de bras.

    Des policiers zélé et brutale y’en a sur wiki. Alors de savoir qu’un policier de wiki s’est fait malmené par un vrai policier, ca me fait plus rire et sourire que tout autre chose !

  25. Houla, je crois que je me suis fait des amis…

    En tous cas heureux qu’un débat s’improvise autour de la question.
    Notez que je n’avais pas l’intention de froisser quiconque, ni même de remettre en question notre liberté d’expression…

    Pour ma part je vais tenter d’apporter quelques précisions sur ce que j’ai pu dire mais aussi lire.

    Inutile de préciser qu’il s’agit d’une discussion quasi-stérile, dont les divers arguments fleurissent sur bons nombres de forums… Il y aura toujours les « pours » et les « contres », la droite et la gauche, les rangés et les rebelles, etc.

    1°/ Primo, je ne me suis pas exprimé sur le fond de « la requête » ni sur son bienfondé. Déjà parce que je n’ai pas lu l’article incriminé car les petits secrets militaires ne m’intéressent pas. Ce qui m’a interpellé c’est l’attitude de Wikimédia… (et je n’ai pas dit qu’elle me choquait ou qu’elle est déloyale mais seulement qu’elle me paraîssait inadaptée), @Stephane Pain

    2°/ @K : Je ne travaille pas à la DCRI. C’est vrai que je n’ai pas mis mon nom. D’ailleurs le vôtre est étrange Monsieur K 😉

    3°/ @K : Loin de moi l’idée et la prétention de faire cours de droit, mais en France c’est le code de procédure pénale qui régit le pouvoir et l’exercice judiciaire (Police et Justice, donc).
    L’article 75 (enquête préliminaire) dispose notamment que « les OPJ et APJ procèdent à des enquêtes préliminaires soit sur les instructions du procureur de la République, soit d’office » et que « ces opérations relèvent de la surveillance du procureur général ». J’en conclus donc que la DCRI agit sur instructions d’un magistrat ou rend compte de ses actions.
    4°/ De plus, après relecture du premier paragraphe de l’article, notamment le passage ou Wikimedia « a opposé un refus aux exigences de la DCRI », on ne comprend pas vraiment de quel type de demande il s’agit : Est-ce plutôt :
    a) Allo, ici James Bond. Ecoute Coco, t’as 5 minutes pour me virer cet article sur le site ultra-sensible-top-secret-confidentiel du Ministère de la Défense que tu héberges ==> Auquel cas le refus me semble légitime et opposable, car la forme n’y est pas ! (après avoir bien analysé en son âme et conscience qu’il n’existe vraiment aucun risque, même éventuel)
    b) Il s’agit d’une réquisition judiciaire (article 77-1-1 qui démontre l’existence d’une enquête réelle) en bonne due forme ==> Dans ce cas, le refus me paraît contestable et passible d’une sanction (contravention)
    Ce serait bien d’en savoir un peu plus à ce sujet…

    5°/ @Litlok : Je n’avais effectivement pas imprégné le concept de Wikimédia qui en fait, joue un rôle de simple hébergeur. Bénéficiez-vous d’un statut d’entreprise de presse ?

    6°/ @JP : Dans ta phrase « De plus, si n’importe quel organisme demande le retrait ou la modification d’une page de wikipédia, c’est bien à wikipédia de juger de la légitimité de la requête, » ==> Non, ni toi ni Wikipedia ne travaillez au Ministère de la Défense je présume. Donc si le Monsieur te dis que ça l’ai, c’est que ça l’ai ! Je ne vois pas l’intérêt de mentir à ce niveau.

    7°/ @Adri08 : Dans ta phrase « ce bénévole a été contraint de supprimer devant les agents l’article incriminé, sous peine d’être placé sur le champ en garde à vue et mis en examen, et ce en dépit de ses explications sur le fonctionnement de Wikipédia. Devant les pressions exercées, il n’a pu faire autrement que de s’exécuter » plusieurs choses ne collent pas. ==> S’il a été « menacé » (je dirais prévenu plutôt) d’être placé en garde à vue c’est donc qu’il existe un enquête et si on parle de mise en examen c’est qu’une information judiciaire (donc dirigée par un juge d’instructions) est ouverte. S’il y a une enquête d’ouverte, c’est qu’il y a très probablement une infraction est dans ce cas je te renvois à l’article 62-2 du code de procédure pénale, notamment au 6° qui dispose qu’une mesure de garde à vue peut être prise à l’encontre d’une personne notamment pour « garantir la mise en œuvre des mesures destinées à faire cesser le crime ou le délit ». Donc juridiquement ça tient… ça peut te paraître injuste, mais ça tient !
    En ce qui concerne les possibilités de ce pauvre admin système (qui n’a pas eu de bol, faut le reconnaître), elles étaient multiples :
    a) Je n’ai pas les identifiants avec moi (vous me direz facile à dire),
    b) Remettez-moi une réquisition judiciaire pour que je la transmette à mon service juridique,
    c) Je ne suis pas l’auteur de ces écrits et j’estime donc que je n’ai pas le droit de les censurer (ce qui est faux, puisque dans tous les forums il y a des modérateurs – et je ne parle pas des fofo de gamers),
    d) Je suis pour la liberté d’expression, je comprends votre problème mais je m’en tamponne (là, je reconnais qu’il faut en avoir… mais c’est la meilleure façon de savoir s’ils bluffent),
    e) Ok, je coopère mais on trouve un arrangement. On maintient l’article et indiquez les passages qui posent problème et je vois ce que je peux faire (après tout, Wikimedia n’est pas Wikileaks et je ne pense pas que l’intérêt du site soit de dévoiler des petits secrets d’Etat mais plutôt des informations utiles. Je suis même persuadé que les infos en question n’intéressent qu’une poignée de visiteurs… bref, on s’égare !)

    8°/ Peut-être qu’il s’agit tout simplement d’une question de personne. Moi, quand je vais chez le médecin et qu’il ne prescrit pas de médicament, je ne cours pas chez un autre pour qu’il me file des anti-bios. Parce que ce n’est pas moi le spécialiste et que je lui fais confiance… Alors si on me dit que c’est Secret Défense, jusqu’à preuve du contraire (ce qui est probablement impossible dans ce genre de cas) et bien j’y crois !

    9°/ @K : « Et puis la méthode lache et malsaine de choper un bénévole, pas terrible hein! Ça fait vraiment cowboy. » ==> C’est vrai, pas terrible mais article 62-2 6°. Il faut sûrement faire avec ce que l’on a, c’est efficace et rapide ! Quant à « cowboy » je ne trouve pas, non. Faudrait voir ce qu’en pense l’admin intéressé…

    10°/ @Tipiedro : « je préfère les frappes préventives à une résolution de l’ONU 3 ans plus tard » ==> Je ne sais pas si on en était là, mais je suis d’accord. Mieux vaut prévenir que guérir !

    11°/ @Martin : Oui, c’est vrai qu’un organisme qui se dit libre et qui censure à sa façon ce n’est pas beaucoup plus classe.

    12°/ @Stephane Pain : « On a droit à quoi là? La police de la propagande? On nous dicte quel sujet nous avons le droit d’aborder? » ==> Je pense qu’il faut parfois recadrer les choses, car il y a des règles tout simplement. Après, il est possible de tout remettre en cause. Je présume que certains pédophiles se disent la même chose « qui êtes-vous pour me dire ce que je peux ou pas faire. C’est vous qui dites que c’est mal et interdit. Vous voulez me priver de mes plaisirs et pensez savoir mieux que quiconque ce qui est bien ou pal pour moi »…

    13°/ J’ai mal aux yeux…

    14°/ Aurélien SG : « A bas le Gouvernement à la con qu’on a actuellement ! » ==> Hors-sujet, tu mélanges tout là. Je ne crois pas que le gouvernement (ni aucun autre d’ailleurs) n’ai suggéré de procéder de la sorte. Heureusement pour eux que ça se décide bien en dessous dans la hiérarchie policière, sinon ils auraient du boulot…

    15°/ @Nicolas B. ==> Non je ne raisonne pas à l’envers, car je pars du principe que la demande formulée par la DCRI était réelle, écrite et respectueuses des impératifs procéduraux ; en clair une réquisition judiciaire en bonne et due forme (voir 4°/). A contrario, je suis d’accord avec toi, mais ça n’empêche pas de demander poliment avant d’entamer une enquête…
    « La liberté d’expression ne s’use que quand on ne s’en sert pas. » ==> Oui, mais en l’espèce, je ne suis toujours pas convaincu que de dévoiler des données techniques, précises, sensibles ou que sais-je sur une base militaire relève réellement de la liberté d’expression ! Je fais une différence fondamentale (peut-être à tort) entre communiquer des informations et donner son opinion.

    16°/ @K : « Enfin c’est pas nouveau que quelques flics zélés fassent leur loi, chaque hébergeur connait ça, entre les copinages ou les égos surdimensionnés, beaucoup se prennent pour judge dredd. » ==> Tu nous fais un cliché, si ça se trouve ils étaient peut-être même sympas, fermes mais sympa. En tous cas, apparemment, l’admin ne s’est pas fait enfoncer le nez dans la tête, c’est déjà ça… sans quoi ça aurait été un comble !

    17°/ @Mallart : « Il est en effet scandaleux que la DCRI utilise des méthodes dignes de Poutine. » ==> Non mais arrêtez d’en rajouter. Personne n’est emprisonné ou mis au goulag. Faut relativiser un peu quand même.

    18°/ @Jean : « la France n’est-elle pas devenue un Etat totalitaire ? » De mieux en mieux, ça part en sucette là. Un Etat totalitaire, dans mon idée c’est un peu comme la Corée du Nord, la Birmanie et ce genre de « paradis ». Sans donner de crédit aux méthodes utilisées (car je n’y ai pas assisté et que le récit qui est fait est trop bref), je pense que dans un cas similaire, un coréen remercierait le ciel de rentrer chez lui quelques heures après son interrogatoire.

    19°/ @SammyDay : « Donc, c’était à la Fondation de prouver que l’article n’était pas dangereux, et non à la police de prouver qu’il était dangereux ? » ==> C’est ça et comme ça se fait tous les jours. Prenons l’exemple où la police ou la gendarmerie arrête un gars qui fume son pétard. Ils vont lui dire que c’est interdit et qu’il va être sanctionné, patin-coufin. Le gars peut-dire bah non, c’est pas interdit la défonce, z’êtes stones ou quoi les keums ? Alors que c’est prévu par un article de loi. Je pense donc que c’est la même chose pour des informations Secret-Défense mais en moins simple, car il y a forcément un référencement mais pour l’obtenir c’est pas gagné…

    20°/ J’ai les yeux qui piquent…

    En conclusion :

    Je dirais (et je vais essayer de ne faire tomber personne de sa chaise) qu’il doit effectivement y avoir dans cet article des informations qu’il n’est peut-être pas très bon de laisser se répandre Internet. Le risque est fondé ou pas, on ne le saura assurément jamais quoiqu’on en pense.

    Je ne sais pas s’il y a véritablement une enquête à l’origine de tout cela, mais je pense que les gars de la DCRI ont bluffé votre admin-système et que ça a fonctionné.

    Je ne pense pas non plus, et là je suis sûr de mon coup, c’est que les gars de la DCRI ne se sont pas levé un matin en se disant « Tiens, si on allait faire chier Wikimedia et qu’on leur appliqué les méthodes de Pinochet (bien qu’on en soit loin) ». Je pense qu’ils ont d’autre combat à mener et qu’ils ont autre chose à foutre que de vous spolier (et pas spoiler).

    Enfin, je ne pense pas non plus que l’intention était de remettre en cause ou de vous priver de votre liberté d’expression… il y avait d’autres façons de le faire.

    Sans rancune et bonne nuit ! 😀

  26. @Cecile
    Donc, c’était à la Fondation de prouver que l’article n’était pas dangereux, et non à la police de prouver qu’il était dangereux ? Vous connaissez l’expression « inversion de la charge de preuve » ?

  27. Hum, sinon, vous avez encore l’article en réserve, vous pouvez le mettre sur le forum ? :°

  28. …Et la DCRI découvrit alors l’effet Streisand… XD

    Plus incompétent et ignare en ce qui concerne la psychologie des foules sur Internet tu meurs !

  29. « Un peuple prêt à sacrifier un peu de liberté pour un peu de sécurité ne mérite ni l’une ni l’autre, et finit par perdre les deux. » Benjamin Franklin

  30. Ces pressions de la DCRI sur un administrateur bénévole de Wikimédia est inadmissible. Il est temps que les citoyens français prennent conscience des abus de pouvoir commis par les autorités.
    De tels comportements amènent à s’interroger : la France n’est-elle pas devenue un Etat totalitaire ?

  31. Comment vos utilisateurs peuvent-ils vous soutenir ? Les menaces de la DCRI sont antidémocratiques et inacceptables. Les citoyens français doivent défendre leur liberté d’expression.

  32. Les serveurs de Wikipédia sont situés hors de France, la Fondation Wikimédia est sise aux États-Unis, de nombreux éditeurs vivent hors de France. La DCRI n’a aucun droit d’empêcher ces utilisateurs de contribuer, ni de contraindre la fondation qui gère Wikipédia à supprimer les articles, et pas plus de droit de regard sur les hébergeurs.

    Donc elle utilise des moyens illégaux pour parvenir à ses fins. Qu’elle aille se faire foutre.

  33. Maintenant tout le monde connait cette station !
    Il est en effet scandaleux que la DCRI utilise des méthodes dignes de Poutine.
    Il est des français qui réfléchissent et qui n’obtempèrent pas au mot de « secret défense », surtout si l’article est en ligne depuis DES années.
    Personne ne détient LA vérité, et la DCRI pas plus qu’un autre. Chacun a sa propre vision de la liberté d’expression. Il y en a toujours qui baisseront la culotte à la moindre intimidation et d’autres qui résisteront.

  34. en même temps wikipedia censure notre mouvement politique (UPR) et son président (François Asselineau) d’avoir une page en France. Maintenant au moins ils comprennent ce qu’on a ressenti.

  35. « Devant les pressions exercées, il n’a pu faire autrement que de s’exécuter et de prévenir les autres administrateurs qu’ils risquaient le même traitement en cas de restauration de l’article. »

    Ce n’est pas vrai. En réalité, devant les pressions exercées, il n’a *voulu* faire autrement que de s’exécuter.

    « cette vision d’un internet à réguler brutalement n’est et ne sera jamais notre vision et celle partagée par les contributeurs de Wikipédia »

    Vraiment ? Pas même la vision du président de « Wikimédia France », admin… opérateur… de la Wikipedia en français ?
    Il a censuré l’article. C’est clairement un abus de ses « outils techniques », qui ne sont pas censés être utilisés pour effectuer des actions éditoriales, telles que celle-ci.
    Et il a écrit sur la Wikipedia francophone, comme seule explication, que cet article contrevenait à l’article 413-11 du code pénal français. Ce qui est faux.

    Les faits :

    Il aurait très bien pu refuser, c’est un fait. Il ne risquait pas grand’chose. La France n’est pas la Chine. Toute ce qui aurait pu être reproché à ce Wikipédien aurait été de l’inaction. Mais aucun acte. Il n’avait pas écrit lui-même l’article litigieux.

    Le commentaire :

    Il aurait même dû refuser. La couardise dont il a fait preuve est indigne, et incompatible avec le statut d’administrateur… euh… *les outils* d’*opérateur système*. Ces outils sont censés être techniques, et il les a utilisés pour supprimer un article, ce qui est un acte éditorial. C’est clairement un abus des outils.

    Les menaces, en particulier celle de mise en examen (!) tiennent de l’intimidation. L’article est de nouveau en ligne, et la France, qui, étonnament, n’est pas à feu ni à sang, ne va pas mobiliser un juge d’instruction pour enquêter sur ce trouble.

    Moralité :

    Ce qui est déplorable, c’est que l’intimidation a fonctionné à merveille. Ce qui est un peu rassurant, c’est que la censure opérée n’a pas duré bien longtemps, et ce grâce à la vigilance d’autre Wikipedien(ne)s. L’histoire attire même l’attention sur cette base militaire somme toute pas très intéressante. C’est l’effet boomerang. L’histoire met aussi en lumière le fonctionnement de Wikipedia, l’encyclopédie-libre-et-ouverte-mais-pas-trop-quand-même.

  36. Stephan Pain :

    Le monde dans lequel nous vivons est encore pire que 1984 ou bien la dictature hitlérienne.

    N’exagérons rien. Ta posture de rebelle te rend sympathique, mais cette phrase t’enlève toute crédibilité.

  37. Martin :

    C’est bien gentil ce plaidoyer pour l’information libre et non faussée. Que dire de la censure que Wikipédia applique à des personnalité politiques telles que François Asselineau, qui n’a toujours pas sa page en Français, alors qu’il l’a en Japonais Russe et Esperanto…

    Patience. Que ce type prenne son mal en patience. Bientôt, il sera tellement connu comme « le type qui n’a pas le droit d’être sur Wikipedia »… qu’il aura à ce titre sa page sur Wikipedia. 🙂 L’effet boomerang de la censure, ça marche aussi contre les « critères » de Wikipedia.

    Martin :

    La censure existe aussi chez Wikipedia, et elle est d’autant plus pernicieuse que l’organisme se veut libre.

    Tout-à-fait. Cette censure existe, sournoise. Et elle est très courante, quotidienne.

  38. @Jean S.

    Heu…. En 2017 « Mein Kampf » tombe dans le domaine public et sera réédité.

    Est-ce que j’ai gagné un point Godwin ?
    Est-ce que le mot « Hitler » est prohibé à ce point ?
    On va finir par flanquer des points Godwin à tous les historiens ?

    Ah elle est belle la soft-censure sur le Net. Tiens ça me rappelle quelques nuits homériques sur Usenet en 97.

  39. « Your comment is awaiting moderation. »

    Oh oui, de la modération, de la censure ! C’est tout-à-fait dans le sujet. Surtout pas d’idées fortes, oh non !

  40. JP :

    De plus, si n’importe quel organisme demande le retrait ou la modification d’une page de wikipédia, c’est bien à wikipédia de juger de la légitimité de la requête, sauf si l’injonction provient d’une instance judiciaire (ce que n’est pas la DCRI), auquel cas il y a un risque de sanctions si l’injonction n’est pas suivie.

    Tu as en partie raison. Mais même si la requête est judiciaire, il ne faut pas pour autant y obéir aveuglément. La justice française n’est pas à l’aise avec la liberté d’expression. Quant au risque de sanctions, cela dépend, souvent il est nul. Wikipedia est hébergée aux États-Unis d’Amérique, un pays certes fort critiquable mais qui a le bon goût d’offrir une liberté d’expression autrement plus large qu’en France.

    JP :

    Si l’organisme en question estime que sa demande est plus qu’une lubie, il peut alors saisir la justice pour faire respecter ses droits, et non pas prendre en otage un administrateur bénévole pour arriver à ses fins.

    N’exagérons rien. L’admin… euh… opérateur n’a pas été pris en ôtage. Il *a été menacé* de garde-à-vue et de mise en examen, et ces menaces tiennent de l’intimidation. Il était libre dans les locaux de la DCRI. Il n’a pas été tabassé toute la nuit à coups de bottin.

  41. @Stephan Pain

    Bravo, vous avez gagné un point Godwin.
    Vous pouvez dès à présent le détacher
    de votre écran à l’aide d’un burin.

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    _ Reductio ad Hitlerum _
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  42. K :

    Enfin c’est pas nouveau que quelques flics zélés fassent leur loi, chaque hébergeur connait ça, entre les copinages ou les égos surdimensionnés, beaucoup se prennent pour judge dredd.

    Exactement. Et, à une moindre échelle, c’est exactement ce qui s’est passé sur Wikipedia, et c’est pas nouveau non plus.

  43. Je remercie infiniment Martin de m’avoir fait découvrir ce passionnant François Asselineau et tiens à faire par à Tipedro du fait que NON, il ne pollue pas la vie politique française et que votre déclaration à l’emporte-pièce relève de la pensée « obligatoire » orwellienne.

  44. Ping : Anonyme
  45. @Julien

    Tu résonnes à l’envers.

    Ce n’est pas au justiciable d’obtempérer d’abord pour ensuite saisir la justice d’une demande de justifications.

    C’est au pouvoir exécutif — la police, qui n’est pas la justice — de justifier sa demande afin d’obtenir l’obéissance du justiciable. Et si le justiciable a un minimum de courage et refuse, là c’est le pouvoir exécutif qui peut saisir la justice, en justifiant sa demande bien entendu, dans le but qu’un magistrat indépendant prononce un jugement contraignant afin que le justiciable s’exécute.

    Mais tout ça, c’est trop compliqué pour certains. Il est tellement plus simple d’obéir, n’est-ce pas ? Mais il faut faire attention à cette attitude, c’est dangereux. En France on a des droits, encore faut-il les connaître. La liberté d’expression ne s’use que quand on ne s’en sert pas.

  46. Tipedro: s’il faut supprimer tous les articles wikipedia parlant de projets secret défense, mais dont les infos sont publiques, va falloir en supprimer des milliers, et des centaines de milliers sur les autres sites!!

    Maintenant tout le monde a compris qu’il y avait un truc sensible là bas (peut etre un nouveau projet?) et tout a été raté, comme quoi c’était pas la bonne méthode.

    Le but de wikipedia est de parler de trucs vérifiables et sourcées, et donc publiques..!!

    Qui dit public (TV, journaux), dit NON secret défense, ou alors j’ai bu?

  47. Je vous soutiens carrément !!
    C’est inadmissible !

    A bas le Gouvernement à la con qu’on a actuellement !
    Soulevons-nous contre la suppression de la liberté d’expression sur Internet !
    A vos armes cybercitoyens !

    Pour moi, cette attaque envers Wikimédia est plus qu’inadmissible, doit être puni et avoir des conséquences !!

    ASG

  48. Vous avez affaire à un commercial trentenaire de Paris 3, fils d’officier de Gendarmerie. Descendez de vos grands chevaux mon ami …

  49. Ne parlez pas de ce que vous ne connaissez pas, Stephan Pain, vous faites insulte à tous ceux qui vous protègent dans l’ombre. Non, tout n’est pas dicible en terme de sécurité, retournez à vos James Bond pour vérifier. Juger la DCRI avec des yeux de civil sans essayer de comprendre le pourquoi du comment ne vous mènera qu’à de l’énervement stérile.

  50. @Tipedro
    Nous sommes totalement dans le sujet.
    On a droit à quoi là? La police de la propagande? On nous dicte quel sujet nous avons le droit d’aborder?
    C’est ça votre idée de la démocratie? Ceux qui ne rentrent pas dans le moule, on les réduit au silence?
    Le monde dans lequel nous vivons est encore pire que 1984 ou bien la dictature hitlérienne.
    C’est donc au nom de quoi que vous agissez? Du bien commun?
    Vous, vous savez mieux que nous ce que nous devons penser. Chacun son niveau, il y a ceux qui écoutent, ceux qui pensent et ceux qui surveillent.
    Allez-y montrez votre vrai visage, qu’on sache enfin à qui on a affaire!
    Il est bien beau l’anonymat à géométrie variable! Je n’ai pas peur, vous avez mon nom, vous voulez mon adresse? Je suis dans l’annuaire!

  51. Mais de quoi parle t-on là mon cher Julien? De risque? Qu’est ce que le risque? Je voudrais bien que l’on m’explique.
    Nous devons avoir peur? Ces gens agissent pour notre bien contre de vilaines personnes qui nous en veulent? Quel est ce monde paranoïaque que l’on nous sert?
    Et ce sont nous les complotistes? Mais ces gens dont vous légitimez l’action soit-disant légale, ce sont eux les véritables complotistes. Ils vivent dans un monde qui n’est pas le notre où tout ce qui est étranger est potentiellement une menace. Mais quelle horreur!
    Des actions doivent rester dans le secret. Il est écrit dans le marbre que cela est ainsi et que nous n’avons rien à redire à cela. Eh bien moi j’affirme que non, que tout cela est contraire au bien du peuple. La transparence est un gage de vraie démocratie. Le secret ne sert que des intérêts privés. Un point c’est tout. Si certains confondent privé et public et qu’ils contournent la loi pour cela, nous ne pouvons accepter.

    Ce n’est pas la peine de me traiter de naïf. Qui est le naif dans l’histoire? Une information qui finit sur wikipédia n’a rien de sensible, elle est susceptible de transiter par d’autres moyens auprès du public. La vérité, c’est que le risque n’est pas celui que nous encourons vis à vis d’une « puissance extérieure », mais le risque que certains qui se sont accaparé le pouvoir soit perçus par le public pour ce qu’ils sont réellement: des usurpateurs.
    L’arsenal répressif intimide mais il ne peut rien face à la Vérité.
    L’Heure approche, soyez en tous assurés.

  52. Martin : tu es hors sujet, et tu pollues le fil autant que ton ami François Asselineau pollue la vie politique française …

  53. C’est bien gentil ce plaidoyer pour l’information libre et non faussée. Que dire de la censure que Wikipédia applique à des personnalités politiques telles que François Asselineau, qui n’a toujours pas sa page en Français, alors qu’il l’a en Japonais Russe et Esperanto…

    La censure existe aussi chez Wikipedia, et elle est d’autant plus pernicieuse que l’organisme se veut libre.

  54. C’est bien gentil ce plaidoyer pour l’information libre et non faussée. Que dire de la censure que Wikipédia applique à des personnalité politiques telles que François Asselineau, qui n’a toujours pas sa page en Français, alors qu’il l’a en Japonais Russe et Esperanto…

    La censure existe aussi chez Wikipedia, et elle est d’autant plus pernicieuse que l’organisme se veut libre.

  55. Je n’y connais pas grand chose en justice ou en sécurité du territoire, mais Julien n’a pas complètement tort quand il dit : « Ça ne coûtait pas grand chose de mettre l’article en erreur 403 et parallèlement de saisir la Justice pour obtenir des instructions plus claires et fondées ! »
    Ca, pour le coup, ç’aurait été une bonne réaction, quitte à agir ensuite, et tout faire pour que le contenu soit remis en ligne si la justice estime que l’article ne présente pas les caractères que la DCRI lui reproche..

  56. Quand on est pas d’accord avec vous on est des trolls donc … la médiocratie du web, j’adore 🙂
    K : effectivement ça craint que la page ait trainé des années sans être repérée … mais le danger n’était pas aussi présent que ces derniers mois, ne crois-tu pas ?
    Et tu as raison, le coup du bénévole menacé c’est pas classe, mais c’est efficace et rapide, et Wikipédia n’avait qu’a pas camper bêtement sur ses principes. En terme de sécurité et de danger national, je préfère les frappes préventives à une résolution de l’ONU 3 ans plus tard … tout n’est pas classe dans la vie, wake up

  57. @Litlok mes connaissances (aucune) du fonctionnement interne de la Wikimedia fondation font que peut être (sûrement) une subtilité m’échappe mais je trouve « bizarre » pour le moins que dans la mesure où la fondation a pris officiellement position (refus d’obtempérer argumenté) elle se « couche » devant le passage en force de la DCRI. Qu’est ce qui l’empêche de répondre par « nous vous avons déjà répondu, nous attendons des éléments tangibles montrant que votre demande est justifiée et que tant que vous ne l’avez pas fait nous maintenons la publication de cette page. » ? Si la DCRI n’est pas d’accord rien ne l’empêche de répondre par des voies judiciaires, non ?

    Ca serait bien d’avoir l’avis d’un juriste sur les moyens employés par la DCRI pour arriver à ses fins, sur la possibilité de riposte judiciaire de la fondation et sur l’opportunité pour elle de répondre au passage en force de la DCRI par une restauration mécanique de l’article.

  58. Je ne voudrais pas souffler sur les braises, mais :
    Chaque pays entretien des services secrets d’espionnage et de contre espionnage
    Leur mission est justement de faire ce qu’on ne peut pas obtenir par des voies légales dans l’intérêt du plus grand nombre.
    Le propre de la DCRI c’est de faire des enquêtes et des actions, sur le territoire intérieur, qui ne son justement PAS légales.
    Donc ce qui m’étonne c’est que ça vous étonne.

  59. Tipedro: « La DCRI c’est pas les flics cow-boy de banlieue les gars. »

    Et bien si l’article était en ligne depuis des années, c’est plus des gardes champetres hein.

    Julien aka Tipedro ;))

    Ca sert à rien de spammer les gars.

    Si l’article était en ligne, il a du etre copié à plein d’endroits et les informations étaient publiques, point.

    Et puis la méthode lache et malsaine de choper un bénévole, pas terrible hein! Ca fait vraiment cowboy.

  60. Réaction de petits webinards incapables de saisir tout ce que la sécurité intérieure fait dans l’ombre pour sécuriser leur petite vie de libertaires procéduriers … écoeurant et vraiment malvenu (« ma pa-page … mon dieu qu’on t’ils fait à ma pa-page, on est en Chiiiiiine, j’halluuuciiiiinnneee »). C’est vous qu’on devrait trainer en justice. La DCRI c’est pas les flics cow-boy de banlieue les gars, ce sont des cadres responsables. Si on vous dit de retirer la page pour des raisons de sécurité nationale, vous retirez la page. Faut pas que se laisser pousser la barbe, le cerveau c’est bien aussi.

  61. @Atous: exact

    Ca sent trop le troll. Julien ca doit etre un Jean-Claude de la DCRI, bon petit soldat.
    Rien que la première phrase: « La DCRI (professionnelle incontestée de la sécurité ».

    Meme pas les balls pour parler en son nom. Vous faites vraiment tout avec lacheté.

  62. @Julien
    Pourquoi, vous trouvez ça normal en France?
    Ce bénévole a été contraint de supprimer devant les agents l’article incriminé, sous peine d’être placé sur le champ en garde à vue et mis en examen, et ce en dépit de ses explications sur le fonctionnement de Wikipédia. Devant les pressions exercées, il n’a pu faire autrement que de s’exécuter et de prévenir les autres administrateurs qu’ils risquaient le même traitement en cas de restauration de l’article. Ce bénévole n’a aucun rapport avec l’article incriminé : il n’est pas l’auteur du contenu de l’article concerné, et a découvert son existence dans les locaux de la DCRI.

  63. @Julien
    Bonjour,
    Comme expliqué dans le bulletin présent ici : https://fr.wikipedia.org/wiki/Wikip%C3%A9dia:Bulletin_des_administrateurs/2013/Semaine_14#Samedi_6_avril , la quasi-totalité des informations qui étaient disponibles dans l’article sont publiques, et de fait pas « secret défense » (qui a, d’ailleurs, une précise qui ne colle pas avec les informations de l’article en question.).

    De plus, si n’importe quel organisme demande le retrait ou la modification d’une page de wikipédia, c’est bien à wikipédia de juger de la légitimité de la requête, sauf si l’injonction provient d’une instance judiciaire (ce que n’est pas la DCRI), auquel cas il y a un risque de sanctions si l’injonction n’est pas suivie. Si l’organisme en question estime que sa demande est plus qu’une lubie, il peut alors saisir la justice pour faire respecter ses droits, et non pas prendre en otage un administrateur bénévole pour arriver à ses fins.

    De plus, je ne comprends vraiment pas comment on peut cautionner les méthodes mafieuses de la DCRI dans cette affaire.

  64. A Julien:
    « Qui êtes-vous pour déterminer formellement si un requête est claire et juridiquement motivée ? »

    Et qui est la DCRI pour déterminer formellement si un requête est claire et juridiquement motivée?!
    Depuis quand la police fait sa loi? Depuis quand la police est la justice?!

    Ils ont clairement fait diverses erreurs:
    1) En mettant pression sur un bénévole.
    2) Sans passer par la justice.

    Enfin c’est pas nouveau que quelques flics zélés fassent leur loi, chaque hébergeur connait ça, entre les copinages ou les égos surdimensionnés, beaucoup se prennent pour judge dredd.

  65. @edlm

    L’association ne peut pas décider de la restauration ou pas de l’article. À l’heure actuelle, il a été recréé mais de la propre initiative de contributeurs, membres de la communauté Wikipédia. Il se peut qu’ils soient membres de l’association (je ne sais pas, je ne suis pas allé vérifier) mais même si c’est le cas, il s’agit bien de leur initiative personnelle. L’association ne se prononce pas sur l’admissibilité ou pas de l’article, et ne peut ni ne doit intervenir sur son contenu éditorial.

  66. Bonjour,
    Même si je trouve votre action habituellement salutaire, j’avoue ne pas bien comprendre votre réaction initiale.

    La DCRI (professionnelle incontestée de la sécurité) dit que l’article constitue un risque certain mais vous (éditeur ou journaliste et citoyen sans connaissances avérées des mesures de protections et de sécurité) considéraient « qu’en l’état des informations qui (vous) étaient fournies, rien ne permettait de déterminer le caractère litigieux de l’article incriminé. »

    Euh là… je sais pas quoi dire !
    Et d’ajouter que vous avez l’habitude de coopérer « lorsque les requêtes sont claires et juridiquement motivées ».

    Euh… C’est en quelle année que vous êtes sorti de l’ENM ou que vous avez passé votre bloc d’Officier de Police judiciaire ?

    Qui êtes-vous pour déterminer formellement si un requête est claire et juridiquement motivée ?

    En, en l’espèce, si une demande ne vous semble (sembler n’est pas être) injustifiée (à l’inverse illégale) il ne me semble pas que ce soit à vous de décider si vous devez l’appliquer ou non.

    Ça ne coûtait pas grand chose de mettre l’article en erreur 403 et parallèlement de saisir la Justice pour obtenir des instructions plus claires et fondées !

    Sur ces mots, bonne continuation.
    Je file virer les flics qui sonnent à ma porte pour réaliser une perquisition de mon domicile, car je trouve ça injustifié !

  67. Sauf erreur de ma part votre communiqué ne dis pas si vous avez restauré l’article ou envisagez de le faire ? Des suites judiciaires sont-elles possibles ?

    1. Vous pouvez simplement relayer l’information, ce sera déjà très bien. Merci de votre soutien !

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