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Aujourd’hui adoption de la liberté de panorama en France, mais …

21 janvier, 2016 - 15:14

Ce jeudi, l’Assemblée nationale a adopté la notion de liberté de panorama dans un projet de loi (streaming de 01:54:30 à 02:37:11). Ces dernières semaines témoignaient, déjà, de grandes victoires pour cette exception, à commencer par son adoption en commission des affaires culturelles, commission qui était, pourtant, historiquement, défavorable à cette notion !

Alors qu’adoptée contre l’avis du Gouvernement, la ministre Axelle Lemaire a tout de même« réalisé à quel point les députés sont volontaires sur ce sujet ». En effet, en 10 ans, seuls 24 députés au total s’étaient émus de cette privatisation de l’espace public. A travers ce seul projet de loi, ce n’est pas moins de 50 députés qui se sont mobilisés pour la liberté de panorama, dès la commission, 116, pour la séance, soit un total de 127 députés, de tous bords, durant l’ensemble du débat. 7 “amendements liberté de panorama” ont été déposés en commissions, puis le double en séance, soit un total de 21 amendements durant la phase à l’Assemblée nationale. 

Après un débat de près de 45 minutes, nous regrettons que ce soit l’amendement “non-lucratif” qui ait été adopté. Cet amendement  de “compromis” témoigne de l’incompréhension du contexte actuel d’Internet.

 

Émeric Bréhier, PS

Les particuliers pourront ainsi poster des photographies sur les réseaux sociaux ou sur leur blog à la condition de ne pas en retirer de bénéfices. Ils pourront aussi partager ces reproductions sur les sites de nombreuses plateformes comme Youtube ou Wikipédia.

 

Or, comme nous vous l’avions expliqué, cette précision de “non-lucratif” exclut, déjà, toute utilisation sur les réseaux sociaux, les sites et blogs personnels incluant des publicités, mais aussi, tout enrichissement des projets Wikimédia.  Que reste-t-il ?

 

Lionel Tardy, LR

Je sais, Monsieur le rapporteur, que vous allez présenter votre amendement comme un amendement de compromis, ou un pas en avant, alors que c’est en fait une fausse solution. Il revient, dans les faits, à exclure les usages commerciaux, même si vous évitez les termes. Cela ne résoudra rien car il est très difficile de savoir où commence l’usage commercial. Je prends l’exemple, Monsieur le rapporteur, d’un particulier qui a un blog où il met ses photos de vacances. S’il y a de la pub sur son blog, il pourra être considéré comme une personne physique qui a un usage commercial de ses photos, vous voyez toute l’ambiguïté ! Votre amendement exclurait Wikipédia, idem pour les photos postées sur les réseaux sociaux.

 

Ainsi, à travers le prétexte de donner cette liberté seulement aux particuliers, ce texte semble sciemment être écrit pour rendre cette liberté inopérante. Heureusement, notre travail pédagogique sur la liberté de panorama se poursuivra au Sénat dont la sagesse ne pourra amener qu’à l’ajustement de ce texte pour le rendre réellement applicable !

En attendant, il est certain que la position de la France à Bruxelles sur cette exception est clairement désavouée.

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Wikimédia France et les langues de France, à la reconquête d’un territoire oublié

19 janvier, 2016 - 16:20

 

Wikipédia existe en près de 300 langues. Du cebuano au turkmène en passant par l’hawaïen, l’encyclopédie gratuite et libre la plus consultée au monde fait la part belle à la diversité linguistique. Elle admet d’ailleurs des versions aussi bien dans les langues nationales ou officielles des pays que dans les langues régionales, minoritaires et dialectes divers. Pour autant certaines versions linguistiques existantes demeurent ignorées. Alors que certaines langues voient leur nombre de locuteurs diminuer inexorablement, par manque de reconnaissance nationale, par impossibilité de faire vivre leur langue, Wikimédia France dont l’action transcende les considérations politiques et outrepasse les visions court-termistes a décidé de s’impliquer dans la promotion de la diversité linguistique.

Valoriser les langues de France sur les projets Wiki

Depuis juin 2015, Wikimédia France, soutenue par la Délégation générale à la langue française et aux langues de France, a lancé un projet pour la formation des locuteurs des langues de France (de l’alsacien au breton et de l’occitan aux langues créoles) à la contribution sur les projets Wikimedia.

Dans un contexte politique particulier qui a vu en 2015 le retour du débat autour de la ratification de la charte européenne des langues, l’association a réalisé une enquête auprès des partenaires associatifs comme Lo Congrès ou institutionnels l’Office pour la langue et la culture alsacienne, le CIRDOC de Béziers ou encore l’Agence pour le Picard et enfin des universités comme celle de Strasbourg, de Sarreguemines, dont les réponses ont confirmé Wikimédia France dans son intention.

L’association tiendra donc le 23 janvier prochain un premier séminaire de formation à la contribution à destination des locuteurs des langues régionales, à la Maison de l’Europe de Paris

Lingua Libre, un nouvel outil pour les locuteurs

Parallèlement à cette première étape, un second projet est mené en partenariat avec des linguistes et des contributeurs comme Lyokoï, Psychoslave, Gratus, Vigneron et l’association APLLOD. Le développement d’une interface nommée «Lingua Libre» permettra d’enregistrer des mots en langues régionales et de les téléverser sur Wikimedia Commons. L’objectif est ainsi d’’apporter un outil supplémentaire aidant les locuteurs à agir pour promouvoir leur langue. L’état d’avancement de ce second projet sera présenté lors du séminaire du 23 janvier.

En novembre 2015, les premiers enregistrements avec une locutrice xârâcùù (langue kanak de la région de Canala) ont eu lieu à la Maison de la Nouvelle-Calédonie.

Marie-Adèle Néchérö-Jorédié et Kikuyu3 à la Maison de la Nouvelle-Calédonie Par Rémy Gerbet

Une contribution au débat politique

Depuis Octobre 2015, Jean-Jacques Urvoas soutient l’association dans son action pour la promotion des langues régionales sur les projets Wikimedia. Investi dans la lutte pour la reconnaissance des langues régionales, Député du Finistère et Président de la Commission des Lois à l’Assemblée nationale, a accordé son parrainage à Wikimédia France pour ce projet. Il a porté la proposition de loi pour la ratification de la charte européenne des langues régionales et minoritaires voté par l’Assemblée nationale en janvier 2015. Mais en octobre dernier, le Sénat a rejeté un projet de loi similaire. La ratification nécessitant une modification de la constitution de la Ve République et la majorité des ⅗ loin d’être atteinte, la ratification de la charte européenne semble à nouveau être reportée aux calendes grecques. Il vient nous donner un nouvel éclairage sur la situation actuelle des langues régionales.

Jean-Jacques Urvoas à l’Assemblée nationale en 2013 Par Ericwaltr [CC BY-SA 3.0]

Bien que déçu par ce vote, Jean-Jacques Urvoas préfère noter les évolutions positives qu’il a relevé au cours des débats. Un petit pas de plus vers la ratification de la charte et dans le changement des mentalités bien que les événements internationaux additionnés au vote négatif du Sénat réduit considérablement les chances de réalisation de l’engagement de campagne numéro 56 du Président de la République.

Il comprend la lassitude exprimée par une partie des locuteurs dans l’enquête menée par Wikimédia France et la DGLFLF mais espère que la France comme d’autres pays européens réussira à préserver sa diversité culturelle et linguistique. Il salue ainsi l’action de l’association auprès des locuteurs des langues de France contribuant à alimenter le débat et à proposer des solutions innovantes.

Retrouvez l’interview complète de Jean-Jacques Urvoas ci-dessous :

  • Vous avez porté le projet de loi pour la ratification de la charte européenne des langues adoptée par le Conseil de l’Europe en 1992. Qu’est-ce qu’apporterait une ratification de la charte européenne des langues pour les millions de Français locuteurs d’une langue régionale ?

Les détracteurs du texte ont souvent fait remarquer que les 39 engagements souscrits par le Gouvernement Jospin lors de la signature de 1999 n’apporteraient aucune avancée concrète par rapport à ce qui est déjà autorisé en France aujourd’hui. Ils ont raison, mais l’essentiel est ailleurs – il est dans le caractère symbolique que revêtirait une telle ratification. Par elle, notre pays signifierait son acceptation d’une norme européenne très libérale en matière de protection et de promotion des langues régionales. En d’autres termes, la Charte à mes yeux n’est pas une fin, elle est une invitation. Sa ratification témoignerait d’une volonté politique en faveur de la reconnaissance effective d’une diversité linguistique trop souvent perçue comme une menace, ou au contraire un objet de risée, alors qu’elle constitue une richesse inestimable dont la France devrait s’enorgueillir. Malheureusement, les mentalités n’évoluent pas aussi rapidement que je le souhaiterais…

  • Le projet de loi, justement, a été rejeté par le Sénat en octobre dernier. Les attentats de Paris du 13 novembre 2015 ont défini de nouvelles priorités politiques. Est-ce qu’une ratification de la Charte européenne est encore possible durant le quinquennat de François Hollande ?

En toute franchise, il est difficile de l’envisager. La ratification de la Charte implique une révision constitutionnelle qui ne saurait être conduite à terme sans l’existence d’une majorité qualifiée des trois cinquièmes. Le vote du Sénat démontre qu’hélas cet objectif, à l’heure actuelle, est hors de portée. C’est pour moi une véritable désillusion, car j’ai longtemps été convaincu que les conditions étaient réunies, durant cette législature, pour que ce vieux dossier emblématique aboutisse enfin. Mais je ne me laisse pas abattre pour autant. Les rapports de force au Parlement évoluent positivement, et chaque occasion manquée nous rapproche un peu plus d’un succès que je crois de toute manière inéluctable.

  • Le discours d’intronisation prononcé par Gilles Simeoni au Conseil exécutif de Corse en langue corse a suscité de nombreuses réactions politiques. Selon vous, où doit être placée la limite entre l’utilisation du français et celle de la langue régionale dans le discours public ?

Si je déplore une certaine conception absolutiste de la langue française, ce n’est pas pour la saluer lorsqu’elle s’applique à la langue corse ! Que celle-ci trouve toute sa place dans les débats de l’Assemblée et du Conseil exécutif insulaires, je ne fais pas partie de ceux que cela dérange, bien au contraire, mais si elle devait se substituer purement et simplement au français, ce serait pour le moins problématique… Ne serait-ce que pour d’évidentes raisons constitutionnelles. Rappelons-le, « la langue de la République est le français » (Art II, Constitution de la Ve République) et son usage s’impose dans la vie publique. Pour autant, le Conseil constitutionnel lui-même, bien que traditionnellement très fermé sur la question des langues régionales, n’est pas hostile au recours à des traductions, ce qui, de fait, revient à autoriser le bilinguisme dans les assemblées politiques de Corse ou de Bretagne. Sachons donc exploiter les opportunités ainsi offertes, plutôt que de se laisser enfermer dans des postures provocatrices.

  • Wikipédia en catalan compte 490.000 articles quand la Wikipédia en breton compte 56.000 articles et celle en occitan 80.000 articles. Au-delà de la question du nombre de locuteurs (10 millions pour le catalan contre 172.000 pour le breton), la vitalité des langues régionales dépend de la volonté politique. Est-ce que la réforme des régions permettra aux nouvelles entités territoriales de mener une véritable politique linguistique ?

Durant cette législature, les lois MAPTAM (Loi de modernisation de l’action publique territoriale et d’affirmation des métropoles) du 27 janvier 2014 et NOTRe (Nouvelle organisation territoriale de la République) du 7 août 2015 ont utilement contribué à renforcer la légitimité des conseils régionaux dans ce domaine. La première leur confère expressément une compétence pour assurer la promotion des langues régionales et la seconde permet aux autres niveaux de collectivités (communes et départements) de poursuivre leurs investissements en la matière, en dépit de la suppression de la clause de compétence générale. Ce sont des avancées importantes qu’il faut saluer. Les régions se trouvent aujourd’hui confortées dans leurs missions au service du plurilinguisme. Quel effet aura demain leur regroupement sur les politiques conduites au profit des langues régionales ? Il est sans doute trop tôt pour le dire. Pour parler clairement, les élus champenois ou lorrains sont-ils prêts à consentir un effort financier afin de sauvegarder la langue alsacienne ? Il faut l’espérer…

  • Wikimédia France agit selon deux axes : développer une certaine prise de conscience chez les locuteurs tout en leur fournissant un moyen d’expression et de valorisation de ces langues par les outils Wikimédia. Comment développer la visibilité de cette richesse linguistique, symbole de la diversité culturelle française, à l’étranger ?

Selon moi, l’atout essentiel de nos langues régionales est que, pour nombre d’entre elles, ce sont en réalité des langues internationales, parlées dans plusieurs pays : c’est le cas par exemple du catalan et du basque, du flamand et même du breton – proche parent du cornique et du gallois. Elles s’affranchissent des frontières nationales, elles sont tournées vers l’étranger – ce qui explique aussi, pour une part, le discrédit dont elles pâtissent en France de la part d’organisations politiques d’inspiration nationaliste.

Ces langues sont naturellement des ponts entre les États, et l’on peut dès lors comprendre que l’Europe se montre si soucieuse de leur préservation. Le meilleur moyen de renforcer leur visibilité internationale consiste sans doute à encourager ces liens transfrontaliers, actuellement trop peu développés. Certes, dans le contexte très troublé que nous connaissons, la tentation du repli derrière quelque ligne Maginot fantasmée n’a jamais été aussi forte, mais le fait est que sans ouverture au monde, le plurilinguisme et le multiculturalisme ne sauraient prospérer.

  • Lors de l’enquête menée par Wikimédia France concernant les langues de France, près de 75 % des participants se sont déclarés très inquiets pour l’avenir des langues régionales. Partagez-vous ce sentiment ?

Il est effectivement difficile d’être optimiste. A l’exception sans doute des créoles d’outre-mer, la plupart des langues régionales pratiquées en France, et notamment sur le territoire métropolitain, se trouvent dans une situation très précaire, voire critique. Il n’y a pour autant aucune fatalité à ce déclin. La Grande-Bretagne, l’Espagne, l’Italie, l’Allemagne, toutes sont parvenues à sauver leurs langues régionales, pourquoi la France devrait être le seul pays où elles seraient condamnées à l’extinction? Je me raccroche à cet espoir – ce que les autres ont fait, nous pouvons le faire nous-mêmes. Reste à espérer que la nécessaire prise de conscience ne survienne pas trop tard, on ne protège pas des langues qui ne comptent plus de locuteurs…

  • Dans l’enquête que nous avons effectuée auprès des locuteurs, nous leur demandions de quels acteurs dépendait la préservation et la promotion des langues régionales. Les réponses possibles étaient l’Union européenne ; le ministère de l’Éducation nationale ; le ministère de la Culture ; les collectivités locales ; la volonté de chaque locuteur de faire vivre sa langue. Cette dernière réponse a reçu le plus de votes. Faut-il comprendre qu’une partie des locuteurs n’espère plus l’intervention de L’État dans ce domaine ?

Je puis assurément comprendre leur lassitude. Voici quelques années, en 2010, je m’étais renseigné concernant les moyens budgétaires mis en œuvre par le ministère de la Culture en faveur des langues régionales. Ils s’élevaient en tout et pour tout à 500 000 euros, soit une moyenne de 6.329 euros pour chacune ! Ne nous leurrons pas, cependant : faute de soutien public, aucune langue régionale ne peut espérer survivre bien longtemps, car comment procéder sans écoles, sans médias, sans aides au développement culturel ? Il convient à cet égard de ne pas sous-estimer l’investissement très substantiel consenti par nombre de collectivités territoriales en faveur de la pluralité linguistique. Lorsqu’en 2010, le ministère de la Culture consacrait une enveloppe de 500.000 euros à la promotion des 75 langues de France, la Région Bretagne, la même année, affectait un budget de plus de 6 millions d’euros au développement des seules langues bretonne et gallèse.

Certes, la volonté des locuteurs constitue assurément le facteur essentiel, mais dans la durée elle ne saurait suffire. Un soutien des pouvoirs publics s’avère incontournable, et la région est sans nul doute l’échelon pertinent pour exercer la compétence de manière optimale. A mon sens, il incombe ensuite à l’État de ne plus faire obstacle – nous pourrions élaborer une belle loi rien qu’en levant les verrous juridiques qui actuellement entravent le rayonnement des langues régionales… Enfin, l’Europe devrait être en mesure de veiller, par des outils de contrôle adaptés, à ce que les législations nationales se débarrassent effectivement de toute disposition discriminante à l’encontre de ces mêmes langues.

 

 

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Wikipédia fête 15 ans de connaissance libre !

15 janvier, 2016 - 15:28

Wikipédia fête ses 15 ans aujourd’hui ! Créée le 15 janvier 2001 par Jimmy Wales et Larry Sanger, elle est investie d’une mission audacieuse : « Imaginez un monde dans lequel chaque être humain pourrait librement contribuer et accéder à la somme de toute la connaissance ». Le pari fut ambitieux, et c’est une vraie réussite aujourd’hui : Wikipédia contient maintenant plus de 35 millions d’articles dans près de 300 langues, eux-mêmes lus et utilisés par des centaines de millions de personnes à travers le monde.
L’encyclopédie et sa mission universelle ont trouvé leurs acolytes et leurs fidèles défenseurs ; chaque mois, plus de 80 000 rédacteurs bénévoles contribuent au site à travers le monde et c’est près de 15 000 modifications qui sont réalisées chaque heure.
En 2007, Wikipédia devint l’un des dix sites web principaux au monde, et le seul sans but lucratif qui fasse partie des premiers sites consultés. En décembre 2015, Wikipédia se voit remettre deux prix prestigieux : le prix Princesse des Asturies de la coopération internationale et le prix Erasmus.

Wikipédia fonctionne grâce au logiciel Mediawiki. Le “wiki”, initialement, a été conçu par Ward Cunningham, qui se rappela d’un employé de l’aéroport international d’Honolulu lui disant de prendre la navette Wiki Wiki qui relie les terminaux de l’aéroport entre eux. D’après Cunningham, « I chose wiki-wiki as an alliterative substitute for ‘quick’ and thereby avoided naming this stuff quick-web » (j’ai choisi wiki-wiki comme un substantif allitéré pour « rapide » et ainsi éviter de nommer cette chose web-rapide). Le wiki permet aux internautes de travailler à plusieurs sur un même document.

Le chemin à parcourir reste immense pour agréger toute la connaissance humaine et accroître la représentativité de l’encyclopédie. Ainsi, plus de 7000 nouveaux articles sont créés chaque jour : nouveaux sujets, nouvelles langues… Les écarts entre les différentes versions linguistiques de Wikipédia sont importants. La Wikipédia francophone compte 1,7 millions d’articles, et se place au sixième rang du classement des Wikipedias selon ce critère, loin derrière l’anglophone qui compte plus de 5 millions d’articles.

La Wikipédia francophone en chiffres
  • 97 000 contributeurs au total
  • 1,7 millions d’articles
  • 900 millions de pages vues par mois
  • En moyenne 4300 contributeurs réguliers (+de 5 contributions dans le mois)
  • 750 contributeurs faisant plus de 100 contributions dans le mois
  • 600 nouveaux contributeurs tous les mois
  • 330 créations d’articles par jour
  • Le nombre de contributeurs impliqués s’est stabilisé (variation de 2 ou 3 % dans un sens ou dans l’autre suivant le mois), mais ceux-ci s’impliquent plus (environ 50% de contributions en plus en un an)
Des événements à travers le monde entier

Un site commémoratif de cet anniversaire a été créé sur Meta. Y sont recensés, entre autres, les événements organisés par les contributeurs, lecteurs et sympathisants du monde entier, ainsi qu’une liste de faits insolites sur l’encyclopédie.

Chez Wikimédia France aussi on fête cette anniversaire : les groupes locaux de l’association organisent des manifestations [Bordeaux, Paris, Rennes, Strasbourg, Brie-Comte-Robert]  et également des projets d’ampleur, parmi lesquels :

  • le WikiMOOC : un cours en ligne gratuit et accessible à tous pour apprendre à contribuer sur Wikipédia, dont les inscriptions sont encore ouvertes sur la plateforme France Université Numérique.
  • le séminaire Langues de France  qui se tiendra le 23 janvier 2016 à la Maison de l’Europe afin de valoriser la diversité linguistique de nos territoires, et apprendre à contribuer en langue régionale
15 portraits de wikipédiens sur les réseaux sociaux

Wikimédia France souhaite enfin rendre hommage aux Wikipédiens pendant ces 15 prochains jours. Vous pourrez retrouver chaque jour sur nos réseaux sociaux (Facebook et Twitter) un portrait de wikipédien-ne,  du plus ancien au plus récemment inscrit ! Remontons le temps jusqu’en 2001 avec notre premier portrait, consacré à Anthere…

 

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Non à une restriction de la liberté de panorama !

15 janvier, 2016 - 12:18

L’adoption de la liberté de panorama par la commission des affaires culturelles de l’Assemblée est une grande victoire (streaming à partir de 01:13:28). C’est la première fois en France qu’un vote positif est émis par le Parlement, et qui plus est, par des députés pourtant, a priori, proches des industries culturelles. C’est le signe d’un revirement de fond, car en plus de la liberté de panorama, d’autres amendements sur les biens communs et le domaine public informationnel ont été adoptés.

La réaction virulente et outrancière des lobbies de l’industrie culturelle ont amené le rapporteur Luc Belot, à proposer un médiation. Les amendements sur la liberté de panorama n’ont pas été rejetés en commission des Lois, mais ont été retirés pour ouvrir la voie à un amendement de compromis (streaming à partir de 00:25:20). Malgré les moyens déployés par les sociétés de gestion de droit d’auteur, ils ne sont pas en mesure de revenir sur le vote de la commission des affaires culturelles. Le débat reste ouvert et se déroulera en séance publique la semaine prochaine.

Lors des échanges en commission, Luc Belot a évoqué la piste d’une liberté de panorama excluant les usages commerciaux. Cela n’est pas satisfaisant (voir notre argumentaire) et ne règle pas le problème de l'”enclosure”, par des personnes privées, de l’espace public. Le combat de Wikimédia consiste à libérer l’espace public, qui appartient à tous, des servitudes et emprises injustifiées. Les redevances réclamées par les architectes et sculpteurs pour la reproduction de leurs œuvres situées dans l’espace public sont illégitimes. Ils ont été payés pour leur travail, bien souvent sur fonds publics, cela doit être leur seule rémunération financière. Ils n’ont aucun droit à une rente sur le domaine public, qui doit être dans sa totalité un bien commun, non susceptible d’appropriation.

Techniquement, cette limitation aux usages non-commerciaux n’apportera rien, car la notion d’usage commercial reste très floue, et implique d’être définie. Le législateur ne le fera pas, laissant cela aux tribunaux. Pour exercer son droit, le public devra donc se lancer à l’aventure, au risque d’être assigné en justice. On peut faire confiance aux sociétés d’ayants-droit pour multiplier les procès afin d’intimider les éventuels réutilisateurs. Qui voudra prendre un tel risque ? Personne…

Nous réaffirmons donc que la liberté de panorama doit inclure toutes les réutilisations possibles et imaginables, avec comme seule limite le droit moral de l’auteur.

Nous appelons donc les députés français à libérer l’espace public, privatisé de façon illégitime, par les rentiers de la propriété intellectuelle.

Vous pouvez consulter divers documents sur la liberté de panorama que nous avons produits:

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Promouvoir les communs pour une société de la connaissance partagée et inclusive

6 janvier, 2016 - 17:05

Wikimédia France est une association qui a été créée, notamment, pour permettre le développement de Wikipédia, l’encyclopédie en ligne. Son objet est de favoriser la libre diffusion de la connaissance. Elle est ainsi, de par ses objectifs et son organisation, au carrefour de plusieurs mouvements : l’économie sociale et solidaire et l’économie du partage (comprenant des communs, en pleine renaissance grâce au numérique).

En effet, Wikipédia est l’exemple même du bien commun : ressource libre, issue du partage, ne faisant pas l’objet d’une appropriation. Sa gouvernance et sa régulation sont assumées par une communauté qui établit des règles et s’assure de leur respect, afin d’assurer la pérennité du projet et son accessibilité à tous.

Une réalité sociale nouvelle

Ce mouvement répond aux attentes de toute une génération, qui privilégie le partage et la collaboration et place dans ces valeurs des opportunités de croissance et d’innovation. Le succès de Wikipédia, qui ne se dément pas, est un exemple éclatant de ces aspirations qui concourent à une société plus juste et plus égalitaire.

Alexandra Schwartzbrod écrivait récemment dans Libération : « non, le monde n’est pas aussi noir qu’il n’y paraît, il lui arrive encore de réserver quelques belles surprises comme cette émergence, dans nos sociétés contemporaines d’une envie de consommer autrement (…) en partageant ou en échangeant avec les autres (…). Bientôt, on ne sera plus dans l’utopie, c’est ça la bonne nouvelle de cette fin d’année… ». [1]

La liberté de l’espace public

Le mouvement des biens communs souhaite limiter les appropriations privées de l’espace public. C’est le sens de l’engagement de Wikimédia France en faveur de l’introduction de la liberté de panorama en France.

Cette exception au droit d’auteur permet de reproduire et de diffuser l’image d’une œuvre protégée se trouvant dans l’espace public, notamment les œuvres d’architecture et de sculpture, tout en respectant le droit moral de l’auteur. Alors que les architectes et sculpteurs ont été rémunérés (souvent sur fonds publics) pour leurs œuvres, alors qu’elles ont été créées en vue de se situer dans l’espace public, les citoyens n’ont pas le droit de reproduire et de diffuser des images des lieux où elles se trouvent.

En ce début d’année, Facebook a d’ailleurs décidé de bloquer la représentation de l’oeuvre de la petite sirène d’Edvard Eriksen sur son réseau social pour des raisons de droit d’auteur.

La petite sirène de Copenhague par Benoît Prieur (Agamitsudo) – CC-BY-SA

Cette absence de liberté de panorama, en France, empêche le rayonnement de tout un pan de la culture et du patrimoine français à l’étranger. Nous refusons cette enclosure qui se manifeste par une privatisation des paysages urbains et de l’art monumental, qui font, pourtant, partie intégrante du domaine public.

Une réalité qui n’est pas reconnue

Les Communs sont une notion ancienne, remontant au Moyen-âge, qui désignaient des biens matériels et des terres. Tout un travail conceptuel est en cours, pour adapter cette notion très ancienne aux réalités du XXIe siècle. Dans le cadre de celui-ci, nous défendons l’idée que les communs ne doivent pas être considérés comme une exception à la propriété intellectuelle. Ils constituent un modèle à part entière de droit d’usage autonome.

Il est aussi temps de passer à la reconnaissance officielle du domaine public, autrement que par une définition négative. La possibilité d’inscrire les biens communs dans le projet de loi “pour une République numérique” s’est refermée aussi vite qu’elle s’était entrouverte, et nous le regrettons d’autant plus, qu’il n’existe, à l’heure actuelle, aucune protection des communs, ce qui donne lieu à la fermeture de certains d’entre eux et à la création d’exclusivités abusives.

Un triste exemple de copyfraud s’opère depuis quelques mois par le Fonds Anne Frank, dont le journal est tombé dans le domaine public au 1er janvier. Il nous semble pourtant que, plus que toute histoire, celle d’Anne Frank doit, sans attendre, être partagée, et non retenue…

C’est pourquoi, nous avons participé à l’écriture d’une déclaration commune, comprenant plusieurs propositions d’amendements à destination des députés.

Voici la liste des organisations signataires : 

En parallèle, nous entendons poursuivre notre travail de sensibilisation sur le domaine commun informationnel, une véritable chance de développement économique, intellectuel et culturel qu’il faut saisir.

[1] Schwartzbrod, Alexandra (2015, 28 déc.). « Le non-marchand des possibles ». Libération, p. 2.

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Alimenter Wikipédia avec des étudiants du supérieur : retour d’expérience

28 décembre, 2015 - 14:30

Cet article porte sur un travail mené lors du premier semestre 2015-2016 avec 5 étudiants du Master 2 Pro Histoire et document, spécialité métiers des bibliothèques, en collaboration avec Florence Alibert, MCF à l’Université d’Angers et membre du CERHIO.

Face à des discours trop régulièrement dépréciatifs par rapport à l’encyclopédie, l’objectif du lab’UA était de construire une séquence complète autour de Wikipédia et de son alimentation, et de former des étudiants avancés à la rédaction d’articles de bonne tenue dans l’encyclopédie collaborative. Enfin, il s’agissait également de construire un dispositif clé en main qui puisse être reproduit dans toutes les matières enseignées à l’Université.

Le fait que le projet s’adressait à des étudiants de second cycle a par ailleurs fortement structuré son déroulement, puisqu’il s’est tout du long coordonné au travaille de leur sujet de recherche de M1 : la connaissance qu’ils en avaient a permis d’aboutir à une approche de spécialistes sur les thématiques traitées, d’une part ; a largement joué sur leur implication et leur intérêt, d’autre part.

Organisation

Le volume horaire global prévu initialement était de 18 heures. Il a paru intéressant de consacrer les trois premières heures à une mise en perspective de Wikipédia par rapport aux Communs, et une conférence de Pierre-Carl Langlais a donc été organisée (et filmée intégralement) sur le sujet. Suite à cette conférence, le groupe a été réuni à 5 reprises, sur trois heures consécutives à chaque fois, au sein des locaux du lab’UA, chaque personne présente étant priée de venir avec son ordinateur personnel pour des raisons de souplesse et de facilité d’organisation.

Déroulé des séances

Il semblait important d’entrer progressivement dans le fonctionnement de Wikipédia, et de résister à l’envie première d’inciter le groupe étudiant à intervenir directement sur les articles de l’encyclopédie sans autre forme de procès. Le déroulé des séances a donc été prévu par étapes (apparemment) relativement modestes, en particulier pour éviter les effets que pouvaient générer des modifications ou rédactions qui auraient été en dehors des standards attendus sur la plateforme, avec les conséquences frustrantes possibles pour les apprentis-rédacteurs (suppression des éléments ajoutés/corrigés par des wikipédiens plus expérimentés).

Les étudiants ayant bénéficié d’un cours sur Zotero quelques semaines plus tôt, il avait été décidé en outre de profiter de cette session de TD pour leur faire utiliser concrètement le logiciel de gestion de références. Les étudiants avaient donc pour consigne d’y centraliser leurs travaux préliminaires, facilitant ainsi le suivi de leurs recherches pour les formateurs.

Séance #1
  • (Cours) Introduction à Wikipédia, à son écosystème, à sa structure et à ses règles (support) ;
  • Création de compte wikipédia, présentation de chacun sur sa page de profil en indiquant a minima le thème de travail choisi (comme indiqué ci-dessus, le thème du mémoire de master M1) ;
  • Mise en place d’un groupe Zotero, un sous-dossier par personne ;
  • Recueil des articles Wikipedia liés au sujet de travail choisi, en les enregistrant dans le groupe Zotero.
Séance #2
  • (Cours) Anatomie des articles Wikipédia, critères d’évaluation de la qualité des articles ;
  • Application aux articles repérés et étude des pages de discussion et d’historique.

À l’issue de cette séance, il a été demandé aux participants de rendre une synthèse écrite comportant :

  • une évaluation de l’écosystème et des articles existants sur le sujet choisi ;
  • des propositions d’amélioration et/ou de création (substantielle dans tous les cas) ;
  • une bibliographie (mise en ligne dans le groupe Zotero dédié).
Séance #3

Cette séance a consisté principalement à effectuer in vivo les premières corrections, sur les articles repérés lors de la séance #2. Il a été demandé par ailleurs d’utiliser autant que possible les pages discussions de chaque article visé, pour signaler les modifications envisagées lorsqu’elles étaient conséquentes (dans certains cas, il s’agissait de modifications structurelles lourdes sur le plan entier de certains articles) et avoir éventuellement des retours de la communauté sur ces modifications.

Séance #4
  • (Cours) La fonction “Livres” dans Wikipédia ; l’outil de traduction ;
  • Point d’avancement de chacun ;
  • Poursuite des modifications et ajouts.
Séance #5
  • Présentation-bilan de chaque participant :
    • les réalisations dans Wikipedia ;
    • les difficultés rencontrées ;
  • Retour des étudiants sur le dispositif et la manière dont il a été construit.
Conclusions

Le dispositif a été apprécié des participants et des formateurs. Les étudiants ont en particulier découvert le travail important que représentait la rédaction ou l’amélioration de contenus dans Wikipédia pour peu que l’on se donne pour objectif d’atteindre une qualité scientifique. Ce décalage entre l’impression de relative facilité de rédaction, et la réalité de l’exigence induite par le statut encyclopédique, explique en particulier que tous les objectifs n’ont pas été forcément atteints : la plupart des personnes du groupe avaient listé des articles à modifier et rédiger, sans parvenir à terminer cette liste à la fin du dispositif. Concrètement, les réalisations effectuées au final vont du remaniement d’articles à la création d’une page complète après traduction d’un article de la Wikipedia anglophone.

Les participants ont de plus clairement goûté l’alternance cours théorique / travail pratique à partir de leur sujet de prédilection, et n’auraient manifestement pas été opposés à y consacrer trois heures de plus. Tout laisse par ailleurs à penser que la greffe a pris et que les participants vont devenir des wikipédiens réguliers (c’est en tout cas ce qu’ils nous ont affirmé). C’était là, évidemment, un des principaux objectifs poursuivis.

Au-delà de cet article, il est prévu de présenter cette expérience dans le cadre d’une matinale du lab’UA programmée le 22 mars, et à laquelle vous pouvez déjà vous inscrire.

Article initialement publié par Daniel Bourrion et Stéphane Bouvier du lab’UA (service de la Direction du Développement du Numérique de l’Université d’Angers) sur : http://labua.univ-angers.fr/retours-experiences-UA/alimenter-wikipedia-un-retour-dexperience et reproduit ici en intégralité avec l’accord de ses auteurs.

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Les actions des wikimédiens de l’Ouest en 2015

23 décembre, 2015 - 14:30

Comme tous les ans, 2015 a été riche en activités organisées par les wikimédiens de l’ouest de la France. Sorties photo, chasses aux monuments, atelier Wikidata ou Opération Libre, voici un bilan des actions menées par les groupes locaux de Brest à Craon.

Sorties photos et journées contributives

Les week-ends photo et autres journées contributives sont des évènements simples à mettre en place, qui permettent d’améliorer les contenus des projets Wikimedia, tout en passant des moments conviviaux avec d’autres contributeurs. Il nous arrive également de nouer des contacts intéressants avec des acteurs extérieurs, musées ou associations, et travailler ensemble à partir de leurs ressources pour ajouter des contenus sur Wikipédia, Commons, Wikisource…

 

Le défi Mayenne, à la découverte de l’Ouest sauvage

En mai 2015, une dizaine de wikimédiens ont enfilé bottes et gants pour aller photographier les coins les plus reculés de la Mayenne. Partant de Craon, nous avons exploré les communes alentour et chassé sans relâche le monument historique isolé, puis importé de nombreuses photos sur Commons.

Château de La Boissière par GO69, CC-BY-SA

 

Des photos d’animaux et de collections scientifiques à Rennes 1

Un partenariat unit Wikimédia France et l’Université de Rennes 1, avec pour objet la mise en valeur des collections scientifiques de cette dernière. Les photographes rennais organisent régulièrement des séances de prise de vue d’une ou deux heures dans un laboratoire proche de la galerie zoologique, au cours desquelles ils photographient sous toutes les coutures des spécimens sortis des collections. Après un premier semestre au ralenti par manque de temps, le rythme s’est accéléré à la rentrée de septembre avec plusieurs séances chaque mois, avec en perspective l’exposition de l’Écomusée du Pays de Rennes consacrée à la famille Oberthür, qui a compté un entomologiste émérite. Les collections de lépidoptères de Charles Oberthür, d’une grande valeur historique et scientifique, ont été photographiées une à une avant leur départ en exposition. D’autres boîtes pédagogiques préparées par l’Université à destination des étudiants ont bénéficié de cette campagne de prise de vue.

Aidez-nous, contribuez ! La prise de vue, le traitement et l’import laissent peu de temps pour insérer les images sur les articles.

Écureuil de Raffles par EdouardHue, CC-BY-SA

Lépidoptère par EdouardHue et Pymouss, CC-BY-SA

Prosopocoilus occipitalis par EdouardHue, CC-BY-SA

Voir aussi :

 

La sortie en Brière, des monuments aux oiseaux

En juillet 2015, sept wikipédiens sont allés explorer les marais de la Brière, en Loire-Atlantique, dans l’espoir de trouver et photographier des ensembles mégalithiques protégés au titre des monuments historiques. Accompagnés d’un guide, nous avons loué un bateau pour naviguer une journée dans les marais à la recherche de sujets photographiques. Nous avons accosté à plusieurs reprises sur de petites îles pour illustrer les monuments, la faune et la flore. Si tous les mégalithes n’ont pas été trouvés, en revanche de nombreuses photos d’animaux et de plantes ont été ajoutées sur Commons !

Les wikimédiens embarquant, par Ph. Saget, CC-BY-SA

 

Le conservatoire botanique de Brest

Le groupe local de Brest a mené une action avec un nouveau partenaire : le Conservatoire botanique national de Brest. Durant tout l’été un groupe de contributeurs brestois a pris ses quartiers au Conservatoire botanique avec comme point d’orgue un week-end contributif durant les samedi 1er et dimanche 2 août réunissant des contributeurs bretons venant de Brest, Rennes, Josselin et Concarneau. Plus de dix personnes ont participé à ce week-end, dont l’objectif était de créer ou d’améliorer une dizaine d’articles Wikipédia sur des espèces menacées et de prendre en photo plus d’une trentaine d’espèces sauvegardées dans les quatre serres tropicales du Conservatoire botanique national de Brest. Le choix des espèces s’est fait en fonction de leur rareté et de leur degré de menace d’extinction. Retrouvez plus d’informations dans le billet de blog détaillé.

Wikimédiens durant l’éditathon à Brest, par Filyg, CC-BY-SA

 

Wiki Takes Josselin, à l’assaut de la cité médiévale

Cela faisait longtemps que Tsaag Valren, contributrice spécialiste des chevaux et des animaux fantastiques, nous invitait à venir prendre des photos de la petite bourgade de Josselin, dans le Morbihan. Une dizaine de wikimédiens ont débarqué à la fin du mois d’août pour un week-end contributif. Nous nous sommes d’abord installés à la bibliothèque, où nous avons amélioré Wikidata, Wikipédia et Open Street Map sur des sujets liés à Josselin et son histoire. Puis, par équipes, nous sommes partis à la chasse aux monuments historiques et autres lieux intéressants à photographier, dans la ville et dans les communes alentour. Églises, fontaines et croix de chemin, de nombreux lieux sont à présent illustrés dans Wikimedia Commons. Entre visites, barbecue et camping, encore un chouette week-end wikimédien sous un soleil breton irréprochable !

Wikiphotographes en pleine action, par Auregann, CC-BY-SA

 

Ateliers à destination du public Des ateliers réguliers à Rennes

Wikipédien expliquant les critères d’admissibilité à deux participants, par Auregann, CC-BY-SA

Depuis 2012, les wikimédiens rennais organisent des ateliers et des permanences mensuelles, d’abord à la Cantine Numérique, puis à la bibliothèque des Champs Libres et au Musée de Bretagne. En 2015, nous avons contribué avec des habitués du Musée autour de la préhistoire, présenté Wikisource et Commons à la bibliothèque, parlé du patrimoine immatériel, et animé plusieurs ateliers de contribution sur Wikipédia. Nous avons également décidé de sortir de Rennes et de travailler plus souvent avec des médiathèques dans les communes avoisinantes. En 2016, nous alternerons les permanences en centre-ville avec des ateliers dans les communes plus petites et des sessions de contribution réservées aux wikimédiens aguerris. Voir l’agenda de février à juin 2016

En octobre 2015, nous avons animé un atelier de découverte de Wikipédia à la bibliothèque de l’école d’ingénieur INSA. Nous avons pu former plusieurs bibliothécaires qui pourront ainsi présenter en détail le fonctionnement de Wikipédia aux étudiants. Nous avons aussi rencontré deux étudiants chargés d’améliorer les articles de Wikipédia sur l’informatique, et participé à une journée contributive à destination des ingénieurs et des chercheurs.

 

Participation à des évènements et communautés

Les wikimédiens ont de nombreux points communs avec d’autres associations et communautés, que ce soit autour du logiciel libre, des biens communs ou du partage de la connaissance. Chaque année, nous participons à plusieurs évènements existants, et nous côtoyons d’autres bénévoles : OpenStreetMap, la cartographie libre, les wikis de territoire comme Wiki-Brest et Wiki-Rennes, ou encore le Jardin Entropique (évènement autour du libre à Rennes) et Museomix.

Dans plusieurs villes, nous avons participé au programme du Temps des Communs en proposant des ateliers de découverte des projets. À Nantes, les wikimédiens ont tenu un stand à l’occasion du salon Alternatiba. Au Centre français du patrimoine culturel immatériel de Vitré, une journée contributive en février puis une réunion-formation en juillet ont permis de tisser des liens entre l’univers Wikimédia et le patrimoine immatériel.

En septembre, des wikimédiens venus de Nantes, Rennes et Paris ont contribué activement à l’Opération Libre à Chéméré (Loire-Atlantique), week-end visant à libérer des données et améliorer des contenus autour de la commune. Nous avons pris des photos, aidé des habitants à contribuer sur Wikipédia sur l’histoire de la commune et à numériser leurs cartes postales anciennes.

Erminig, mascotte des wikimédiens de l’Ouest, contribuant sur Chéméré, par Auregann, CC-BY-SA

 

Ateliers internes

Les rencontres entre wikimédiens sont également l’occasion de partager nos expériences respectives, de nous former pour rester en veille sur l’évolution des outils, ou de former d’autres wikimédiens à l’animation d’ateliers ou la mise en place de partenariats.

A Rennes, nous avons organisé deux ateliers ouverts aux contributeurs des projets et aux membres de Wikimédia France. Le premier présentait les nouveaux outils développés sur Wikipédia pour améliorer l’expérience de contribution : l’Éditeur Visuel et ses nombreuses fonctionnalités, l’outil de traduction qui a été entièrement refondu et permet de façon très simple de travailler sur la traduction d’un article d’une langue à une autre, et Flow, le système de discussion simplifié en cours de mise en place sur Wikipédia. Le second atelier était une présentation de la base de donnée Wikidata et de ses possibilités.

Dans l’optique de développer les groupes locaux dans l’Ouest, les wikimédiens rennais et nantais ont organisé une rencontre pour présenter Wikipédia et les projets Wikimédia, afin que tous les membres connaissent mieux les projets, avant de parler de l’animation d’ateliers et de stands. Très utiles pour que les membres se sentent à l’aise pour parler des projets et organiser des évènements, ces moments d’échanges pourraient être reconduits ailleurs !

Enfin, en novembre 2015, les wikipédiens rennais ont organisé une session de travail pour mettre à jour et réécrire « Bienvenue sur Wikipédia », le document de référence pour apprendre à contribuer. Une dizaine de contributrices et contributeurs ont participé à la mise à jour du document lors d’une journée intensive et néanmoins conviviale.

Formation des wikimédiens rennais et nantais, par Auregann, CC-BY-SA

Nous contacter

Vous souhaitez en savoir plus sur nos actions, ou participer aux prochaines ? N’hésitez pas à nous envoyer un mail !

  • Groupe local de Nantes : nantes [at] wikimedia.fr
  • Groupe local de Rennes : rennes [at] wikimedia.fr
  • Groupe local de Brest : brest [at] wikimedia.fr
  • Adresse générale pour l’ouest de la France : ouest [at] wikimedia.fr

Plus d’informations sur les wikimédiens de l’Ouest sur le site de Wikimédia France et sur Wikipédia

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Automne en fête

19 décembre, 2015 - 16:01

Deux événements à succès se sont tenus en cette fin d’automne. Le 20 novembre se tenait la grande cérémonie de Wiki Loves Monument à la Conciergerie de Paris puis début décembre, Wikicheese, s’exportait à Montpellier. Retour sur ces deux soirées  d’exception.

Vendredi 4 décembre, de 18h30 à 20h, le club de la presse du Languedoc-Roussillon, implanté à Montpellier, en association avec Wikimédia France et Montpel’libre, a accueilli le projet Wikicheese pour une première édition en région.

A cette occasion, Pierre-Yves Beaudouin, à l’initiative du projet, a photographié une trentaine de fromages dont la majorité fabriqués en Languedoc-Roussillon. Pour rappel, ce projet a pour objectif de favoriser la contribution des pages Wikipedia de fromages régionaux, souvent trop peu documentées.

Également présents à cette soirée, Nathalie Martin, Directrice de Wikimédia France, Pierre-Antoine Le Page, Chargé de mission organisation territoriale ainsi que Emeric Vallespi, Vice-Président. Ils ont rappelé le rôle fondamental de soutien de l’association en France pour la diffusion libre de la connaissance et pour les projets hébergés par la Wikimedia Foundation.

Pierre-Antoine Lepage, Nathalie Martin, Emeric Vallepsi et Pascal Arnoux, membre de Montpel’Libre

 

Cette soirée, qui s’est conclue par une dégustation de fromages et de vins proposés par la cave Ormarine, est un beau préambule aux futurs projets qui pourront être soutenus par Wikimédia France en association avec les acteurs locaux au cours des mois à venir.

La grande soirée de remise des Prix du concours Wiki Loves Monuments 2015 s’est déroulée le vendredi 20 novembre ! Cette soirée récompensait les meilleures illustrations du patrimoine culturel français réalisées par des photographes et mises en ligne sur Wikimédia Commons. C’était aussi l’occasion de réunir les partenaires, les donateurs ainsi que les membres de l’association Wikimédia France.

Hugues Mitton – CC-By-SA – La Conciergerie où s’est tenue la cérémonie

Les participants ont été invités à entendre en ouverture de la cérémonie Christophe Henner, Président, Nathalie Martin, Directrice Exécutive de Wikimédia France ainsi que Philippe Bélaval, Président du Centre des Monuments Nationaux. Les discours d’ouverture ont pointé l’importance du libre et son rôle actuel dans notre société ainsi que l’importance du patrimoine culturel comme lieu de vie et de rassemblement.

Thesupermat – CC-By-SA – De gauche à droite Philippe Bélaval, Christophe Henner et Nathalie Martin

Les gagnants ont été récompensé par des sacs photos et des harnais. Les photographies des gagnants 2015 peuvent être consultées sur le site web de Wiki Loves Monuments.

 

Thesupermat – CC-By-SA

Cette soirée permettait aux visiteurs, non seulement de visiter l’exposition des 13 gagnants du concours Wiki Loves Moments, mais aussi de profiter des œuvres gagnantes du concours Wiki loves Earth !

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Un MOOC pour apprendre à contribuer à Wikipédia

14 décembre, 2015 - 14:00

Un cours en ligne, gratuit et accessible à tous, pour découvrir en cinq semaines le fonctionnement de Wikipédia et apprendre à y contribuer en rédigeant des articles… ça vous tente ? Ce cours, c’est le WikiMOOC, un MOOC (Massive Open Online Course en anglais, « cours en ligne ouvert à tous » en français), qui sera lancé le 22 février 2016, sur la plateforme France Université Numérique, propulsée par le ministère de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche.

Et les inscriptions (gratuites !) ouvrent aujourd’hui, lundi 14 décembre !

 

Inscrivez-vous !

 

Une douzaine de contributrices et contributeurs bénévoles de Wikipédia, expérimentés, soutenus par l’association Wikimédia France, travaillent à la conception du WikiMOOC depuis mai dernier. L’objectif ? Faire découvrir les coulisses de Wikipédia – septième site web le plus visité au monde, mais au fonctionnement pourtant méconnu –, augmenter le nombre de contributeurs de l’encyclopédie et enfin diversifier leur profil (jusque-là très majoritairement masculin et occidental).

By Marc Brouillon (WMFr) (Wikimédia France) [CC BY-SA 4.0]

Les cours, qui ne nécessitent aucun pré-requis et sont destinés à la francophonie dans sa diversité, seront dispensés à partir du 22 février 2016 durant cinq semaines ; il faut compter en moyenne 2 h 30 de travail par semaine (cours compris). Comme dans tous les MOOCs, ils sont caractérisés par le nombre important d’apprenants, le fait que ceux-ci constituent une communauté et les fortes interactions entre eux et avec les « enseignants » durant l’apprentissage.

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Le Gouvernement « répond » à l’amendement de Wikimédia France

10 décembre, 2015 - 10:33

Le Gouvernement avait promis de répondre à plus de 200 amendements, non-retenus, dans le cadre de sa consultation sur le projet de loi pour une République numérique. Parmi eux, celui de Wikimédia France sur la liberté de panorama, que nous vous avions présenté dans un précédent post et qui n’a pas fait partie du texte transmis au Conseil d’État, il y a déjà un mois.

Sur la liberté de panorama

Axelle Lemaire peut-elle vraiment se féliciter de la réussite “démocratique” de sa plateforme, quand la 8e proposition la plus votée favorablement, mobilisant 3 295 votants, n’obtient pour seule réponse : qu’une réforme du droit d’auteur est en cours à Bruxelles, et qu’« il apparaît donc plus opportun d’examiner l’exception proposée dans le cadre européen général du droit d’auteur ». Les lobbies de l’industrie culturelle ont eu raison des précédents propos de la Ministre qui soutenait la liberté de panorama. Elle avait d’ailleurs pointé du doigt la problématique de l’absence de cette exception : « est-ce qu’on peut considérer qu’il y a véritablement un droit de propriété intellectuelle sur un patrimoine comme celui de la tour Eiffel, aujourd’hui, qui peut faire l’objet d’une utilisation collective au sens de l’intérêt général et du bien public ? ».

Les débats européens ne sont pourtant pas à prendre comme une fatalité qui empêcherait l’inscription, dans le droit national, d’une notion comme la liberté de panorama. Un pas français vers cette exception au droit d’auteur serait justement l’occasion d’avoir un impact auprès de la Commission européenne, qui vient seulement d’inscrire l’exception dans son agenda.

par Octra Bond, original : Jérôme Paniel [CC-BY-SA-3.0]

C’est aussi l’occasion pour nous, par ce billet de blog, de rétablir quelques vérités sur l’exception de panorama et de répondre à un document diffusé par certaines sociétés de gestion de droits d’auteurs.

Puis-je partager les photos / vidéos sur un blog personnel ou les réseaux sociaux (Facebook, Instagram, Twitter etc.) ?

NON. Ce n’est pas parce que les sociétés d’auteurs vous assurent qu’elles ne vous poursuivront pas que vous ne courrez aucun risque juridique. En l’absence de liberté de panorama en France, ces sociétés conservent la possibilité de vous attaquer en justice. Elles pourraient, notamment, être tentées de le faire si certaines images commençaient à attirer l’attention et à devenir connues via les réseaux sociaux.
De plus, la plupart des réseaux sociaux imposent dans leurs conditions générales d’utilisation de ne pas poster des images qui enfreignent les droits de propriété intellectuelle. Cela implique également que vous seriez en violation de vos engagements contractuels. Le fait que la plupart des sites ne surveillent pas les images uploadées ne change rien à ce que des milliers de français partagent innocemment des images et ne respectent pas la loi quotidiennement. A ce sujet, les utilisateurs devraient également savoir que les pénalités pour contrefaçon peuvent être lourdes (sanctions civiles et pénales).

Les journalistes, photographes ou réalisateurs peuvent-ils créer des photos / vidéos intégrant des œuvres de l’espace public ?

NON. L’exception de reproduction accessoire ne permet pas véritablement « d’intégrer » l’œuvre. En effet, en tant qu’exception prétorienne, il est difficile d’anticiper le positionnement de la jurisprudence pour un cas d’espèce précis. La jurisprudence envisage, l’œuvre accessoire, comme une œuvre en arrière-plan, n’étant pas le sujet principal traité. Les juges ont notamment recours à la notion d’« inclusion fortuite » de l’œuvre.
Ainsi, le photographe ou réalisateur ne prendra pas le risque d’intégrer l’œuvre en son entier, mais le fera en arrière-plan. Et c’est dommage, cela pourrait permettre un rayonnement du patrimoine culturel français à l’étranger et mettrait le travail des artistes en valeur. Il y aurait des retombées économiques consécutives à ce supplément de visibilité, que ce soit, pour le tourisme en France ou pour les artistes eux-mêmes (à travers l’obtention éventuelles nouvelles commandes). Le droit d’auteur est fait pour stimuler la créativité des auteurs, et la liberté de panorama concoure à celle-ci.

Sur la définition du domaine commun informationnel

Wikimédia contribue, à travers ses projets, à la mise en place d’une nouvelle économie, celle du partage de la connaissance, où la création collaborative de biens communs participe à l’innovation et à la croissance. C’est pourquoi, comme nous vous l’avions annoncé, Wikimédia France s’est ralliée, dès le mois d’octobre, à d’autres associations du libre pour faire la promotion des biens communs, notamment en défendant l’article 8 du projet de loi qui proposait la mise en place d’une définition du domaine commun informationnel.

Cet article, proposé par la ministre dans son projet de loi, n’avait pas survécu à une réunion à Matignon. C’est donc sans surprise que le Gouvernement a répondu, comme à Matignon, en nous promettant la constitution d’une mission en charge de proposer « des dispositions permettant de valoriser le domaine public et de favoriser la création de biens communs, essentiels à l’innovation et la croissance économique ». Pendant ce temps, le copyfraud peut continuer…

 

Le palais Bourbon par Getfunky Paris [CC BY 2.0]

Après avoir consulté directement les citoyens par une plateforme collaborative, il semblerait que le Gouvernement ait choisi d’engager la procédure législative accélérée pour ce projet de loi, tout juste présenté en Conseil des ministres. Paradoxal, non ? Quoiqu’il en soit, nous n’attendrons pas pour défendre la liberté de panorama, et plus généralement, les biens communs. La semaine prochaine, nous allons être auditionnés, en ce sens, à l’Assemblée nationale. Articles pouvant vous intéresser:

En passant par les Pays-Bas…

4 décembre, 2015 - 14:01

Remise du prix Erasmus 2015, rencontres à Utrecht dans les bureaux de Wikimedia Pays-Bas, Wikiconférence néerlandophone… Retour sur une semaine chargée en événements !

Mercredi 25 novembre, Wikipédia a reçu le prix Erasmus 2015, au Palais royal d’Amsterdam, en présence de la famille royale. Pour l’occasion, plus de 70 Wikimédiens étaient présents. Après une ouverture de cérémonie par un film mettant en lumière l’incroyable travail fourni par les contributeurs du monde entier depuis 15 ans, Max Sparreboom, directeur de la Praemium Erasmianum Foundation, qui décerne chaque année ce prix depuis 1958, a rendu hommage au projet à travers ces mots :

Wikipédia a transformé et démocratisé notre manière d’agréger la connaissance.

Bregtje van der Haak, membre du conseil d’administration de la fondation a quant à elle insisté dans un second discours sur le rôle essentiel de la communauté :

Notre conseil d’administration a souhaité honorer [à travers ce prix] un penseur visionnaire […], un modèle entièrement nouveau de production de la connaissance. Exceptionnellement, le prix Erasmus est cette année remis à une communauté, et non à un individu, la communauté des Wikipédiens, […] qui par leur idéalisme, leur persévérance et leur intérêt pour le bien commun sont le coeur et l’âme de Wikipédia.

Au nom de la communauté, trois représentants se sont vus remettre le prix, incarné par un trophée conçu par Bruno Ninaber van Eyben et Reynoud Homan, constitué de trois tubes portant une inscription extraite d’une lettre écrite par Erasme à Jean Carondelet le 5 janvier 1523 qui peut se traduire par : « Les cadeaux des hommes de génie sont divers et les époques sont différentes. Faites que chacun puisse révéler l’étendue de ses compétences et que nul ne soit envieux de celui qui, conformément à ses aptitudes et à ses aspirations, tente de contribuer à l’éducation de tous ».

Phoebe Ayers (MIT Libraries), Lodewijk Gelauff (Wiki Loves Monuments) et Adele Vrana (Wikipedia zéro) ont donc reçu ces trophées, qui s’accompagnent d’une récompense de 150 000 euros.

Adele, Lodewijk et Phoebe recevant les trophées du prix Erasmus 2015

Jeudi 26 novembre, Nathalie, Emeric et Anne-Laure se sont rendus pour la première fois dans les bureaux de Wikimedia Pays-Bas, à Utrecht. L’occasion de passer la matinée à échanger autour de sujets tels que la mesure d’impact, le lien aux communautés de contributeurs, et d’en apprendre plus sur l’organisation de la conférence annuelle des Néerlandais.

L’après-midi, une assemblée très féminine composée de Lucy Crompton-Reid et Daria Cybulska (Wikimedia Royaume-Uni) ; Claudia Garad (Wikimedia Autriche) et bien sûr Sandra Rientjes (Wikimedia Pays-Bas) s’est réunie autour de Nicole Ebber (Wikimedia Allemagne), pour réfléchir aux enjeux de la prochaine Wikimedia Conference à Berlin, autour du thème annoncé ces derniers jours : l’impact de notre mouvement.

Le fossé des genres s’est inversé dans les bureaux de Wikimedia Pays-Bas !

Samedi 28 novembre, la conférence annuelle organisée par Wikimedia Pays-Bas a eu lieu, réunissant une audience composée de près de 150 personnes : partenaires, contributeurs et invités se sont retrouvés au Meeting Plaza de la gare d’Utrecht autour de trois thématiques : coopération avec le mouvement Wikimedia ; le mouvement Wikimedia lui-même ; les projets Wikimédia. Parmi les sujets abordés, notons l’annonce du prochain projet d’Europeana avec le mouvement Wikimedia : Europeana 280. Chaque pays de l’Union européenne est invité à célébrer sa contribution à l’histoire de l’art européen dans le cadre d’une campagne visant notamment à soutenir le lancement de la chaîne Europeana Histoire de l’Art .

Pour contribuer à ce projet, une compétition paneuropéenne sur Wikipedia et Wikidata est prévue pour mars et avril 2016. L’objectif est de créer plus de 8000 articles sur Wikipedia (280 œuvres d’art fois environs 30 langues européennes) et de viser l’amélioration de la qualité des données et l’interdépendance de tous les éléments de Wikidata associés à ces œuvres.  Il s’agit donc à la fois de la plus grande campagne de traduction dans l’histoire de Wikipedia et de la première campagne de sensibilisation culturelle à se concentrer sur Wikidata. Les entités locales du mouvement pourront participer en organisant par exemple des événements avec les institutions culturelles participantes. Ce projet s’inscrit dans la droite ligne des recommandations effectuées par le groupe de travail Europeana-Wikimedia constitué l’année dernière.

Jean-Frédéric, membre du conseil d’administration de Wikimédia France, intervenait quant à lui dans deux sessions de la conférence : un panel sur le futur de Wiki Loves Monuments afin d’explorer les perspectives de ce concours, après une introduction proposée par Wikimedia Autriche ; et une session sur la « paix dans le mouvement Wikimedia », où les intervenants ont évoqué les défis passés, présents et à venir pour le devenir du mouvement.

 

D’autres initiatives locales ont été promues pendant la journée, notamment le travail fait par Wikimedia Pays-Bas autour du fossé des genres (gender gap). Ciell, une contributrive néerlandaise, a distribué pendant la journée des biscuits chinois (fortune cookies) dont les messages interpellaient les participants. Sur la photo ci-dessus, le message est le suivant : « A quoi le mot “robe de bal” vous fait-il penser ? ». Elle expliquait ensuite que lors d’une recherche sur la Wikipedia néerlandophone du terme « robe de bal » (baljurk), l’entrée trouvée ne renvoyait pas à la tenue vestimentaire mais à une décoration architecturale présente à La Haye, illustrant ainsi le fossé existant en termes de contenus relatifs à la gent féminine (qui s’accompagne aussi d’un manque cruel de contributrices sur les projets Wikimedia).

La journée a été clôturée par la remise des prix des gagnants de Wiki Loves Monuments 2015 aux Pays-Bas.

Crédits photo :

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Soutenez la connaissance en faisant un don à Wikimédia France !

2 décembre, 2015 - 18:32

Qui soutenez-vous par vos dons ?

 

Les Wikimédiens – bénévoles contribuant sur les projets Wikimedia – œuvrent à la diffusion de la connaissance libre pour le plus grand nombre. Ils sont plus de 15 000 à travailler à l’écriture d’articles sur l’encyclopédie Wikipédia chaque jour, 7000 à l’enrichir la médiathèque Wikimédia Commons qui contient plus de 17 000 000 de fichiers et plus de 16 000 à faire grandir la base de donnée ouverte Wikidata…

L’association les soutient depuis 2004 par des moyens logistiques, financiers, humains et matériels, car ils sont le socle et le moteur principal de ces projets.

Les projets Wikimédia

 

À quoi servent les actions financées ?

 

Nous sollicitons le soutien des Français pendant un mois chaque année, afin de pouvoir mettre en œuvre des actions dans trois champs prioritaires :

  • Le soutien à la communauté des contributeurs dans sa diversité, dans toute la Francophonie ;
  • La sensibilisation dans les domaines de l’éducation et de la culture afin de diffuser un nouveau rapport à la connaissance, en aiguillant utilisateurs et contributeurs dans leur lien à WIkipédia et à ses projets-frères ;
  • La promotion de valeurs que nous considérons essentielles dans l’écosystème numérique aujourd’hui : l’ouverture, le partage, la transparence.

Un aperçu du travail des contributeurs sur Wikipédia en 2014

 

Qui s’engage à nos cotés  ?

 

Pour faire bouger les lignes sur les usages du numérique et créer des réflexes de contribution citoyenne aux projets Wikimedia, nous nous sommes engagés auprès de plus de 40 partenaires depuis 2010.

Du ministère de l’éducation nationale, de l’enseignement et de la recherche au musée de Bretagne en passant par le Festival d’Avignon ou le forum Convergences, des acteurs de tous horizons participent avec nous à imaginer comment les citoyens peuvent contribuer à rendre disponible la somme de toutes les connaissance humaines. Jusqu’au secteur industriel et des nouvelles technologies, comme l’illustre le récent partenariat avec EutelSat et Afrique Télécom afin de catalyser l’accès gratuit à Wikipédia en Afrique subsaharienne.

 

Pour que ces actions continuent de voir le jour, et puissent être pérennisées,
nous avons besoin de vous !

 

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Vers l’accès gratuit à Wikipédia en Afrique francophone

1 décembre, 2015 - 11:03

Afrique Télécom, Eutelsat et Wikimédia France signent un partenariat autour du projet “Accessibilité à Wikipédia en Afrique”, une action d’envergure destinée à rendre Wikipédia francophone accessible gratuitement en Afrique Subsaharienne à travers un réseau de hotspots Wi-Fi.

Un accès gratuit à Wikipédia

Afrique Télécom déploie des solutions utilisant les ressources satellitaires d’Eutelsat en couverture de l’Afrique Subsaharienne. Sa solution “TamTam” consiste à amener Internet dans les zones rurales via un accès collectif déployé à travers un hotspot Wi-Fi. Ce service va être utilisé pour proposer gratuitement l’accès à l’encyclopédie Wikipédia à des milliers de personnes, dans un premier temps en Afrique francophone. Cette initiative s’inscrit dans la stratégie de la Wikimédia Foundation qui promeut l’accès gratuit aux contenus éducatifs dans le monde notamment à travers Wikipédia.

Afrique Télécom a ainsi intégré à ses hotspots “TamTam” un serveur hébergeant les contenus de Wikipedia localement, pour les rendre accessibles à tous gratuitement et sans limite, avec l’aide de Xowa. Les développements réalisés pour ce projet sont open-source et pourront être réutilisés par tous.
Les contenus quant à eux seront mis à jour régulièrement par une liaison satellitaire fournie par Eutelsat.

 

Un projet pilote d’envergure

Le déploiement du “TamTam” a pour objectif d’équiper de 4000 à 8000 sites hotspot d’ici deux ans. Eutelsat finance les serveurs Wikipédia hébergés sur les 1000 premiers hotspots : un tremplin pour ce projet, qui constituera un pilote et permettra de mesurer l’impact de ce nouveau service.

Le mouvement Wikimedia a fait des pays dits du “Sud” une priorité en termes d’accessibilité et de créations de contenus sur Wikipédia. En effet, il existe actuellement une grande disparité entre les pays du Nord et ceux du Sud en termes de nombre de lecteurs, de contributeurs aux projets Wikimédia et en termes de contenus liés à ces pays. Au sein des pays dits du “Sud”, l’Afrique francophone et les pays qu’elle recouvre sont une zone d’action prioritaire pour l’association, dans la lignée du projet Afripédia.

 

Retrouvez l’intégralité du communiqué de presse sur notre site web.

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#FREEBASSEL : Un défenseur de la culture libre, créateur de modèles 3D de Palmyre, a disparu en Syrie

25 novembre, 2015 - 17:09

La vie de Bassel, un contributeur syrien, est en danger. Il est condamné à mort en Syrie pour avoir défendu la liberté d’expression. Voici un article de la Fondation Wikimedia publié le 8 octobre et mis à jour le 12 novembre qui relate son parcours et les menaces directes qui pèsent sur lui.

Mise à jour du 12 novembre : Creative Commons et d’autres sources déclarent que la vie de Bassel est en danger immédiat. Noura Ghazi Safadi, la femme de Bassel, a publié le 12 novembre sur Facebook : “Je viens juste d’avoir des nouvelles terribles de Bassel, il a été condamné à mort. Je pense que le transfert vers la prison militaire était très dangereux. Je n’ai vraiment pas d’autres nouvelles. Puisse Dieu l’aider ! Nous espérons qu’il n’est pas trop tard. Nous sommes vraiment inquiets pour sa vie.”

Le défenseur de l’open source et wikipédien Bassel Khartabil a été transféré d’une prison syrienne vers une destination inconnue.

Bassel Khartabil à Séoul By Christopher Lee Adams [CC0]

La ville antique de Palmyre en Syrie a été la cible de destructions par le groupe extrémiste de l’État Islamique (ou EI). Bassel Khartabil, un défenseur de l’open source et wikipédien qui était déterminé à préserver numériquement la ville pour les générations futures, a été détenu par le gouvernement syrien pendant trois ans. Il a récemment été déplacé hors de la prison où il était détenu ; son emplacement actuel est inconnu, ses amis et sa famille craignent pour sa sécurité.

Palmyre a été décrit comme «l’un des sites archéologiques les plus renommés dans le monde», et  possédant «certains des plus beaux vestiges de l’antiquité.» Reconnu comme site du patrimoine mondial depuis 1980, les objets trouvés dans cette oasis du désert ont été datés de la période néolithique, il y a environ 9500 ans. En tant que carrefour sur une route de commerce est-ouest, la ville a joué un rôle régional hors normes pendant de nombreuses années, depuis le troisième siècle avant notre ère. De nombreuses ruines de la ville restent non excavées, mais les fouilles archéologiques ont été arrêtées depuis le début de la guerre civile syrienne.

En mai 2015, l’ancienne ville a été prise par l’EI, qui est connu non seulement pour sa conquête de larges pans de la Syrie et l’Irak, mais aussi pour la destruction du patrimoine culturel. Alors que le groupe a d’abord déclaré qu’il préserverait une grande partie du site, détruisant seulement les monuments qu’il considère «polythéistes», il a ensuite rasé d’autres ruines sans signification religieuse. Un amphithéâtre romain a été utilisé pour les exécutions, et un archéologue syrien éminent connu comme «M. Palmyre» a été décapité en août, après un mois de torture. Le 6 octobre, il a été confirmé que l’EI avait détruit l’Arc de Triomphe, un triple arc construit par les Romains au IIe siècle pour commémorer une victoire sur les Perses.

Des années avant ces événements, Bassel travaillait pour préserver sous forme numérique la splendeur et le patrimoine de Palmyre, dans le cadre de son engagement à partager librement avec le monde. En 2008, Bassel a commencé un projet qui regroupe les photos existantes provenant de satellites et d’autres ressources dans un seul fichier “monde”, ce qui donne des magnifiques rendus des monuments et des ruines de la ville en 3D. Ses efforts demeurent inachevée depuis son incarcération : seulement seize photos de ses efforts sont disponibles sur l’Internet Archive, et davantage de données ont été publiées dans le domaine public sur newpalmyra.org le 15 Octobre par l’ami et collaborateur de Bassel, Jon Phillips.

Lorsque Bassel n’était pas occupé à partager les trésors culturels de son pays, il était un développeur de logiciels connu pour être déterminant dans le développement du mouvement open-source dans le monde arabophone. Il était un contributeur précoce et fréquent, quoique anonyme, à Wikipédia en arabe. Il a construit et dirigé le projet Syrie Creative Commons (CC), devenant un contributeur non seulement pour CC mais aussi pour Ubuntu, Wikipédia, et le web libre en général. L’ancienne directrice des Creative Commons, Catherine Casserly, a écrit en 2013 que Bassel “a travaillé inlassablement pour renforcer les connaissances de la culture numérique, éduquer les gens sur les médias en ligne et les outils open-source.” Lors du lancement des licences CC en langue arabe, il a été crédité d’un “rôle déterminant” dans leur adoption.

Bassel était aussi un contributeur majeur aux initiatives open-source telles que Mozilla et OpenClipart ; Le Cadre Aiki de Bassel alimente encore ce dernier. Il a co-fondé la société de conception de sites Web Fabricatorz avec Jon Phillips, et a aidé à fonder Aiki Lab, une communauté technologique et un espace culturel à Damas qui a accueilli les leaders d’opinion et les fondateurs de l’open culture, y compris Mitchell Baker, présidente et PDG de Mozilla. Beaucoup de jeunes ont appris à Damas sur le partage et l’open culture à travers Aiki Lab, et Bassel pouvait souvent se trouver là à toutes les heures de la journée, notamment parce qu’Internet était plus rapide que chez lui.

Le 15 Mars 2012, Bassel a disparu lors d’un voyage vers le quartier Mazzeh de Damas. C’était le premier anniversaire du début de l’insurrection civile du pays et seulement quelques semaines avant la date prévue de son mariage, l’avocate des droits  de l’Homme Noura Ghazi. On ne sait pas comment il a été identifié et quelles circonstances ont conduit à sa détention.

Pendant les trois dernières années, Bassel a été détenu à la prison d’Adra de la ville, accusé «d’espionnage pour un Etat ennemi» en vertu du code pénal syrien. Les Nations Unies ont trouvé (PDF, p. 75) que les nombreuses allégations de torture de Bassel, les mauvais traitements, et le manque d’accès à un avocat constituaient une violation de ses droits humains fondamentaux. Un récent avis du Groupe de travail de l’ONU sur la détention arbitraire a également constaté que sa «privation de liberté» avait un «caractère arbitraire». Bien que les circonstances de sa détention étaient difficiles -Adra a été décrite comme «infâme» par le Washington Post- Bassel était au moins situé à Damas, à proximité de ses amis et de sa famille. Bassel et Noura se sont mariés en Janvier 2013, l’époux demeurant toujours derrière les barreaux.

Selon Noura, la police militaire a demandé à Bassel, sur injonction de la cour, de faire ses bagages au plus vite. Craignant pour son sort, il a donné son alliance à un ami et compagnon de captivité avant de partir. Sa famille n’a plus d’information sur son état actuel ou même son emplacement.

Une amie proche de Bassel et ancienne coordinatrice de Creative Commons dans le monde arabe, Donatella Della Ratta, affirme qu’elle et Noura sont très inquiètes pour Bassel. Elles craignent qu’il soit confronté à un procès sommaire sans représentation juridique. “Nous avons besoin de savoir où il est», a déclaré Donatella, “et nous appelons à sa libération immédiate.” Sur Facebook, Noura demande, “combien de fois devrais-je ressentir la même terreur, l’inquiétude et la peur de l’inconnu ?”

À la Fondation Wikimedia, nous célébrons l’engagement de Bassel pour la connaissance libre et la culture de l’open source. En tant que membres de la communauté mondiale Wikimedia, nous sommes préoccupés par sa sécurité et soutenons les efforts pour le voir à nouveau libre rapidement.

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Cet article a été rédigé par Katherine Maher, Responsable de la Communication de la Fondation Wikimédia et Ed Erhart, Assistant éditorial.

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“Continuer à aimer, s’émerveiller et partager”

25 novembre, 2015 - 10:00
Le projet Crotos est un outil permettant de chercher et d’afficher des œuvres d’art, basé sur Wikidata et utilisant les fichiers de Wikimedia Commons.

 

Wikidata est un projet de la Wikimedia Foundation : une base de données libre, collaborative et multilingue, qui collecte des données structurées pour alimenter Wikipédia, Wikimedia Commons, les autres projets Wikimedia et bien plus encore. Wikimedia Commons est un autre projet de la Wikimedia Foundation : une médiathèque de près de 30 000 000 fichiers média librement réutilisables, que chacun peut enrichir.

 

Crotos se base sur l’agrégation de données culturelles. C’est un moteur de recherche d’œuvres d’art disponible en une vingtaine de langues, qui permet de faire des recherches fines selon des critères tels que l’auteur, le titre, le lieu de conservation, la date de création ou encore les éléments dépeints, quand ces informations sont renseignées.  

 

Les résultats des recherches, pouvant être classés chronologiquement, sont présentés sous forme de vignettes, le lien sur l’image ouvrant une visionneuse à l’affichage optimisé, comprenant la notice apparaissant au survol et permettant de naviguer directement dans les résultats. Par défaut, si aucun critère de recherche n’est donné, une sélection aléatoire d’œuvres est présentée.

Capture d’écran de Crotos

Avec le mode Cosmos, il est possible d’explorer le contenu par les principaux index (type d’œuvres, genre, mouvement, collection…). Toutes les données utilisées sur Crotos sont issues de Wikidata sur lequel elles ont été publiées par contribution manuelle ou via des versements automatiques. Quatre icônes peuvent être associées directement à l’œuvre (quand les informations sont renseignées) :
  • le lien vers l’item Wikidata
  • le lien vers la page de Wikimedia Commons 
  • lien vers la page sur l’œuvre dans la Wikipédia de même langue que l’interface
  • la page de l’œuvre sur le site institutionnel 
Le week-end dernier, Shonagon, le développeur de Crotos, a codé une nouvelle fonctionnalité appelée Callisto : une carte interactive qui permet d’explorer et de visualiser œuvres d’art, musées et représentations de lieux dans le monde entier.

Capture d’écran de Callisto

 

La dédicace qui accompagne cette nouvelle fonctionnalité est la suivante :     Ce truc a été codé à Paris 11e, le week-end du 13 novembre 2015. Continuer à aimer, créer, s’émerveiller et partager. En mémoire de toutes ces vies fauchées ⚘ Des milliers de bénévoles contribuent chaque jour à enrichir, éditer, corriger, contribuer sur les projets Wikimedia, sous toutes leurs formes. 

 

Le projet Crotos s’accompagne d’ailleurs d’un mode “contribution”, utile pour repérer les informations renseignées ou non et filtrer les manques. Il reste par exemple de nombreuses œuvres n’ayant pas encore de titre en français.  Alors si l’envie vous prend, n’hésitez pas  …

 

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Jimmy Wales, grand témoin de la DigiWorld Week à Montpellier

23 novembre, 2015 - 14:01

Le 17 novembre 2015, l’IDATE a organisé avec le soutien de la Région Languedoc-Roussillon et de l’Europe, une conférence avec Jimmy Wales, co-fondateur de Wikipédia, autour de la thématique «Digital knowledge : la promesse d’un nouveau partage du savoir ?».Si Wikipédia a bouleversé l’accès aux savoirs du monde, l’essor des Mooc (Massive Open Online Course) ouvre de nouvelles opportunités de partage. C’est avec la participation de Jimmy Wales, co-fondateur de Wikipédia, de Beth Porter, Vice-Présidente de la plate-forme edX, et de Christophe Fournier, professeur à l’IAE de Montpellier, que s’est tenu le débat autour des enjeux de ces nouveaux modèles de partage du savoir. Ce n’est plus seulement la diffusion du savoir qui est en jeu, mais bien l’éducation qui pourrait être bouleversée.

By Pierre-Yves Beaudouin [CC-BY-SA-4.0]

Cette conférence a été organisée à Montpellier dans le cadre de la DigiWorld Week, semaine complète consacrée à l’innovation et aux enjeux de l’économie numérique. Cette initiative, qui met en avant l’écosystème de la Région Languedoc-Roussillon et de Montpellier Méditerranée Métropole, est rendue possible par le rôle que joue le DigiWorld Summit, la 37ème édition de la conférence internationale organisée par l’IDATE qui a eu lieu du 17 au 19 novembre.

À cette occasion, Nathalie Martin, Directrice Wikimédia France, et Emeric Vallespi, Vice-Président Wikimédia France, ont été invités par l’IDATE à suivre la conférence de Jimmy Wales ainsi qu’à partager le stand de Montpel’libre, association des logiciels libres, et FrenchSouth.Digital, groupement des entreprises du numérique en Languedoc-Roussillon. Pierre-Yves Beaudouin, bénévole à Wikimédia France, en a profité pour faire une belle série de photos que vous pouvez retrouver sur Wikimedia Commons.

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Visite des espaces contributeurs allemands

16 novembre, 2015 - 14:00

Fin octobre, Sylvain Boissel et Pierre-Yves Beaudouin ont visité plusieurs espaces contributeurs mis en place par des wikimédiens allemands. Les villes de Cologne et Hambourg possèdent des espaces en centre-ville loués par Wikimedia Deutschland pour que les contributeurs se réunissent afin de mieux se connaître, échanger, monter des projets et se former.

Lokal K

Lokal K (Sylvain WMFr, CC-BY-SA-4.0)

Situé à Cologne, le Lokal K est le premier espace ouvert en avril 2014. En l’espace d’un mois, un groupe de contributeurs bénévoles a entièrement aménagé un local commercial de 70 m² situé à deux pas du centre ville, pour en faire un lieu chaleureux. Depuis huit personnes s’y réunissent régulièrement tenant une wikipermanence le jeudi après-midi et organisent un gros événement une fois par mois. Le groupe de contributeurs de Cologne est l’un des plus anciens et des plus actifs d’Allemagne. Il organise entre autres la WikiConvention germanophone (rassemblement annuel de la communauté germanophone), Wiki Loves Monuments et le projet Festivalsommer consistant à réaliser des photos de concerts.

Kontor

Kontor (NordNordWest, CC-BY-SA-3.0 de)

Situé à Hambourg, le Kontor a ouvert en octobre 2014. Les Hambourgeois ont également souhaité aménager par eux-mêmes le local en récupérant ici et là le mobilier. Le local commercial a sensiblement les mêmes caractéristiques que son homologue à Cologne. Le local est prêté à d’autres associations, telles que OpenStreetMap et l’Open Knowledge Foundation. La salle de réunion est utilisée par les projets thématiques de Wikipédia quand ils souhaitent faire des réunions physiques  (ex. le projet chimie et les cartographes). Le groupe de Hambourg est aussi à l’origine du projet Wiki Loves Cocktail qui consiste à photographier des cocktails et tout le matériel nécessaire.

TU23

Gâteau d’anniversaire de Wikidata (Jason Krüger, CC-BY-SA-4.0)

Dernière étape de notre périple : le TU23, c’est-à-dire les bureaux de Wikimedia Deutschland à Berlin. Nous sommes arrivés pour célébrer le troisième anniversaire de Wikidata. L’événement était composé d’une série de présentations en anglais ou en allemand avec traduction simultanée,  d’un quiz et du traditionnel gâteau d’anniversaire.

Comme Wikimédia France, l’association allemande a pris soin de mettre une partie de ses locaux à disposition de la communauté. Le groupe berlinois est moins actif que les deux autres. Il organise néanmoins plusieurs événements  dans les locaux : des soirées contributives (par exemple à destination du public féminin), et des débats nommés Wikipedianischer Salon.

 

Ces visites ont été enrichissantes. Elles nous ont permis de nous rendre compte du fonctionnement de nos voisins allemands. Sans forcément copier leur fonctionnement, cela nous incite à développer l’espace contributeur situé à Paris qui accueille déjà plusieurs événements,  tels que les soirées WikiCheese et WikiGrenier ainsi que des ateliers de formation consacrés à Wikidata, Wikisource, la photographie, etc.

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Des archives sonores sur Wikipédia et Wikimédia Commons

13 novembre, 2015 - 14:00

Valoriser des archives sonores sur Wikipédia et la médiathèque Wikimedia Commons, c’est l’objectif commun que se sont donnés l’association Wikimédia France et la Maison méditerranéenne des sciences de l’homme (MMSH), qui participe au programme Europeana Sounds valorisant des archives sonores de 24 institutions en Europe, et qui a soutenu l’organisation de la journée.

Le 23 octobre dernier, une vingtaine de personnes – des documentalistes, archivistes, bibliothécaires, chercheurs, acteurs associatifs, etc., ainsi que trois contributeurs de Wikipédia – se sont réunies à Aix-en-Provence, dans les locaux de la MMSH. Le temps d’une journée, les participants ont consulté trois corpus de témoignages sonores, recueillis par des universitaires et qui portaient respectivement sur la mémoire des arméniens dans les Bouches-du-Rhône, les Italiens immigrés dans les quartiers Saint-Jean et Panier de Marseille et Grecs d’Asie-Mineure réfugiés à Syros. Avec l’aide des Wikipédiens, les participants ont pu ajouter des extraits de ces témoignages – les corpus, placés sous licence libre, ont été importés sur Wikimedia Commons – sur des articles de l’encyclopédie, afin de les illustrer. Ce travail de valorisation des archives sonores de la phonothèque de la MMSH s’est également accompagné de la création de deux articles Wikipédia. Le premier sur le camp Oddo, qui accueillit des réfugiés arméniens dans les années vingt, le second et le troisième sur l’orphelinat américain de Syros, en langues française et en grecque.

Les enregistrements mis à disposition par la phonothèque de la MMSH sont des entretiens de terrain enregistrés par des chercheurs ayant une valeur historique, anthropologique, linguistique, littéraire ou ethnomusicologique. Pour mettre en lien articles et extraits sonores, il a fallu prendre le temps d’écouter au préalable une partie des archives (sur les quelques 200 heures proposées), préparer des passages qui ne coupent pas pour autant le flux du discours des témoins à l’aide du logiciel Audacity puis les placer sur la page correspondant. Une manipulation assez longue… mais à la fin de la journée, les participants ont pu publier 10 extraits sonores. Deux étaient en lien avec les nouveaux articles (le camp Oddo et l’orphelinat américain de Syros) et huit en lien avec des articles existants : l’histoire des quartiers de Marseille où se sont installés les migrants italiens (le Panier, Les Pierres Plates, l’église arménienne de la Cabucelle, dans le 15ème arrondissement), des témoignages sur les hommes politiques à Marseille de l’après-guerre (Simon Sabiani, Henri Tasso). Un extrait sonore est venu illustrer la construction d’un des logements ouvriers destinés à accueillir les Arméniens à Martigues après 1915.

A l’issue de cette journée contributive, une vingtaine d’acteurs étaient initiés à la contribution Wikipédia et à l’import de fichiers sur Commons. La journée s’est avérée novatrice : elle répond à la fois au souhait qu’a la phonothèque de la MMSH de valoriser ses archives sonores, notamment auprès du grand public, et à la nécessité d’accroître la présence des fichiers sonores sur Wikimedia Commons et Wikipédia.

Cet article a été rédigé en collaboration avec Véronique Givounès de la phonothèque de la Maison méditerranéenne des sciences de l’homme (MMSH) et Harry Van Biessum, Nederlands Instituut voor Beeld en Geluidre, pour Europeana Sounds.

Pour en savoir plus :

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Retour sur la collaboration avec le musée des Beaux-arts de Lyon

9 novembre, 2015 - 14:00

Façade du musée des Beaux-arts de Lyon, de nuit par Corentin Mossière – CC-BY-SA 3.0 Fr

Génèse du projet

C’est grâce à l’un de ses stagiaires que la collaboration entre le Musée des beaux-arts de Lyon et Wikipédia a commencé. Celui-ci contribue sur quelques œuvres des collections du musée sur les Wikipédias francophone et anglophone. Le MBA prend alors conscience du potentiel de valorisation de ses œuvres et de la formidable diffusion de ses collections que permettent l’encyclopédie et ses projets-frères.

La coopération s’intensifie en mai 2013 : une réunion est organisée entre Gérard Bruyère (documentaliste au MBA), Stéphane Degroisse (Webmestre et Chargé des nouveaux médias) et cinq contributeurs lyonnais. Sont alors envisagés un accès à la documentation du musée, qui contient plus de  50000 ouvrages, et aux œuvres en salle, ainsi qu’un apport de connaissances techniques et rédactionnelles pour contribuer sur l’encyclopédie.

Cette année-là, un partenariat se crée entre l’université catholique de Lyon et le musée. Des étudiants de Lettres modernes rédigent des articles sur les œuvres présentes dans le musée pendant 3 ateliers d’écriture, accompagnés de wikipédiens. 22 ébauches sont alors créées telles que La dame de charité ou Caïn et sa race maudits de Dieu. Cette initiative a été reconduite et le sera à nouveau cette année (début 2016), avec une thématique d’artiste, cette fois, et non d’œuvre.

Bianca Cappello et son amant…
Peinture de Jean-Louis Ducis – Domaine public – Téléversement via Wikimedia Commons, par Xavier Caré

Un véritable lien de confiance se noue

La coopération entre le Musée de beaux-arts de Lyon et l’association Wikimédia France continue en juin 2014. Une journée contributive voit le jour, elle porte sur l’exposition “L’invention du Passé. Histoire de cœur et d’épée en Europe – 1802-1850”. Au programme :  contributions sur les œuvres présentées pendant l’exposition et sur les courants artistiques, visite personnalisée par Stéphane Paccoud, conservateur au musée des Beaux-arts de Lyon ; prise de photos ; puis rédaction des articles et téléversements des images.

Résultats : 384 images téléversées sur Commons, 80 ébauches d’articles, 20 articles améliorés tels que Peinture  de style troubadour ou Bianca Cappello et son amant fuyant vers Florence à travers les  Apennins.

Grâce à la relation privilégiée qu’a entretenue le musée des Beaux-arts de Lyon avec ses contributeurs, une vraie réflexion s’est amorcée sur la valorisation du musée et de ses œuvres sur Wikipédia. Ainsi un portail Wikipédia du musée existe désormais afin de faciliter l’accès aux articles et mettant en avant les ébauches ou les articles à améliorer pour les contributeurs. Il permet aussi aux passionnés d’avoir directement accès aux articles des peintures du XIXe siècle du musée. De plus, les articles sont répartis en catégories afin de faciliter leur recherche.

À ce jour, 51 articles sur Wikipédia dans la catégorie Musée des beaux-arts de Lyon dont 49 sur les œuvres présentées et 1300 images téléversées sur Commons.

La page projet du Musée des beaux-arts de Lyon permet de suivre l’évolution des articles rattachés à leur portail, d’exposer les problèmes rencontrés à la rédaction, d’organiser des évènements ou des rencontres entre passionnés. Il existe environ une dizaine de contributeurs actifs sur le projet du musée, merci à eux !

Et maintenant ?

Dans le cadre de son exposition Lyon Renaissance, Arts et Humanisme, le Musée des Beaux-Arts de Lyon relance deux edit-a-thons avec les wikipédiens lyonnais.

Les mardis 10 et 17 novembre prochains, rendez-vous au musée pour contribuer !

Affiche de l’exposition actuelle Lyon -Renaissance

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Retour sur l’Assemblée Générale de Wikimédia France

7 novembre, 2015 - 14:00

L’assemblée générale de Wikimédia France s’est tenue les 24 et 25 octobre derniers dans les locaux de Télécom ParisTech (13e arrondissement de Paris), pour la deuxième année consécutive. Au programme : rencontres, conférence et ateliers pratiques et bien sûr renouvellement d’une partie du conseil d’administration, et autres obligations associatives. Le week-end a rassemblé une cinquantaine de personnes mêlant bénévoles, membres du conseil d’administration, salariés et même quelques curieux venus découvrir les rouages de l’association.

Le samedi matin correspondait au temps institutionnel avec les présentations des rapport moral, rapport financier et rapport d’orientation par le conseil d’administration et Nathalie Martin, directrice exécutive. En fin de matinée, un temps était réservé aux différents votes, pour ceux qui ne l’avaient pas déjà fait en ligne.

Présentation des rapports de l’association By Cyrille P. Clement [CC BY 4.0)]

Les résultats

134 personnes correspondant à un taux de participation de 38.95% ont pris part au vote sous le contrôle de la commission électorale.
Ont été votés favorablement le déplacement du siège social au 40 rue de Cléry (les locaux ayant été inaugurés en juin 2014), la démarche de reconnaissance d’utilité publique de l’association, l’approbation des comptes, la validation du rapport moral, du rapport financier et du rapport d’orientation.

Sont élus ou réélus au conseil d’administration :
Florian Pépellin avec 109 pour (81.34%)
Emeric Vallespi avec 107 pour (79.85%)
Guillaume Goursat avec 102 pour (76.12%)
Edouard Hue avec 98 pour (73.13%)

Suite à cette élection, le conseil d’administration s’est réuni dimanche et a choisi un nouveau bureau :
Président : Christophe Henner
Vice-président : Emeric Vallespi
Secrétaire : Pierre-Selim Huard
Trésorier : Guillaume Goursat
Secrétaire adjoint : Jean-Frédéric Berthelot
Trésorier adjoint : Sébastien Beyou

Le bureau a donc été reconduit, et accueille Jean-Frédéric Berthelot comme secrétaire adjoint.

Des actions pour l’année

L’après-midi fut consacrée à un débat autour des enjeux du plan d’actions. Riche et constructif, il a permis de mettre à plat un certain nombre de questionnements et de clarifier certains éléments liés à l’évolution de l’association.
Pour rendre ce plan d’actions plus concret, plusieurs actions ont ensuite été mises en valeur à travers des présentations portées par des membres et des salariés. Pierre-Yves et Sylvain ont ouvert le bal avec le groupe photo, en présentant ses nombreux avantages : prêt de matériel, accréditation, formation.
Jean-Philippe et Chloé ont présenté la refonte du site web de WMFr. Chloé en a profité pour évoquer la création d’un comité éditorial, pour la mise en avant des actualités sur le blog de l’association, actuellement en refonte lui aussi.

Cyrille, Edouard et Guillaume  ont mis en avant le système de micro-financement accessible à tous, visant à financer des initiatives individuelles. Le Wiki-MOOC (Apprenez à contribuer à Wikipédia !) présenté par Jules et Antoine a fait l’objet d’un appel à participation, l’Eté des villes et villages Wikipédia, présenté par Pierre-Antoine dressait son bilan, le projet Langues de France mené par Rémy et Lucas a suscité un vif intérêt et enfin Wiki Loves Earth présenté par Edouard se penchait sur ses derniers mois d’action pour finir en beauté ce tour d’horizon !

Wikicheese au Numa

Une soirée Wikicheese spéciale était organisée à la suite au NUMA par Pierre-Yves ; le porteur du projet. Espace de coworking ouvert à tous et centré sur le numérique, le NUMA se situe tout près des locaux de Wikimédia France. La soirée fut l’occasion de photographier (et de goûter !) des fromages tels que la Fourne de Montbrison ou le Brie au poivre. Photographes, contributeurs, partenaires, membres, salarirés et simples visiteurs ont pu se rencontrer lors de ce temps convivial.

Cette soirée a été complétée le lendemain par un débat autour des enjeux du financement participatif. Pierre-Yves a présenté les quelques campagnes qui ont été faîtes au sein du mouvement Wikimedia ; Wikicheese étant un exemple de réussite !

Une invitée spéciale : Jacqueline Mengin

Le dimanche matin, Jacqueline MENGIN, Vice-présidente de La Fonda, prenait la parole sur sur la participation et l’engagement bénévole. La Fonda est un laboratoire d’idées sur le monde associatif. Cette organisation, qui a plus de 34 ans, continue à mobiliser des expertises de tous horizons pour valoriser le fait associatif.

Jaqueline Mengin de la Fonda

Elle nous a présenté un panorama de l’engagement et a mis en lumière les problématiques émergentes en milieu associatif. L’intervention a suscité de nombreuses questions des membres et a été riche d’échanges, notamment autour des mécanismes de  participation au sein de l’association.

L’après-midi était consacré à la réunion des référents des groupes locaux. En parallèle, Anne-Laure animait un atelier autour de la question de la priorisation des actions et des nouvelles idées. Mathieu réunissait de son côté le groupe Education. Un petit groupe a travaillé à son amélioration, travail qui va se continuer dans le temps. Il est d’ailleurs encore possible de participer à ce groupe de travail si vous le souhaitez !

NB: L’ensemble du déroulé de l’AG 2015 et des compte-rendus est disponible sur le Wikimembres, wiki interne de l’association.

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