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WikiArabia, une place au soleil

actualités - il y a 8 heures 42 min
La communauté Wikimedia se renforce progressivement sur le continent Africain et plus précisément dans la région du MENA (“Middle East and North Africa”, littéralement “Moyen-Orient et Afrique du Nord”). Le mouvement se structure peu à peu, avec la création en 2014 de groupes d’utilisateurs en Tunisie, en Egypte et en Algérie. Les membres de la communauté arabe Wikimédia avaient déjà eu l’occasion de se rencontrer et d’échanger en marge de la Wikimania de Londres en 2014[1]. De cette première rencontre est née l’envie d’officialiser et pérenniser ce type de rassemblements.

Par Fjmustak, CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons

Ainsi, la première conférence WikiArabia a eu lieu du 3 au 5 avril 2015 à Monastir (Tunisie). Cet événement, le premier dans son genre dans le monde arabe, a été co-organisé par l’association pour la Culture numérique Libre (CLibre) et la communauté Wikimedia Tunisie. L’association CLibre est une association qui travaille sur la promotion de la culture numérique libre et qui assiste les autres associations en leur fournissant des outils libres. Elle travaille aussi sur l’arabisation des logiciels libres. Quant à lui, Wikimedia Tunisia User Group n’est pas un groupe d’utilisateurs comme les autres : il est devenue en juin 2014 le premier officiellement reconnu par la fondation Wikimédia sur le continent africain.

Pendant trois jours, cet événement a rassemblé près d’une cinquantaine de participants, issus principalement de pays comme le Maroc, l’Algérie, l’Egypte, la Syrie, la Jordanie et les Émirats arabes unis. Lila Tretikov, la directrice exécutive de la Fondation Wikimedia, était aussi présente. Elle a pu transmettre sa connaissance transversale du mouvement, ainsi que sa vision “d’un monde noyé dans l’information où on confond informations, connaissances et vérité”[2].

Par Habib M’henni, CC BY 3.0, via Wikimedia Commons

Tous   les  participants, membres de groupes d’utilisateurs ou non, se sont  retrouvés à l’occasion de rencontres et d’interventions variées, et ont pu  présenter leurs diverses approches expérimentales. Ils ont poursuivi  leurs échanges autour de différents sujets, comme la motivation des utilisateurs de Wikipédia, la neutralité des contenus et la délicate question de l’usage des dialectes locaux.

Le rassemblement  WikiArabia a aussi été pensé comme un  événement de promotion des  projets Wikimedia en langue arabe auprès du grand public et du monde de l’éducation et de la culture[3]. Tighe Flanagan de la Wikimedia Foundation, Walaa AbdelManaem et Reem AlKasheef du groupe d’utilisateurs égyptien sont ainsi intervenus au sujet du programme d’éducation de Wikipédia. Des collaborations futures avec des universités et des académiciens ont été proposées et permettront dans le futur d’améliorer le capital confiance des lecteurs de Wikipédia en arabe.

Ainsi, tous les acteurs du mouvement impliqué dans cette région s’accordent sur un point : malgré la grande évolution de la Wikipedia arabe des dernières années, cela ne reflète pas complètement le véritable potentiel de la communauté arabe. Mark Graham, du Oxford Internet Institute, a pu exposer le fossé entre les contributions par pays, tout en démontrant la richesse des langues et des cultures de cette région

Par Agnieszka Wolska, CC BY-SA 3.0, via Wikimedia Commons

WikiArabia 2015 a aussi été l’occasion pour le Groupe d’utilisateurs Wikimedia Tunisie d’organiser la cérémonie de remise des prix de la 2e édition du concours national Wiki Loves Monuments 2014. Sur les 1176 photos téléversées, dix photographies ont été récompensées, et la 1ère place a été attribuée à une image de l’Amphithéâtre d’El Jem, photographié par Agnieszka Wolska. Cette photo illustre depuis l’article Wikipédia labellisé “Article de qualité” dédié à ce monument.

Les membres de WikiArabia seront à nouveau réunis à l’occasion de la Wikimania, à Mexico en juillet prochain, où ils pourront continuer à renforcer leur communauté. Une seconde conférence WikiArabia sera organisée ultérieurement, sans doute du côté de Dubaï. L’organisation de ce type d’événements peut aider les pays dans la région du MENA à finaliser leurs demandes pour devenir les nouvelles structures reconnues par la fondation : l’Algérie, l’Egypte, l’Arabie Saoudite et l’Iran en tant que chapitres ; et le Maroc et la Jordanie comme groupes d’utilisateurs. Tous les participants ont salué la réussite de ce rassemblement unique organisé par la communauté Wikimédia Tunisienne.

[1] “WikiArabia Monastir 2015 à partir du 3 avril prochain“, Tunisie Haut Débit, Mariam Hammouda [2] “WikiArabia 2015 comme si vous y étiez“, Jamaity, Ahmed Zoghlami [3] “Communiqué de presse WikiArabia Monastir 2015“, Association CLibre

 

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Wikimédia France organise le Hackathon Européen Wikimedia

actualités - 22 avril, 2015 - 15:36

Depuis plusieurs années, il est de coutume que les organisations du mouvement Wikimedia organisent à tour de rôle un Hackathon Européen. Et cette année… c’est Wikimédia France !

Mais alors… qu’est ce qu’un Hackathon Wikimedia ?

Hackathon 2014 à Zurich – Chandres – CC-BY-SA

Durant 3 jours et 3 nuits, plus de 200 développeurs du mouvement Wikimedia vont se réunir pour travailler sur diverses thématiques permettant l’amélioration et le développement des projets Wikipédia, Wikimédia Commons, Wikidata et les 9 autres. D’après Lila Tretikov, Directrice générale de la Wikimedia Foundation :

“Certains des projets travaillés sont l’incarnation même du mouvement Wikimedia : élargir notre façon de recueillir, de structurer et de partager le savoir, et comment nous reconnaissons et nous encourageons les contributions et la participation à tous les projets.”[1]

Outre ce hackathon européen annuel réunissant 150 à 200 participants venant de plus de 20 pays, un autre de même ampleur est organisé chaque année en marge de la Wikimania, la grande convention annuelle du mouvement. La Wikimania aura lieu cette anné, à Mexico. D’autres Hackathons de grande envergure ont lieu ponctuellement sur d’autres continents (principalement en Inde), complétés par de petits événements en Europe (réunissant entre une dizaine et une trentaine de participants).

Cette année, c’est à Lyon !

Valpré Lyon – Alexandre Cella – CC-BY-SA

Wikimédia France organisera donc le prochain Hackathon du 23 au 25 mai 2015. Il se tiendra à Lyon, et plus particulièrement à Valpré, un centre de congrès et séminaires, pour répondre aux exigences logistiques d’un tel projet. Le choix de la ville permet d’impliquer le groupe local des Wikimédiens lyonnais, qui est en fort développement depuis quelques mois.

Une attention particulière sera portée aux projets sémantiques : Wikidata, le projet de base de données éditée de manière collaborative pour aider à la mise à jour des données de Wikipédia ; et Sémanticpédia, qui vise à faciliter la sémantisation et la publication de données issues des projets Wikimedia en français. Wikimédia France souhaite profiter de cet événement pour mettre en évidence la complémentarité de ces deux projets. Les personnes ayant participé à la mise en place de Sémanticpédia en France (la Délégation Générale à la Langue Française et aux Langues de France, l’Institut National de Recherche en Informatique et en Automatique et l’entreprise Vocal Apps) seront ainsi invitées à participer à ce Hackathon.

Cette année, Wikimédia France ouvre les portes du Hackathon Wikimedia au grand public. Une présentation du mouvement Wikimedia et des projets (Wikipédia, Wikimedia Commons, Wiktionnaire et bien d’autres !) ; ainsi que de l’association Wikimédia France et de ses actions sera proposée aux curieux. Vous pouvez vous y inscrire dès maintenant !

[1] “Hacker osmosis: Ideas abound at the European Hackathon in Zurich“, Wikimedia Blog, Lila Tretikov

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Clarifier les enjeux autour de la liberté de panorama

actualités - 2 avril, 2015 - 16:00

La directrice de l’ADAGP, la société de gestions des droits des architectes, peintres et sculpteurs vient de donner une interview, où elle évoque la liberté de panorama et ses contacts avec l’association Wikimédia France. Nous nous réjouissons, bien évidemment, que l’ADAGP s’intéresse ainsi à la liberté de panorama et soit enfin venue vers nous pour en discuter. Le moment est propice pour avancer, car des évolutions se dessinent, tant au niveau national avec la future loi numérique d’Axelle Lemaire, qu’au niveau européen.

Malheureusement, quand on lit l’interview de Madame Ferry-Fall, on s’aperçoit qu’il reste encore du chemin à parcourir. Non, nous n’avons aucune volonté d’exproprier qui que ce soit. Les artistes ont des droits sur leurs œuvres, et nous sommes pour l’existence du droit d’auteur. Les licences libres qu‘utilisent les projets Wikimedia imposent bien sûr de toujours citer l’auteur de l’œuvre, et lui permettent en même temps de décider des modalités d’emploi de sa création – sans céder ses droits à quiconque.

Le problème avec les sociétés de gestion de droits est qu’elles se focalisent sur l’aspect financier du droit d’auteur, celui de l’exploitation économique du travail des créateurs. Sur cet aspect, nous estimons qu’un équilibre doit être trouvé entre les droits du public et ceux des artistes. Cela passe par des discussions et des compromis, et implique que tous fassent un pas vers l’autre, en recherchant, avec bienveillance et bonne foi, à comprendre la position et les attentes de son partenaire…

Les exemples pris par l’ADAGP ne sont pas pertinents. Les enjeux autour de la liberté de panorama vont bien au-delà des cartes postales et des magnets souvenirs réalisés à partir des fresques de Miss Tic. L’existence des droits sur les bâtiments d’architectes empêche la publication de nombreuses photos d’œuvres contemporaines qui font partie du patrimoine de la France. Cherchez des photos de la ville du Havre, classée patrimoine mondial de l’Unesco, sur Wikimedia Commons, vous en trouverez très peu. Elles ne seront publiables sous licence libre qu’en 2035, 70 ans après la mort d’Auguste Perret, l’architecte qui a reconstruit la ville…

Seule vue du Havre disponible sur Wikimedia Commons à cause de l’absence de liberté de panorama
Le Havre 2008 – Kamel15 – GPL ou CC BY-SA 3.0 via Wikimedia Commons

Les héritiers d’Auguste Perret ne perdraient pas grand chose, financièrement, à la liberté de panorama. Par contre, ils seraient sans doute très heureux que l’œuvre de leur père ou grand-père soit présente sur Internet et puisse ainsi être vue du plus grand nombre. L’exemple de l’ossuaire de Douaumont, cité dans l’article, montre l’absurdité du système : un bâtiment construit il y a presque un siècle pour le compte de l’État afin de ne pas perdre le souvenir de la Grande Guerre ne peut servir d’illustration à Wikipédia. Aujourd’hui, l’architecture du XXe siècle est absente d’Internet, ou y figure de manière illégale.

Le public a des droits et le travail d’un créateur ne saurait être ramené à la seule dimension financière du droit d’auteur. L’enjeu de la diffusion libre et gratuite de la culture et du savoir est notre préoccupation première. Nous sommes persuadés que cela peut se faire en bonne intelligence avec les créateurs.

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Europeana et Wikimédia France réunissent les coordinateurs GLAM-Wiki à Paris

actualités - 25 mars, 2015 - 14:59

L’impact, la diversité et le champ d’action de l’activité de la communauté des Wikimédiens en lien avec le secteur culturel (regroupé sous l’acronyme GLAM dans l’univers wiki : Galleries, Libraries, Archives & Museums) se sont largement accrus ces dernières années. Et pourtant, les personnes en charge de ces aspects au sein des organisations locales du mouvement Wikimedia en Europe ne s’étaient encore jamais réunies pour une rencontre dédiée. En accord avec la stratégie d’Europeana de renforcer sa collaboration avec le mouvement Wikimedia (voir l’article sur le blog d’Europeana) et la volonté de Wikimedia de mettre l’accent sur le partage de bonnes pratiques entre ses entités locales, les coordinateurs GLAM des “chapitres” Wikimedia européens ont été conviés à Paris, pour la première fois, pour un séminaire proposé par Europeana et hébergé par Wikimédia France.

15 représentants sont venus de toute l’Europe à Paris
CC-BY-SA 4.0 – Gampe

Les institutions culturelles européennes et les organisations Wikimedia cherchent à nouer des liens et à s’investir dans des projets transfrontaliers. A la suite des recommandations produites par un groupe de travail dédié mis en place entre août 2014 et janvier 2015, Wikimédia France et Europeana étaient ravies de pouvoir prolonger cet effort pour rendre le patrimoine culturel européen plus accessible, plus réutilisable et plus connecté, ce qui coïncide par ailleurs avec la stratégie d’Europeana pour 2020. Et quel meilleur moyen pour accroître les connexions pan-européennes que de faciliter la mise en relation et la communication entre les Wikimédiens eux-mêmes ?

Indicateurs de mesure d’impact, réplicabilité des actions à plus grande échelle, engagement et formation des bénévoles… Chaque organisation locale du mouvement fait face à des défis et des opportunités partagés par ses voisins européens. Partager ses succès aussi bien que ses échecs est un levier essentiel pour capitaliser sur des projets existants à fort potentiel mais aussi pour gagner du temps et éviter des reproduire les erreurs déjà commises.

Les 15 pays représentés durant le week-end du 7-8 mars dernier ont tous mis en place des programmes de sensibilisation envers les GLAM, qui sont à différents stades de développement et plus ou moins complexes. Ces activités sont d’ailleurs coordonnées par des salariés dans certains cas, en soutien des bénévoles, ou bien directement par des bénévoles, ou encore des membres de conseils d’administration élus.

Les deux jours d’ateliers ont permis à tous de tirer profit à la fois d’une rencontre physique, et bien sûr également du partage d’expériences, en vue de concevoir ou formaliser certains objectifs communs pour l’année à venir. Le compte rendu de ces deux journées de travail est disponible en ligne.

Pour en savoir plus sur les prochaines étapes, rejoignez-nous à La Haye dans moins d’un mois lors de la “GLAM Wiki Conference” qui se tiendra à la Koninklijke Bibliotheek & National Archive of The Netherlands et est organisée par Wikimedia Pays-Bas : https://nl.wikimedia.org/wiki/GLAM-WIKI_2015

 

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Europeana and Wikimédia France gather European GLAM Wiki coordinators in Paris

The impact, diversity and scope of the Wikimedia community’s activities relating to the cultural sector have greatly expanded in recent years, but until recently, the people charged with coordinating all this activity had never actually met! So, consistent with Europeana’s strategy to deepen its involvement in GLAM-Wiki collaboration (see previous blogpost) and the Wikimedia movement’s desire to emphasise sharing best practices among its local organisations, the GLAM coordinators from Europe’s Wikimedia Chapters were recently invited together for their first ever gathering, facilitated by Europeana and hosted by Wikimédia France.

Europe’s GLAMwiki Coordinators together for the first time (CC-By-SA 4.0 / Gampe)

Both Europe’s GLAMs and Wikimedia Chapters are seeking ongoing relationships and to join projects that cross borders and languages. Following the work done by a dedicated Wikimedia-Europeana taskforce in August and January – in which Wikimédia France participated – Europeana and Wikimédia France are extremely happy to support these efforts as they both help to make European cultural heritage more accessible, re-usable and connected, and also consistent with Europeana’s 2020 strategy. What better way to increase the pan-European connectivity and re-use of cultural heritage than to facilitate greater communication between its Wikimedians?

What could be the most meaningful indicators to measure impact in GLAM Wiki projects? How to scale-up local projects by involving other chapters? Local Wikimedia organizations, as well as Europeana, are facing similar challenges and opportunities. Sharing successes as well as failures is key to leverage already existing actions and avoid repeating mistakes that others already experimented.

The 15 nations represented at the weekend’s-workshops all have GLAM outreach programs at different stages of development – sometimes coordinated by volunteers, sometimes by staff, sometimes by elected board members – but in all cases benefited from the sharing of experiences and devising of common goals for the forthcoming year. The full minutes and outcomes of the weekend’s workshop are available online.

If you want to learn more about current developments, please join us in The Hague in less than a month at the 2015 GLAM-Wiki Conference, hosted by Koninklijke Bibliotheek & National Archive of The Netherlands and organised by Wikimedia Nederland: https://nl.wikimedia.org/wiki/GLAM-WIKI_2015

Liam Wyatt (Europeana) & Anne-Laure Prévost (Wikimédia France), co-organizers of the meeting
(CC-By-SA 4.0 / Gampe)

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La Francophonie au sein du mouvement Wikimedia

actualités - 20 mars, 2015 - 15:52

Chaque année, à la date du 20 mars, est célébrée la Journée internationale de la Francophonie. Les 220 millions de francophones sur les 5 continents fêtent leur langue en partage et la diversité de la Francophonie, à travers des concours de mots, des spectacles, des festivals de films, des rencontres littéraires, des rendez-vous gastronomiques, des expositions artistiques… Cette date a été choisie en référence au 20 mars 1970, marqué par la création à Niamey (Niger) de l’Agence de coopération culturelle et technique (ACCT), future Organisation internationale de la Francophonie.” [1]

La Francophonie est un axe important d’action pour Wikimédia France, et pour le mouvement Wikimedia en général. En 2013, WikiFranca a vu le jour. Collaboration entre les chapitres francophones de Wikimédia et les groupes de travail affiliés, elle a pour objectif d’encourager les activités dans les différents projets Wikimédia en français tels que Wikipédia et ses projets frères, autant sur le Web que sur le terrain. Elle permet non seulement aux groupes de travail locaux n’ayant pas de chapitres dans leur pays de pouvoir organiser des activités et des événements dans leur localité et dans leur langue, mais aussi de construire un pont entre les pays participants aux projets Wikimédia en langue française.

Et si l’on en croit l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF), qui a publié fin 2014 son Rapport sur l’état de la francophonie numérique [2], ce n’est pas du luxe. Issu de celui-ci, le graphique ci-contre illustre clairement le fossé qui existe entre contributeurs des pays membres de l’OIF dans le Nord et dans le Sud, sur la Wikipédia francophone. Cette disparité se retrouve tant au niveau du nombre de contributeurs et de leur répartition géographique, que dans la diversité des contenus. Ainsi, au sein du mouvement Wikimedia, plusieurs actions ont été entreprises, par exemple aux États-Unis lors du “Black History Month”, mois de commémoration de l’histoire des diasporas africaines. [2]

Sur ce blog, nous vous avions déjà parlé de l’initiative mise en place dans le cadre de WikiFranca : le mois de la contribution francophone, et avions détaillé certaines actions ayant eu lieu en France lors de la deuxième édition, en octobre 2014.

12 pays ont participé à cette aventure : Algérie, Belgique, Bénin, Burkina Faso, Canada, Estonie, France, Inde, Madagascar, République Tchèque, Suisse et Tunisie (pour laquelle nous avons une pensée en cette semaine tragique). 36 villes ont organisé des manifestations, le plus souvent des ateliers d’une petite dizaine de personnes de sensibilisation à la contribution sur l’encyclopédie Wikipédia.

Des outils de communication adaptables et partagés avaient été mis en place pour faciliter la communication et l’engagement autour de ces initiatives : communiqué de presse personnalisable, affiches déclinables, et ont été appréciés par les organisateurs des différents pays. L’objectif pour l’année prochaine (WikiFranca songe à organiser son prochain mois de la contribution en mars 2016, pour faire écho à l’agenda international de la Francophonie) est d’accroître le nombre de pays participants et de mieux coordonner les actions en amont, ainsi que d’encourager le soutien des organisations Wikimedia ayant le moins de ressources humaines et financières.

Clin d’œil particulier au mouvement Wikimedia cette année : dans le cadre du concours français “Dis-moi dix mots”, le mot “wiki” était à l’honneur [3].  Nous fêtons d’ailleurs en ce mois de mars les 14 ans de la Wikipédia francophone… L’occasion de terminer ce post en adressant un grand salut à tous les contributeurs francophones de la planète !

Extrait du site du concours “Dis-moi dix mots”

 

 

[1] Extrait du site : http://www.20mars.francophonie.org/
[2] Lire le rapport : http://www.francophonie.org/IMG/pdf/isoc-rapport_francophonie_numerique2014_web.pdf
[3] Voir le post sur le blog de la Wikimedia Foundation : http://blog.wikimedia.org/2015/02/24/black-history-month-edit-a-thons/
[4] Site du concours “Dis-moi dix mots” : http://www.dismoidixmots.culture.fr/ressources/la-thematique-et-les-dix-mots

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Wikimedia v. NSA : la Wikimedia Foundation assigne en justice la NSA à propos de la surveillance amont

actualités - 11 mars, 2015 - 17:47

La Justice préside avec sa balance et son épée à Francfort-sur-le-Main.
Photo par Roland Meinecke, sous licence Art Libre.

Cette annonce a été postée sur le blog de la Wikimedia Foundation le mardi 10 mars 2015. Il s’agit ci-dessous d’une traduction en français de cette annonce.

Aujourd’hui, la Wikimedia Foundation dépose une action en justice contre la National Security Agency (NSA) et le Département de la Justice des États-Unis (DOJ) des États-Unis. [1] L’action en justice se focalise sur le programme de surveillance de masse et plus spécifiquement sur la recherche et interception à grande échelle des communications internet — fréquemment appelée surveillance amont (“upstream”). Notre but, dans cette action, est de mettre fin à ce programme de surveillance de masse afin de protéger les droits de nos utilisateurs du monde entier. Nous avons été rejoints par huit autres organisations [2] et représentés par l’Union américaine pour les libertés civiles (ACLU). (Nous mettrons à jour ce billet avec la plainte finale une fois qu’elle sera déposée.)

La vie privée est le fondement de la liberté individuelle. C’est un droit universel qui permet les libertés d’expression et d’association. Ces principes permettent de questionner, de dialoguer et de créer, et sont essentiels dans la vision que nous portons de permettre à tout un chacun de partager l’ensemble de la connaissance humaine. Quand celles-ci sont en danger, notre mission est menacée. Si l’on est contrraint de vérifier derrière soi avant de chercher quelque chose, de s’arrêter avant de contribuer à un article controversé, ou de se retenir de partager des informations vérifiables mais impopulaires, Wikimedia et le monde s’en appauvrissent.

Lors des divulgations publiques de 2013 sur les activités de la NSA et des révélations liées à l’étendue de ses programmes, la communauté Wikimedia fut à juste titre alarmée. En 2014, la Wikimedia Foundation a entamé des discussions avec l’ACLU sur la possibilité de poursuivre la NSA et d’autres, au nom de la Fondation, de ses personnels et utilisateurs.

Notre affaire aujourd’hui remet en cause l’utilisation par la NSA de la surveillance de masse conduite sur l’autorité du Foreign Intelligence Surveillance Act Amendments Act (FAA). La surveillance amont utilise les « dorsales » Internet pour capturer les communications avec les « personnes non-américaines ». Le FAA autorise la collecte de ces communications si elles tombent sous le coup de la large catégorie de « l’information sur le renseignement étranger » qui comprend presque toute information qui peut être interprétée comme étant en rapport avec la sécurité nationale ou les affaires extérieures. Le programme surveille un important réseau, et en conséquence capture des communications qui ne sont pas liées à une quelconque « cible » et peuvent être simplement nationales. Ceci comprend les communications par nos utilisateurs et personnels.

« En s’introduisant dans les dorsales de l’Internet, la NSA froisse le cœur de la démocratie » dit Lila Tretikov, directrice exécutive de la Wikimedia Foundation. « Wikipédia est basée sur les libertés d’expression, d’interrogation et d’information. En violant la vie privée de nos utilisateurs, la NSA menace la liberté intellectuelle qui est centrale dans la capacité des personnes à créer et comprendre la connaissance. »

La NSA a interprété le FAA comme lui laissant le champ libre pour définir les menaces, identifier les cibles et surveiller les personnes, les plates-formes et l’infrastructure avec un faible regard sur les causes probables ou sur la proportion à garder. Nous pensons que les pratiques actuelles de la NSA excèdent de loin l’autorité déjà large qui lui est donnée par le Congrès américain au travers du FAA. De plus, nous pensons que ces pratiques violent le premier amendement de la Constitution des États-Unis qui protège les libertés d’expression et d’association, ainsi que le quatrième amendement qui protège contre des recherches et saisies irraisonnables.

De plus, nous pensons que les pratiques de la NSA et la surveillance judiciaire négligeable de ces pratiques violent l’article III de la Constitution des États-Unis. Une cour spéciale, la Foreign Intelligence Surveillance Court (FISC), reçoit des causes relatives aux requêtes de services de renseignement étrangers, y compris de surveillance. En droit américain, le rôle des cours est de résoudre des « affaires» ou des « controverses » — pas d’émettre des opinions-conseils ou d’interpréter des situations théoriques. Dans le cadre de la surveillance amont, les procédures de la FISC ne sont pas des « affaires ». En effet, il n’y a aucune partie en opposition, ni de controverse en jeu. La FISC ne fait que passer en revue la légalité des procédures proposées par le gouvernement — le type d’opinions-conseils que l’article III visait à limiter.

En 2013, la Cour suprême des États-Unis a rendu publique une affaire de la FAA Amnesty v. Clapper dont les parties se sont retrouvées sans « intérêt à agir ». L’intérêt à agir est un concept juridique important qui demande à une partie de montrer qu’elle a souffert d’une quelconque façon de sorte à entamer des actions en justice. Les divulgations sur la surveillance de masse de 2013 incluaient une diapositive vers une présentation classifiée de la NSA faisant explicitement référence à Wikipédia, et utilisant notre marque mondiale. Puisque ces divulgations ont révélé que le gouvernement ciblait spécifiquement Wikipédia et ses utilisateurs, nous pensons que nous avons là une preuve plus que suffisante pour justifier cet “intérêt à agir”.

Wikipédia est la plus grande ressource de connaissance libre et collaborative de l’histoire humaine. Elle représente ce que nous pouvons atteindre lorsqu’on est ouvert aux possibilités et non-contraints par la peur. Au cours des quatorze années passées, les Wikimédiens ont écrit plus de 34 millions d’articles dans 288 langues différentes. Tous les mois, près d’un demi-milliard de personnes accèdent à cette connaissance depuis quasiment chaque pays du monde. Cette communauté mondiale et engagée d’utilisateurs est unie autour de sa passion pour la connaissance, sa soif de questionnements et son engagement au respect de la vie privée et de la liberté d’expression qui rendent Wikipédia possible. Nous déposons cette action en justice aujourd’hui en leur nom.

Pour plus d’informations, vous pouvez lire notre article d’opinion en anglais, Arrêtez d’espionner les utilisateurs de Wikipédia, par le fondateur de Wikipédia Jimmy Wales et la directrice exécutive de la Wikimedia Foundation Lila Tretikov, dans l’édition du 10 mars du New York Times. [3]

Michelle Paulson, conseillère juridique senior, Wikimedia Foundation *
Geoff Brigham, Conseiller général, Wikimedia Foundation

* La Wikimedia Foundation et ses co-plaignants sont représentés par l’ (ACLU) dans cette action en justice. Nous aimerions les remercier, et en particulier Patrick Toomey, Ashley Gorski et Daniel Kahn Gillmor pour leur travail et leur engagement dans cette affaire.

Références
  1. [1] Les autres inculpés sont : Michael S. Rogers, dans sa fonction officielle de directeur de la National Security Agency et Chef du Central Security Service ; l’Office du directeur du renseignement national ; James Clapper, dans sa fonction officielle de Directeur du renseignement national ; et Eric Holder dans sa fonction officielle de procureur général des États-Unis.
  2. [2] Aujourd’hui, nous sommes fiers de soumettre cette action en justice en étant accompagnés d’une coalition d’organisations venant d’un large spectre idéologique, dont The National Association of Criminal Defense Lawyers, Human Rights Watch, Amnesty International USA, Pen American Center, Global Fund for Women, The Nation Magazine, The Rutherford Institute et Washington Office on Latin America. Nous pensons que la large étendue des perspectives représentée dans cette action en justice démontre que la protection de la vie privée et de la liberté d’expression et d’association n’est pas définie par une idéologie ou des idées partisanes.
  3. [3] Pour en savoir plus sur notre opposition à la surveillance de masse du gouvernement, vous pouvez lire notre précédents billets de blog sur PRISM, l’opposition à la surveillance de masse de l’internet et la transparence dans l’utilisation de la surveillance.

Vous pourrez trouver plus d’informations dans ces questions couramment posées, sur Wikimedia.org. Le document de l’action en justice déposée est disponible au bout de ce lien.

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La cuisine africaine célébrée au cours d’un concours photographique

actualités - 18 février, 2015 - 20:47

Je suis fière d’annoncer les prix du jury du concours Wiki Loves Africa. Le premier prix est attribué à Terrence Coombes de Tanzanie pour la photo Nutmeg Ready.

Wiki Loves Africa Cuisine : mettre en valeur la culture culinaire africaine

Le concours photographique international, Wiki Loves Africa (voir précédent blogue sur le sujet) s’est déroulé durant les mois d’octobre et de novembre 2014 à travers toute l’Afrique et au-delà. Il portait sur la cuisine au sens large : ce que nous mangeons, comment cela est préparé, à quoi cela ressemble, comment et où se déroulent les repas, et d’une façon générale, comment l’alimentation reflète les diverses cultures de ce continent si complexe. Les images furent téléchargées sur Wikimedia Commons, la médiathèque associée à Wikipedia, afin d’illustrer des articles déjà existant dans Wikipedia ou autres projets Wikimedia, ou pour stimuler la création de nouveaux articles. Les images données sont utilisables librement par tous, sous la licence Creative Commons CC BY SA 4.0.

Le concours Wiki Loves Africa fut co-organisé par Isla (Sud-Africaine) travaillant à l’Africa Centre en Afrique du Sud et par Florence (aka Anthere, française, membre de Wikimedia France). Wiki Loves Africa est financé par la Wikimedia Foundation et la Fondation Orange.

Le concours est devenu une célébration visuelle inédite de l’universalité de la nourriture et de la diversité des pratiques traditionnelles et contemporaines relatives à notre alimentation. Nous sommes fières d’annoncer les photos gagnantes du concours Wiki Loves Africa, sélectionnées par un jury international constitué de Wikimediens, de photographes et de professionnels du monde culinaire.

Accroître le contenu libre sur Wikimedia Commons et augmenter la visibilité des projets Wikimedia en Afrique

Wiki Loves Africa a bénéficié de l’action locale de divers groupes (Wikimedia Chapter, Wikimedia User Group reconnus ou groupes de wikimédiens) sur le terrain en Côte d’Ivoire, Ghana, Egypte, Ethiopie, Malawi, Afrique du Sud, Tunisie, Algérie ou Ouganda. Ces groupes de bénévoles ont organisé divers évènements autour de la thématique du concours. Au total, 27 évènements ont été organisés sur la période de 2 mois pour stimuler la participation au concours et la découverte des projets Wikimedia : trois séances de cuisine ont été organisées pour la plus grande joie des participants, ainsi que des photo-hunts (comme par exemple dans des marchés), des sessions de formation à Wikimedia Commons ou des séances de téléversement collectives. Trois conférences de presse ont également été organisées et ont permis d’obtenir une visibilité dans les médias, ce qui a non seulement stimulé la participation, mais également apporté un éclairage supplémentaire aux projets Wikimedia dans les pays concernés.

 

 

Au cours de la compétition, 6 116 images ont été téléversées par 873 contributeurs uniques issus de 49 pays. Les pays ayant montré le plus fort taux de participation sont la Côte d’Ivoire, le Ghana, la Tunisie, l’Ouganda, l’Égypte, le Maroc et l’Afrique du Sud (ce qui correspond peu ou prou aux pays dans lesquels des équipes de Wikimédiens se sont impliqués). Nous avons également pu nous réjouir de réponses enthousiastes et de bons taux de participation au Nigeria, au Kenya et en Tanzanie, malgré l’absence d’événements locaux dans ces pays.

Les entrées les plus délicieuses…

Les photos téléversées dans le cadre de Wiki Loves Africa ont été étudiées par un jury d’experts constitués de Wikimédiens, de photographes et de professionnels de l’art culinaire. Ce jury incluait Carianne Wilkinson (South Africa), Paul Sika (Côte d’Ivoire), Africa Melane (South Africa), Pierre-Selim Huard (France), Pierre-Yves  Beaudoin (France), Habib M’henni (Tunisie), and Mike Peel (United Kingdom). Après d’amples réflexions, notre jury a porté son choix sur les photos suivantes :

Le premier prix est attribué à Terrence Coombes de Tanzanie pour la photo Nutmeg Ready.

Le deuxième prix revient à la photographie Egyptian Grains de Dina Said Eid, d’Egypte.

Le troisième prix récompense Natnael Tadele d’Ethiopia pour la photographie Girls Cleaning Coffee.

Les prix offerts aux gagnants sont :

  • 1er prix : Samsung Galaxy Note 4 + Star Fish : Top 10 Sustainable Fish by Daisy Jones and Lazy Days by Phillipa Cheifitz (un livre publié et offert par Quivertree) + a Wiki Loves Africa t-shirt + version imprimée de la photo gagnante
  • 2e prix : Sony Xperia Z3 Compact + The Karoo Kitchen : Heritage recipes and true stories from the heart of South Africa, by Sydda Essop and The Bo-Kaap Kitchen (publié et offert par Quivertree)  + Wiki Loves Africa t-shirt + version imprimée de la 2ème photo gagnante
  • 3e prix : un bon d’achat Amazon de  US$200 + The Bo-Kaap Kitchen and Lazy Days by Phillipa Cheifitz (publié et offert par Quivertree) + Wiki Loves Africa t-shirt + version imprimée de la 3ème photo gagnante
  • Prix de la Communauté : un bon d’achat Amazon de  US$200 + Wiki Loves Africa t-shirt + version imprimée de la photo gagnante du prix de la Communauté
Votez pour le prix de la Communauté !

Le prix de la Communauté n’a pas encore été finalisé. Le processus de sélection propose à la communauté Wikimedia de choisir leur photographie préférée dans une liste de 20 photos présélectionnées par le jury. Les votes peuvent être soit postés sur une page dédiée sur Wikimedia Commons, soit sur le compte Facebook du concours, soit sur twitter en indiquant dans le message : #communityvote #wikilovesafrica #[la lettre de la photo choisie]. Le vote pour le prix de la communauté sera clos mercredi 25 février 2015 à 24h UTC+1.

Félicitations aux vainqueurs et merci à tous ceux qui ont aidé !

Liens utiles

Le site : www.wikilovesafrica.org

Facebook : www.facebook.com/WikiLovesAfrica

Twitter : https://twitter.com/wikilovesafrica

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Propos rédigés par Florence Devouard (membre de Wikimedia France et chef de projet Wiki Loves Africa)

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Quelle taille prendrait Wikipédia si on l’imprimait ?

actualités - 2 février, 2015 - 10:00

Depuis sa création, Wikipédia n’a cessé de grandir, dans des proportions inimaginables à ses débuts. Au départ comparé aux autres encyclopédies existantes, elle les a rapidement dépassés en taille et en couverture pour redéfinir le standard encyclopédique actuel.

De fait, Wikipédia n’a plus commune mesure avec les encyclopédies qui furent imprimées sur papier. Là où Britannica — la plus ancienne et sans doute la plus reconnue des encyclopédies — contient 40 000 articles en langue anglaise, Wikipédia contient à l’heure actuelle plus de 27 millions d’articles dans plus de 250 langues, accompagné de plus de 23 millions de fichiers multimédia.

Ces chiffres sont difficiles à appréhender, comment comparer des objets aussi différents ? Britannica, dans son ultime version imprimée, occupait environ deux étagères… quelle place prendrait Wikipédia si on l’imprimait dans des conditions similaires ?

Nous avions déjà tenté de répondre à cette question en 2010, avec un dessin en 2D. Aujourd’hui, nous vous proposons une mise à jour à l’aide d’un allié inattendu : le jeu vidéo le plus vendu de tous les temps, Minecraft.

Minecraft est un jeu vidéo où le joueur peut construire des bâtiments en 3D un peu à la manière des Lego, par assemblage de blocs cubiques de différentes matières (bois, pierre, … et même un bloc « étagère de livres »). Nous allons mettre à profit ses qualités pour construire une bibliothèque virtuelle prenant la même place qu’une version papier de Wikipédia.

En partant de l’hypothèse conservatrice que chaque bloc étagère dans Minecraft peut contenir 10 000 articles et en arrangeant ces blocs sur deux rangées superposées, on peut construire un bâtiment de bibliothèque à deux étages qui (une fois rendu à l’aide d’un visualiseur à lancé de rayon), ressemble à ça :

Aperçu de l’intérieur d’un bâtiment contenant une Wikipédia imprimée… en Minecraft.

Dans cette approche, Britannica occupe 4 blocs, là où Wikipédia en occupe plus de 2300 :

L’encyclopédie Britannica, représentée par 4 blocs dans l’univers Minecraft.

Dans l’article de 2010, nous répartissions les articles en différentes catégories, suivant l’étude scientifique d’Aniket Kittur et ses collègues (1). Ici, nous utilisons une étude menée par  Jacopo Farina et ses collègues (2), plus récente et menée sur des bases un peu différentes. Les étagères sont donc classées selon les thèmes dégagés par cette dernière étude (histoire, sciences, géographie, etc.) dans des zones agrémentées de tapis colorées. Les drapeaux anglais indiquent les rangées d’étagères occupées par les articles anglophones (les autres langues ne sont pas indiquées, l’anglaise étant la plus représentée au sein de l’encyclopédie).

À titre d’exemple, les articles traitant de géographie et de lieux (le plus grand thème) prennent plus de 17 longues rangées sur un tiers de la largeur du bâtiment, dont trois seulement sont en langue anglaise :

Vue sur la zone « géographie et lieux ».

Le rez-de-chaussé est occupé par les articles de Wikipédia proprement dit, le premier étage par la médiathèque « Wikimedia Commons » :

Vue générale avec le premier étage, contenant Wikimédia Commons.

La vidéo ci-dessous vous invite à une promenade dans le bâtiment :

Wikipédia construite en Minecraft from Noj Han on Vimeo.

Si vous disposez vous-même d’une copie de Minecraft, vous pouvez également y explorer la bibliothèque Wikipédia en y installant les  fichiers sources : Wikipedia-Minecraft.zip. Décompressez cette archive dans le répertoire « data/saves » de votre installation.

Merci à Amélie, Clémence et Claire pour leur précieuse aide lors de la réalisation de cette construction.

Sources
    1. Aniket Kittur, Ed H. Chi, and Bongwon Suh, What’s in Wikipedia?: Mapping Topics and Conflict using Socially Annotated Category Structure. In Proceedings of the 27th international Conference on Human Factors in Computing Systems (Boston, MA, USA, April 04 – 09, 2009) — CHI ’09. ACM.
    2. Jacopo Farina, Riccardo Tasso and David Laniado, Automatically assigning Wikipedia articles to macrocategories. In Proceedings of the 22nd ACM conference on Hypertext and hypermedia (Eindhoven, The Netherlands, June 6-9, 2011) — HT’11. ACM.
    3. reportcard.wmflabs.org
    4. stats.wikimedia.org
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Lancement des ateliers WikiCheese

actualités - 28 janvier, 2015 - 10:00

Interview pour la télévision allemande ZDF

Le premier projet de crowdfunding de l’association Wikimédia France a été un franc succès. Du 24 novembre 2014 au 1er janvier 2015, la campagne a permis de collecter 7345 € sur la plateforme Kisskissbankbank. 114 personnes ont soutenu financièrement le projet et de nombreuses autres ont relayé les messages de la campagne sur les réseaux sociaux. La couverture presse a également été importante. Pas moins de 53 articles ont été consacrés à WikiCheese dans 17 pays.

Le projet va se décliner en 18 ateliers photo-dégustation dans les locaux de l’association à Paris. Le premier atelier qui s’est tenu vendredi 23 janvier a réuni une vingtaine de personnes. À l’occasion du lancement du projet, les médias sont venus nombreux. Des donateurs étaient également présents ainsi que les wikimédiens.

Entre deux interviews, nous avons photographié la fourme d’Ambert, l’époisse, le laguiole, le banon, le livarot, le massipou, l’emmental, le pouligny-saint-pierre, un fromage de chèvre cendré, et un le fromage anglais, le stilton. Les images sont en cours de traitement et viendront rapidement enrichir Wikimedia Commons.

Suivez l’avancement du projet sur Wikipédia:WikiCheese et retrouvez les photos de la soirée sur Commons ici !

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Mise en place d’une WikiPermanence à l’Université Pierre-et-Marie-Curie à Paris

actualités - 20 janvier, 2015 - 17:07

Une WikiPermanence est une rencontre physique entre des wikipédiens chevronnés et de nouveaux ou futurs wikipédiens qui souhaitent acquérir des connaissances et des conseils sur le fonctionnement de Wikipédia. Il ne s’agit pas d’une simple rencontre entre wikipédiens : la WikiPermanence est là pour répondre aux questions, permettre des démonstrations, offrir une aide aux premiers pas et, si cela se fait régulièrement, permettre un suivi. Une quinzaine de Wikipermanences ont déjà lieu régulièrement dans toute la France, que ce soit dans des tiers-lieux, chez des partenaires, ou encore au sein de médiathèques.

WikiPermanence à Rennes en 2012. Trizek, CC-By-SA.

Afin de faciliter l’appropriation de Wikipédia comme ressource documentaire, Wikimédia France et la Bibliothèque Universitaire Pierre-et-Marie-Curie s’associent pour mettre en place une WikiPermanence à la Bibliothèque de Chimie Enseignement, chaque premier mardi du mois à la pause méridienne.

Chaque session sera organisée autour d’un thème intéressant les étudiants. La première WikiPermanence se tiendra ainsi le mardi 3 février de 12h à 13h30, et s’intéressera notamment à la question « Être étudiant en sciences et contributeur Wikipédia ? ». D’autres thèmes sont pressentis pour les sessions suivantes, comme la fiabilité des articles, ce que signifie la publication sous licence libre…

N’hésitez pas à venir avec votre ordinateur portable, votre clé USB, vos questions ou même simplement par curiosité, c’est libre et gratuit !

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Le 1er Festival du Domaine Public soutenu par Wikimédia France

actualités - 16 janvier, 2015 - 16:02

C’est quoi le Festival du Domaine Public ?

“Les œuvres du domaine public, lorsqu’elles sont numérisées, sont accessibles à tous ; elles peuvent être diffusées, échangées, modifiées librement. C’est un vaste patrimoine commun que chacun peut redécouvrir, s’approprier et réinventer comme bon lui semble.
Le domaine public réalise ainsi sa promesse : donner aux œuvres une « seconde vie », en permettant à tout un chacun d’y accéder sans demander d’autorisation ni de payer de droits.
Ce festival, [lancé par Alexis Kauffmann et Véronique Boukali, tous deux membres de Wikimédia France], se donne pour but de sensibiliser le plus grand nombre à l’importance et à la richesse du domaine public, par un ensemble de manifestations à la croisée de la culture, des nouvelles technologies et de la création.”

Pour retrouver tous les événements du Festival, et notamment ceux dans lesquels l’association s’implique, rendez-vous sur : http://festivaldomainepublic.org/ et sur Twitter : @dpfestival

 

 Source: http://festivaldomainepublic.org/a-propos.html

Un soutien de communication  en s’associant avec une école de design à Paris

Wikimédia France soutient ce premier “FDP” de plusieurs manières… et notamment à travers un partenariat avec l’Ecole supérieure des arts et techniques (ESAT) et ses étudiants pour la création d’une charte graphique. Jean-Philippe, chargé de communication chez Wikimédia France, a donc animé les étudiants autour d’un défi : la création d’une identité visuelle cohérente et attractive pour le grand public. Nicolas De Palmaert, Graphiste et professeur à l’école a accompagné pendant plusieurs semaines une dizaine d’étudiants dans le processus créatif. Véronique et Alexis ont également participé aux séances de briefing des étudiants, pour leur transmettre leur vision de ce festival. Il a accepté de répondre à nos questions.

Benchmark à l’ESAT – Jean-Philippe WMFr – CC-BY-SA

Interview de Nicolas De Palmaert :

  • Bonjour Nicolas, pouvez-vous vous présenter rapidement ?

Bonjour, j’ai 37 ans. Je suis graphiste depuis 13 ans. Diplômé des Arts-Déco de Paris je travaille actuellement comme indépendant dans un atelier de création graphique et de scénographie dans le 93. Je suis aussi prof de graphisme depuis une dizaine d’année. (EPSAA, atelier Hourdé etc…)

  • Pourquoi votre participation à la création de l’identité visuelle du Festival du domaine public vous tenait tant à coeur ?

C’est d’abord un projet ambitieux. Ca me plait. C’est aussi une réflexion contemporaine sur le design et les droits d’auteur au cœur de l’actualité. Pour les élèves c’est une opportunité de rencontrer les acteurs du monde numérique. C’est leur avenir.

  • Vous êtes un passionné d’histoire de l’art et de design. Manager des étudiants sur un tel projet, en collaboration avec Wikimédia France, fut une bonne expérience pour vous ?

Bien sûr, ce fut une très bonne expérience, un échange fructueux pour être plus précis. L’équipe de Wikimédia France a été très investie auprès des élèves tout au long du processus de création, ce qui a été très apprécié. Et les élèves ont apporté tout leur talent et ont été très pro.

  • Vous êtes l’invité de Wikimédia France pour présenter deux personnalités entrants dans le Domaine Public le 30 janvier 2015 à la Gaîté Lyrique, un petit mot ?

Edward Johnston et Glovanni Mataloni sont les vraies vedettes ! Je ne suis que « l’aboyeur ».

  • Le mot de la fin ?

Il y a encore de nombreuses personnalités a faire découvrir. Le graphisme étant un métier jeune, on a de belles années devant nous !

Des propositions professionnelles et intéressantes de la part des étudiants :

Durant plusieurs semaines, les étudiants ont travaillé sur différentes pistes créatives, avec différentes méthodes et moyens techniques et artistiques. Le jury, constitué de Véronique Boukali, Alexis Kauffman et Jean-Philippe Kmiec, ont évalué et écouté les étudiants présenter leurs projets.

Les propositions graphiques des étudiants – Jean-Philippe WMFr – CC-BY-SA

D’autres propositions des étudiants… – Jean-Philippe WMFr – CC-BY-SA

 

 

 

 

 

 

 

Interview des gagnantes, Manon Darcel et Lucie Broulou :

  • Bonjour, pouvez-vous vous présenter ?
 Lucie Broulou, 24 ans, étudiante à l’ESAT en deuxième année de communication visuelle et Manon Darcel, 22 ans, étudiante à l’ESAT en deuxième année de communication visuelle.

  •   Connaissiez-vous le domaine public avant votre participation au concours ?
 Nous connaissions le domaine public avant la participation au concours, mais nous ne mesurions pas du tout l’importance de cette source d’informations! En effet, c’est un accès à la culture sans limites qui se renouvelle chaque année et nous n’en avions pas conscience.

  • Qu’avez-vous voulu exprimer dans vos créations ?
Notre concept est basé sur l’ouverture, l’accès à la culture que propose le domaine public. Nous avons pour cela utilisé le « C » barré du copyright. Au lieu de fermer le « C » par cette barre, nous avons préféré l’ouvrir vers des ondes qui se propagent sur l’artiste et son oeuvre, ainsi que vers l’avenir. C’est une façon de célébrer l’entrée des artistes dans le domaine public, plutôt que l’anniversaire de leur disparition.

  •  Qu’avez-vous retenu de cette expérience ?
Nous avons beaucoup appris de cette expérience: cela nous a permis de faire partie d’un projet professionnel dans le cadre de notre école. Nous avons dû faire face aux difficultés imposées par certaines contraintes, le tout en équipe. Il y avait un vrai enjeu: des clients à ne pas décevoir. On n’était plus dans le cadre de nos études. De plus, ce projet nous concerne particulièrement car il s’agit d’un accès nouveau à la culture et à l’Art. Cela demandait un travail d’organisation, de coopération, de création qui s’avère très complet et important pour notre formation.
  •  Le mot de la fin ?
Merci à tous ceux qui nous ont permis de participer à ce projet, et qui nous ont fait confiance!

Affiche officielle du Festival Du Domaine Public – Manon Darcel & Lucie Broulou – CC-BY-SA

Les organisateurs du Festival, Wikimédia France ainsi que tous les partenaires remercient chaleureusement les étudiants ainsi que la direction de l’école Atelier Hourdé pour leur participation.

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Wikimédia France crée son conseil scientifique

actualités - 12 janvier, 2015 - 14:30

Rémi Mathis a été président de l’association de 2011 à 2014. Il a choisi de se retirer lors de la dernière assemblée générale mais a été chargé par le nouveau président Christophe Henner de  fonder un Conseil scientifique de Wikimédia France, qui se réunira pour la première fois cette  semaine. Il nous en dit plus sur cette initiative.

Wikimédia France : Tu as quitté la présidence de Wikimédia France à l’automne dernier après plus de 3 ans comme président et 5 au conseil d’administration, mais tu n’es pas resté inactif puisque ton rôle a été de créer un « Conseil scientifique » ?

Photo: Hubert Nicanor – CC-By-SA

Rémi Mathis : Effectivement : cela faisait plusieurs années que nous y réfléchissions au sein du conseil d’administration. Il nous semblait important d’ouvrir Wikimédia France à des réflexions venues de personnes qui ne sont pas directement impliquées dans les actions menées de manière quotidienne. Le recul qu’a permis la grande réorganisation interne de l’association en 2013-2014 nous a donné cette liberté ; Wikimédia France a beaucoup mûri et c’était donc le bon moment pour se lancer.

Qui sont les membres de ce conseil scientifique ?

Nous avons voulu un comité assez restreint afin qu’il s’agisse d’un véritable lieu de réflexion, avec des rencontres régulières, et non d’un simple “comité théodule” ou d’un lieu de prestige. Les  membres ont été choisis pour leurs compétences diverses qui constituent des apports différents mais fondamentaux pour Wikimédia France.

Les voici, par ordre alphabétique :

  • Dominique Cardon, sociologue au laboratoire d’Orange Labs et professeur associé à l’université de Marne-la-Vallée
  • Camille François, Fellow au Harvard Law School’s Berkman Center for Internet and Society
  • Laurent Le Bon, conservateur général du patrimoine, président du musée national Picasso-Paris
  • Frédéric Martel, journaliste, écrivain, producteur à France Culture
  • moi-même, Rémi Mathis, ancien président de Wikimédia France, historien, conservateur des bibliothèques
  • Louise Merzeau, maître de conférence en sciences de l’information à l’université Paris Ouest
  • Henri Verdier, directeur d’Etalab, Chief Data Officer de la France
  • Cédric Villani, mathématicien, lauréat de la médaille Fields

 

Bien sûr, la plupart des membres suivent les projets depuis longtemps et leur sont très favorables, mais la plupart ne s’étaient jamais impliqués dans le mouvement Wikimédia auparavant.
Nous avions même convié à ce conseil des personnes célèbres pour leur opposition à Wikipédia – comme Pierre Assouline, qui a hélas décliné – car un regard critique est toujours très enrichissant. Nous ne désirons pas recréer de l’entre-soi mais progresser ensemble.

Comment ce conseil prend-il place dans la gouvernance de Wikimédia France ?

Son rôle n’est pas du tout de prendre des décisions, il n’est pas un nouveau conseil d’administration [1]. Il sera plutôt là pour donner son avis sur les actions menées, à partir des documents produits par l’association et en collaboration avec le CA et les salariés, pour proposer un regard extérieur qui enrichisse la réflexion et évite de penser en vase clos qui peut être asséchant. Les experts qui le composent seront par ailleurs chargés de repérer et de proposer des opportunités pour l’association, car ils sont les plus à même de voir se dessiner des tendances à étudier et à suivre.

Quelles sont les prochaines étapes ?

La première réunion du conseil se tiendra le jeudi 15 janvier dans les locaux de Wikimédia France, en présence de la directrice exécutive et de membres du CA. Ce sera l’occasion de mettre au point un programme de travail : les réflexions pourront alors se fonder sur le projet stratégique de l’association et sur les éléments précis que nous rédigeons chaque trimestre pour rendre compte de l’emploi du budget.

Wikimédia France remercie chaleureusement les nouveaux membres du conseil scientifique pour leur implication à venir dans les projets de l’association.

[1] Wikimedia France  est administrée par un conseil de 12 membres maximum, élus pour deux ans par les adhérents de l’association réunis lors de l’assemblée générale annuelle. Renouvelé lors de l’Assemblée générale du 11 octobre 2014, le conseil d’administration est actuellement composé de douze membres. Plus d’informations : http://www.wikimedia.fr/conseil-dadministration        Articles pouvant vous intéresser:

Un anonyme

Ils ont fait un don - 25 septembre, 2012 - 09:44
(don de 30 euros) Félicitations, Persévérez!!!

Fabien Auréjac

Ils ont fait un don - 17 septembre, 2012 - 21:04
(don de 7 euros) Wikipedia m'aide beaucoup dans les domaines de connaissances que je veux approfondir.

Francois GERARD

Ils ont fait un don - 13 septembre, 2012 - 23:18
(don de 100 euros) bravo pour cette belle réalisation!

Damien Helleboid

Ils ont fait un don - 9 septembre, 2012 - 13:31
(don de 30 euros) Thanks for the great source of knowledge that is wikipedia, keep up the good work!

Un anonyme

Ils ont fait un don - 7 septembre, 2012 - 10:23
(don de 10 euros) Bravo pour votre travail depuis des années, car ce travail c'est aussi donner un sentiment d'existence à ceux qui n'ont pas le sentiment d'exister aux yeux des ignorants, God Bless, -NARCISSE RAP-

Un anonyme

Ils ont fait un don - 5 septembre, 2012 - 18:32
(don de 30 euros) Merci à la fondation et aux contributeurs !

André Hillaire

Ils ont fait un don - 4 septembre, 2012 - 15:09
(don de 100 euros) Démocratiser le savoir , quelle belle idée ;-)

mauricette fauvet

Ils ont fait un don - 4 septembre, 2012 - 13:45
(don de 30 euros) bonjour a laura ma fille