La mission « Acte II de l’exception culturelle » a rendu son rapport le lundi 13 mai. Wikimédia France avait été auditionnée en octobre 2012 afin de faire part de sa vision des choses.
Nous avions alors souligné que nous ne désirions pas intervenir sur les questions de piratage ou de financement de la création, qui ne concernent pas les projets Wikimedia de manière directe.
En revanche, nous sommes heureux de lire dans ce rapport que l’importance du domaine public pour la diffusion de la culture et de la connaissance, comme base pour la création actuelle et comme support d’une activité économique à venir a été entendue.
La commission préconise ainsi une définition positive du domaine public dans la loi française et affirme : « la loi doit empêcher que la simple reproduction numérique, sans ajout de services nouveaux, donne lieu à l’apparition de nouveaux droits exclusifs, au titre du droit de la propriété intellectuelle ou de droits connexes, tel le droit des bases de données ».
Nous nous félicitons de cette prise de position, qui représente la position officielle de Wikimédia et qui permettra d’enfin donner à la culture française la place qu’elle mérite sur les réseaux. La richesse doit être créée en inventant des services qui mettent en valeur les œuvres et leur numérisation, mais sans jamais s’opposer à la diffusion et à l’appropriation de ces œuvres.
Nous avons également été sensibles à la volonté marquée de promouvoir l’usage des licences libres – encore que le flou demeure sur les moyens mis en œuvre, et sur l’identité de ces licences (toutes les licences Creative Commons ne sont pas des licences libres au sens propre). Il semble en tout cas raisonnable (proposition 78) qu’un projet subventionné par de l’argent public donne lieu à des productions qui reviennent au public, qui soient réutilisables par lui, et donc qu’elles soient placées sous licence libre.
Le passage sur le nécessaire partage des métadonnées montre que les enjeux d’interconnexion des ressources ont été compris, travail dans lequel Wikimédia prend également toute sa part, étant à la fois producteur et utilisateur de métadonnées extérieures.
Nous regrettons en revanche que la liberté de panorama ne fasse pas partie des propositions d’aménagement du code de la propriété intellectuelle, alors même qu’une directive européenne l’a proposée il y a plus de dix ans et que cette exception existe dans la quasi-totalité des pays européens, sans aucune conséquence négative connue. Une telle mission aurait également pu être l’occasion de repenser le droit d’auteur des fonctionnaires afin que ce qui est produit par la fonction publique bénéficie pleinement à tous en appartenant automatiquement au domaine public − ce qui est le cas dans certains pays.
Articles pouvant vous intéresser:Le Public Domain Remix est un concours, organisé par l’Open Knowledge Foundation France et Wikimédia France, qui vise à donner une nouvelle vie au domaine public en encourageant le remix créatif d’œuvres qui ne sont plus protégées par le droit d’auteur. L’objectif est de valoriser le domaine public en montrant ce qui peut effectivement être fait avec ces œuvres.
Photo Primavera de Filippi - CC-BY-SA
Le concours vise à promouvoir l’utilisation et la réutilisation des œuvres du domaine public en favorisant la transmedialité : plutôt que de maintenir le même medium, le public est encouragé à passer d’un medium à l’autre (par exemple, remixer une œuvre littéraire en musique, une photographie en sculpture, etc.). Pour cela, le Public Domain Remix est divisé en cinq catégories: Arts plastiques, Littérature, Musique, Vidéo et Technique.
Pour célébrer le lancement de ce concours, un événement spécial a été organisé lors du OuiShare Festival au Cabaret Sauvage, le samedi 4 mai 2013 de 14h00 à 17h30.
Plusieurs artistes ont été invités à présenter leurs travaux et à expliquer leur démarche artistique autour du concept du remix. Ces artistes sont intervenus en tant que médiateurs entre les œuvres et le public, qui a été invité à remixer le domaine public, soit en travaillant individuellement sur une œuvre soit en contribuant à la création d’une œuvre collaborative. Chaque artiste a animé un ou plusieurs ateliers dans le but d’encourager le public à remixer les œuvres proposées de manière innovante et créative, tout en partageant ses propres idées et compétences, en présentant les outils qui peuvent être utilisés pour remixer un certain type d’œuvres, et en expliquant au public comment utiliser ces outils.
Les différents artistes reviennent sur les ateliers qu’ils ont animés :
Atelier littéraire (Olivier Vilaspasa)
Nous avons mis en place un workshop collaboratif à partir d’un livre, le Traité d’économie politique (1841) de l’économiste Jean-Baptiste Say – dans le but d’apporter une « prédiction » sur l’avenir à une question donnée. Le public était invité à couper un ensemble de textes (littéraires, économiques, artistiques, etc) pour alimenter en sujets, verbes, ou compléments des réservoirs mis à disposition.
Le public pose une question (qui reste cachée) et la réponse est donnée par le biais d’un tirage aléatoire, en puisant dans les réservoirs de mots. Chaque participant est reparti avec sa « prédiction » collée mot à mot sur un page préparée à cette intention.
Atelier littéraire. Photo Primavera de Filippi (CC-BY-SA)
Atelier technique (Primavera De Filippi)
Des matériaux ont été fournis au public (tels que des livres, des tirages de peintures ou des illustrations du domaine public, des cassettes ou des CD de chansons du domaine public, des vidéos, etc), ainsi que des outils (colle, ciseaux, pinces, marteaux, vis, boulons, perceuses, etc) pour permettre au public de remixer ces travaux.
Le but de l’atelier était d’encourager le public à créer des œuvres nouvelles en utilisant les œuvres du domaine public comme matière première (dans le vrai sens du terme). De nombreux collages ont été fait, ainsi que des sculptures, des histoires sont ainsi devenus des personnages, des livres ont été transformés en bateaux pirates… le tout dans une atmosphère de chaos et de fantaisie.
Atelier poétique & sonore ( David Christoffel )
Dans le domaine public, il y a des bonnes volontés qui lisent à haute voix des grands textes. Pour répliquer à une lecture du Discours de la méthode, le public a été invité à enregistrer des paroles à la volée sur les mécanismes du cerveau ou de lire des extraits d’une sélection de textes du domaine public en lien avec des situations d’arraisonnement du discours (ex. Le Guide mondain, Sur l’origine des qualités morales et des facultés intellectuelles, Dictionnaire raisonné de diplomatie). Le flux des lectures, paroles et pensées méta-cérébrales recueillies ont alors donné lieu à une sorte de dub avec des musiques du domaine public. En l’occurrence, la bien-obligée bonne volonté des participants limite le dispositif à une forme d’arrivée relativement lisse.
Atelier poétique et sonore. Photo Primavera de Filippi (CC-BY-SA)
Atelier musical (JL’z Team Factory)
Partant d’une bande son enregistrée en 1914 et restaurée (Favorite airs from The Mikado par Edison Light Opera Company), le public a été invité à l’explorer pour en sélectionner des fragments d’une ou plusieurs mesures avec le logiciel open-source Audacity. Ces différents extraits sonores ont ensuite été triturés grâce à la palette d’outils d’effets que propose ce logiciel.
Ils ont ensuite été ré-ordonnés, additionnés, empilés, faits tournés en boucle, créant de nouvelles mélodies et harmonies, un nouveau rythme, un nouvel espace, donnant ainsi une nouvelle couleur à cette musique.
Atelier de performance audiovisuelle ( Laurent Carlier)
L’atelier VJ et l’ensemble des pratiques proposées permettaient de prendre le temps de réflexion et de création autour de la notion de contribution, entre épanouissement /invention de soi et don/contre-don dans un équilibre collectif : actualisations individuelles et singularisations collectives.
Le propre de l’atelier VJ (performance audiovisuelle) est de faire vivre des archives visuelles et sonores, entre expression personnelle et sens commun, dans un processus expérimental d’échanges immédiats et par media interposés (présences, présentations et représentations dans un même mouvement). Le recyclage, la réappropriation, le détournement, est une manière de travailler la transversalité des époques, à partir d’une trace d’intention contextualisée (“œuvre”, monument, document…) dans une conscience du temps non-linéaire, en ajoutant du sens et de l’espace à l’incidence du temps de production. Ceci dans une remise en question de la pertinence des notions d’œuvre, d’originalité, et d’auteur.
Atelier musical. Photo Primavera de Filippi (CC-BY-SA)
Vous êtes à présent invités à participer au concours jusqu’au 31 décembre 2013 en envoyant des photos de vos œuvres sur le site du concours: http://france.publicdomainremix.org. Des prix seront attribués afin de récompenser les meilleures œuvres dans chacune des cinq catégories du concours : arts plastiques, littérature, musique, vidéo, et technique.
Articles pouvant vous intéresser:Wikimédia France a le plaisir d’annoncer le premier lauréat du Prix Wikimédia France de la recherche.
Il s’agit de Roy Rosenzweig pour ses travaux d’historien spécialiste de l’histoire numérique à l’université George Mason en Virginie.
Ce choix a été fait parmi une trentaine d’auteurs de publications scientifiques portant sur les projets Wikimedia et la connaissance libre. Il résulte de plusieurs mois de sélection, de discussions et de votes de la communauté Wikimedia, et de propositions faites par un jury de spécialistes.
L’histoire peut-elle être “open-source”? Wikipédia et le futur du passé(titre original : Can history be open source? Wikipedia and the future of the past)
de Roy Rosenzweig, publié dans The Journal of American History, en 2006.
Dans cet article de 2006, l’auteur a analysé Wikipédia avec un point de vue d’historien, en mettant l’accent sur l’exactitude des faits, mais aussi sur la qualité de l’écriture et le contexte historique des thèmes concernés.
Après avoir détaillé la naissance de Wikipédia et les enjeux de ce projet collaboratif, Roy Rosenzweig a comparé plusieurs entrées historiques de l’encyclopédie en ligne Encarta et de l’American National Biography Online (ANBO) avec des entrées de Wikipédia. Résultat : concernant le degré de fiabilité des articles, Wikipédia s’est révélé plus riche qu’Encarta, mais la longueur des articles n’y atteint pas le niveau de ANBO. Sur la précision des entrées, l’encyclopédie libre en ligne Wikipédia et Encarta sont équivalents.
Roy Rosenzweig a ensuite analysé l’influence de l’écriture collaborative sur la qualité des articles. Il a conclu que l’écriture collaborative à plusieurs mains est souvent moins convaincante et cohérente. Cela est dû au mélange de plusieurs styles, à une rédaction par à coups et à des intérêts et motivations divergents conduisant souvent à une moindre cohérence (comparativement aux entrées ANBO, bien conçues et rédigées par des historiens professionnels et reconnus).
Les entrées Wikipédia peuvent être, pour la plupart, exactes mais sont encore souvent mal rédigées voire historiquement non pertinentes. Roy Rosenzweig considère cependant qu’il existe un challenge consistant à associer qualité d’écriture et accessibilité.
Sur la place des historiens professionnels sur Wikipédia, il n’a aucun doute :
Est-ce que les professionnels de l’histoire doivent se joindre à ces historiens amateurs et venir écrire des articles dans Wikipédia ? Ma réponse est oui.
Pour Roy Rosenzweig, les historiens ont le devoir de contribuer à améliorer ce media très consulté et en pleine expansion afin de fournir aux utilisateurs une information de qualité. Roy Rosenzweig pense aussi que les historiens peuvent apprendre de ce modèle de production ouvert et collaboratif.
Vous pouvez consulter l’article intégral de Roy Rosenzweig (en anglais), sa traduction en français et une synthèse de ses travaux.
Site Internet dédié au Prix Wikimédia France de la recherche : http://researchaward.wikimedia.fr
Roy Rosenzweig est décédé en 2007. Wikimédia France accordera la récompense de 2 500 euros au Roy Rosenzweig Center History and New Media qu’il a fondé en 1994.
Par ce prix international de la recherche sur Wikipédia et la connaissance libre, Wikimédia France souhaitait mettre en valeur des travaux de recherche notamment dédiés à Wikipédia, et leur offrir une plus large visibilité auprès de l’ensemble de la communauté Wikimedia. Une nouvelle édition du Prix aura lieu en 2014.
Articles pouvant vous intéresser:Wikimedia France strongly condemns pressure on Wikipedia sysop by French homeland intelligence agency (DCRI)
Paris, Saturday 6 April 2013 −
In early March, the DCRI (Direction Centrale du Renseignement Intérieur) contacted the Wikimedia Foundation, the non-profit organization which hosts Wikipedia. They claimed that an article on the French-language Wikipedia about a French military compound contained classified military information, and demanded its immediate deletion. The Wikimedia Foundation considered that they did not have enough information and refused to grant their request.The Wikimedia Foundation has often collaborated with public authorities to follow legal decisions. It receives hundreds of requests every year asking for the deletion of articles, and always complies with clearly motivated requests.
Unhappy with the Foundation’s answer, the DCRI summoned a Wikipedia volunteer in their offices on April 4th. This volunteer, which was one of those having access to the tools that allow the deletion of pages, was forced to delete the article while in the DCRI offices, on the understanding that he would have been held in custody and prosecuted if he did not comply. Under pressure, he had no other choice than to delete the article, despite explaining to the DCRI this is not how Wikipedia works. He warned the other sysops that trying to undelete the article would engage their responsability before the law.
This volunteer had no link with that article, having never edited it and not even knowing of its existence before entering the DCRI offices. He was chosen and summoned because he was easily identifiable, given his regular promotional actions of Wikipedia and Wikimedia projects in France.
Wikimedia France cannot understand how bullying and coercitive methods can be used against a person dedicated to promote the freedom and knowledge. As Wikimedia France supports free knowledge, it is its duty to denounce such acts of censorship against a French citizen and Wikipedia editor.
Has editing Wikipedia officially become risky behaviour in France? Is the DCRI unable to enforce military secrecy through legal, less brutal methods?
Let us remember that the article has been available for many years without raising any problems until these last few days.Intimidation is not the right way to enforce military secrecy in France, and the Internet is not a place that has to be regulated in such a brutal manner. We believe the DCRI has other ways to enforce the law. We hope that an independent investigation will clear up the recent events. France is a legal state, where national security should not be ensured through such measures.
About Wikipedia Wikipedia is an encyclopedic, collaborative and freely shared website. Each contributor is invited to share his/her knowledge and is responsible about its contributions. Wikipedia and the other projects operated by the Wikimedia Foundation receive more than 488 million unique visitors per month, making them the fifth-most popular web property worldwide (comScore, January 2013). Available in 285 languages, Wikipedia contains more than 25 million articles contributed by a global volunteer community of roughly 80,000 people.About Wikimedia Foundation The Wikimedia Foundation is the non-profit organization that operates Wikipedia, the free encyclopedia. Based in San Francisco, California, the Wikimedia Foundation is an audited, 501(c)(3) charity that is funded primarily through donations and grants.
About Wikimédia France Wikimédia France is a charity which supports the Wikimedia projects in France. Wikimedia does not host nor edit Wikipedia: if some members are also Wikipedia contributors, the charity never intervenes in Wikipedia. It is independent from Wikimedia Foundation.
Contact : presse@wikimedia.fr Christophe Henner : (+33) 06 29 35 65 94 Articles pouvant vous intéresser:
Paris, le samedi 6 avril 2013 – Wikimédia France tient à signifier sa totale incompréhension et sa stupeur face aux agissements dont a été victime un administrateur de Wikipédia de la part d’agents de la Direction Centrale du Renseignement Intérieur (DCRI), ce jeudi 4 avril 2013.
Read in english
La DCRI a contacté début mars la Wikimedia Foundation, organisation à but non lucratif et hébergeur de Wikipédia, au sujet d’un article publié dans la Wikipédia en français et concernant une installation militaire française. La DCRI estimait que cet article portait atteinte au secret de la défense nationale, et exigeait la suppression immédiate de l’article. La Wikimedia Foundation a opposé un refus aux exigences de la DCRI, considérant qu’en l’état des informations qui lui étaient fournies, rien ne permettait de déterminer le caractère litigieux de l’article incriminé.
La Wikimedia Foundation est habituée à collaborer sur requête judiciaire avec les autorités des différents pays de diffusion de Wikipédia. Elle reçoit des centaines de demandes de retrait de contenu chaque année, et coopère de son mieux pour régler ce genre de problèmes lorsque les requêtes sont claires et juridiquement motivées.
Insatisfaite de cette décision, la DCRI a convoqué dans ses locaux, ce jeudi 4 avril 2013, un contributeur bénévole de Wikipédia, faisant partie des personnes ayant accès aux outils pour supprimer des pages sur l’encyclopédie. Ce bénévole a été contraint de supprimer devant les agents l’article incriminé, sous peine d’être placé sur le champ en garde à vue et mis en examen, et ce en dépit de ses explications sur le fonctionnement de Wikipédia. Devant les pressions exercées, il n’a pu faire autrement que de s’exécuter et de prévenir les autres administrateurs qu’ils risquaient le même traitement en cas de restauration de l’article. Ce bénévole n’a aucun rapport avec l’article incriminé : il n’est pas l’auteur du contenu de l’article concerné, et a découvert son existence dans les locaux de la DCRI.
Ce bénévole a été visé et convoqué parce qu’il était facilement identifiable publiquement, par ses actions régulières de promotion de Wikipédia et des projets Wikimedia en France.
Wikimédia France ne comprend pas et n’admet pas que l’on utilise intimidation et méthodes expéditives contre un bénévole œuvrant pour un accès libre et gratuit à la connaissance pour le plus grand nombre.
Wikimédia France a pour objectif de soutenir la connaissance libre, et a le devoir de dénoncer les actions de censure et d’intimidations menée contre des citoyens français donnant de leur temps pour cette œuvre collective, ce bien commun qu’est Wikipédia.
Contribuer à Wikipédia doit-elle devenir une activité risquée en France ? La DCRI n’a-t-elle pas l’arsenal juridique nécessaire pour faire respecter si besoin le secret militaire par des méthodes moins brutales ? Nous l’espérions.
Il peut être rappelé également que le contenu de l’article incriminé était disponible sur Wikipédia depuis plusieurs années et qu’il ne semblait pas jusqu’alors poser de problèmes particuliers.
Ces intimidations ne sont certainement pas nécessaires pour faire respecter le secret militaire en France et cette vision d’un internet à réguler brutalement n’est et ne sera jamais notre vision et celle partagée par les contributeurs de Wikipédia. Nous pensons que contribuer à Wikipédia est une activité généreuse et bénévole. Chacun est responsable de ce qu’il écrit, mais la DCRI a très certainement d’autres méthodes à employer pour faire respecter le droit. Nous espérons qu’une enquête indépendante pourra faire la lumière sur ces méthodes et cette affaire. La France est un état de droit où la régulation liée à des motifs de sécurité nationale ne devrait pas s’excercer par de telles mesures inqualifiables.
À propos de Wikipédia
Wikipédia est un site internet à vocation encyclopédique, collaboratif et diffusé sous licence libre. Chaque contributeur de Wikipédia est invité à partager ses connaissances et est responsable du contenu qu’il produit. Wikipédia est consultée chaque mois par près de 500 millions de visiteurs dans le monde, dont 20 millions en France. Elle est écrite par des milliers de contributeurs volontaires et bénévoles. Wikipédia en français compte aujourd’hui plus d’ 1,3 millions d’articles.
À propos de la Wikimedia Foundation La Wikimedia Foundation est une fondation américaine sans but lucratif fondée en 2003. La Wikimedia Foundation est hébergeur des projets Wikimédia, dont Wikipédia fait partie.
À propos de Wikimédia France Wikimédia France est une association loi de 1901 qui vise à soutenir et promouvoir les projets Wikimédia, dont Wikipédia fait partie. Wikimédia France n’est en aucun cas ni éditeur ni hébergeur de Wikipédia : si certains membres de l’association sont par ailleurs des contributeurs de l’encyclopédie, l’association s’attache à ne jamais intervenir par elle-même, ou même simplement user de son influence pour faire modifier ou supprimer un article.
Wikimédia France est une association indépendante de la Wikimedia Foundation, qui est reconnue par cette dernière comme association promouvant les projets Wikimedia en France mais n’en est en aucun cas une « filiale ».
Contact : presse@wikimedia.fr Christophe Henner : 06 29 35 65 94 Articles pouvant vous intéresser:
Wikimédia France vous propose une traduction de la lettre This Month in GLAM qui répertorie l’ensemble des actions du mouvement Wikimedia avec des bibliothèques, archives et musées.
Etats-UnisLe versement sur Wikimédia Commons de fichiers issus de CardioNetworks, une fondation diffusant de l’information médicale autour de la cardiologie, se poursuit. Vous pouvez les retrouver sur leur catégorie dédiée.
Le partenariat entre la bibliothèque-musée du président Gerald R. Ford et le mouvement Wikimédia progresse, grâce notamment à la présence d’un Wikipédien en résidence. Plus de 11 000 documents ont été versés (voir leur catégorie dédiée) et des articles sur la Wikipédia anglophone vont suivre.
SuèdeDans le cadre d’un projet sur l’art public, Wikimedia Suède participe, avec le conseil national de Suède pour l’art public, à la création d’une base de données répertoriant l’ensemble des œuvres publiques de Suède.
Le musée nordique versera début mars 700 images et métadonnées en rapport avec la mode. Le musée est un habitué des versements, ayant en effet déjà libéré une partie de ses fonds en juillet 2010. Un atelier de contribution, co-organisé par le chapitre Suédois, Europeana, Europeana Fashion, l’université de Stockholm et le musée nordique permettra à des experts du musée et des étudiants dans le domaine de la mode d’enrichir les articles de Wikipédia en rapport avec le fond versé.
AllemagneUn atelier de contribution a eu lieu au village-musée de Düppel, en partenariat avec l’institution.
Grâce à un nouvel outil développé par Wikimedia Allemagne, le Berliner Münzkabinett peut maintenant relier simplement ses collections de monnaies aux articles de Wikipédia concernant leurs médailleurs respectifs.
Australie et Nouvelle-ZélandeDeux grandes conférences de bibliothécaires ont eu lieu en Australie auxquelles a participé Sue Gardner, directrice exécutive de la Wikimedia Foundation. La conférence a été l’occasion de discuter des Wikipédiens en Résidence, du partage des cultures Maori et Indigènes d’Australie et Nouvelle-Zélande ou de la manière dont la bibliothèque du Queensland a pu participer à Wikipédia et Wikimedia Commons.
Deux ateliers ont aussi été organisés, à Toowoomba et Bendigo, afin d’apprendre aux étudiants comment ils peuvent contribuer au mouvement Wikimedia et comment celui-ci fonctionne.
FinlandeWikimedia Finlande a organisé, au musée d’art moderne d’Helsinki, un atelier de contribution de 24h mêlant wikipédiens, personnel du musée et étudiants en journalisme. L’évènement est raconté en détails sur le blog du chapitre finlandais. Une conférence sur comment les institutions culturelles peuvent partager leurs données a aussi été organisée.
KosovoUne centaine de personnes se sont réunies à l’université de Pristina pour améliorer les articles Wikipedia en rapport avec le Kosovo.
MexiqueLa commission nationale mexicaine pour la connaissance et l’utilisation de la biodiversité (CONABIO) s’est engagée dans la première phase d’un travail d’enrichissement du contenu Wikimedia en rapport avec la biodiversité. Toujours dans le domaine de la biodiversité, Wikimedia Mexico a conclu un partenariat avec le WWF afin d’améliorer les articles liés aux espèces en disparition. Les photographies gagnantes de Wiki Loves Monuments sont exposées dans plusieurs écoles et universités du Mexique. Enfin, en partenariat avec la fondation Mozilla, a été organisé un atelier de traduction de logiciels libres en langues indigènes et d’écriture sur la wikipédia en espagnol d’articles sur ces langues.
Pays-BasWikimedia Nederland travaille en partenariat avec le comité national du 4 et 5 mai pour améliorer la visibilité auprès du public des monuments aux morts, notamment par la création de listes dédiées sur la wikipédia en néerlandais et l’organisation d’une chasse photographique autour du lieu de la bataille d’Arnhem.
CatalognePlus d’une centaine d’étudiants de l’université de Barcelone ont améliorés des articles des Wikipédia en catalan, castillan, anglais et français portant sur le modernisme catalan comme projet d’étude.
SuisseWikimedia CH a travaillé avec la bibliothèque centrale de Zurich afin de verser sur Commons une centaine de scans, dont les premiers sont visibles ici.
Le chapitre Suisse a aussi signé un ambitieux programme de coopération avec l’International Association for Alpine History et le Laboratorio di Storia delle Alpi (LabiSAlp) visant à publier les bulletins de le LabiSAlp sous licence libre, le versement de livres sur l’histoire des Alpes sur Wikisource, le versement sur Commons de collections iconographiques relatives à cette histoire et enfin l’amélioration des articles Wikipédia sur cette thématique. L’avancement du projet peut être suivi sur la Wikipédia en italien.
Pour la septième année, Wikimédia Commons, la médiathèque libre, choisissait son image de l’année. Cette année, il s’agit d’une photographie d’un couple de guêpiers d’Europe, réalisée par Pierre Dalous, conservateur et ornithologue au muséum de Toulouse et dans le cadre d’un partenariat avec Wikimédia France, le projet Phœbus.
Couple de guêpiers d’Europe (Merops apiaster)
(Pierre Dalous, CC-BY-SA)
Le projet Phœbus a été lancé en 2010 dans le cadre d’un partenariat général avec la ville de Toulouse et a commencé par une campagne de photographies de très haute qualité de pièces de la collection préhistorique du Muséum de Toulouse. De nombreuses photographies des autres collections du musée ont été prises également (entomologie, ichtyologie etc). Récemment, le muséum a décidé de mettre en ligne sur Wikimedia Commons une partie du Fonds Eugène Trutat, consistant en des photographies sur plaque de verre datant de la fin du XIXe siècle, avec une attention particulière aux métadonnées des photographies. Le partenariat évolue au fil des mois pour prendre davantage d’ampleur ; il incite désormais les personnels du Muséum à contribuer à Wikimedia Commons et c’est dans ce cadre que cette photographie a été prise.
Les photographies prises dans le cadre du projet Phœbus sont très régulièrement reconnues comme d’excellente qualité et illustrent de très nombreux articles dans les différentes versions linguistiques de Wikipédia. En moyenne, chaque mois plus de 3 millions de pages contenant des images du projet sont visitées sur plus de 260 versions linguistiques de Wikipédia. Toutes ces photographies sont librement diffusables, réutilisables et modifiables, puisque téléversées sous une licence libre.
L’image de l’année, appelée POTY en anglais (Picture of the Year), est sélectionnée parmi les images remarquables téléversées sur Wikimedia Commons au cours de l’année précédente. Après une première phase de vote, auquel peuvent participer les Wikimédiens ayant un minimum de contributions sur un projet Wikimedia, une quarantaine d’images sont sélectionnées dans diverses catégories (animaux, architecture, panoramas, images non photographiques, vidéos, etc.). Dans un deuxième temps, chaque votant est appelé à se déterminer pour un seul des 44 médias finalistes, et le média gagnant remporte le titre d’image de l’année. On notera que deux autres images finalistes de cette année ont été réalisées avec le soutien de Wikimédia France :
Les images suivantes complètent le podium :
Filament solaire géant du 31 août 2012 à 16h36 HE.
(NASA Goddard Space Flight Center, domaine public)
Photographie à grande vitesse d’une ampoule explosant
(Stefan Krause, LAL).
Logo de Wikidata
Que se passe-t-il exactement ?Logo Prix Wikimédia France de la recherche
Impact de l’écriture collaborative sur la qualité des articles de Wikipédia, méthodes facilitant le suivi des contributions pour lutter contre le vandalisme, nature et qualité des contenus selon le statut des contributeurs, le domaine abordé, etc : ces sujets concernent au premier plan les bénévoles qui participent à la construction de Wikipédia.. mais aussi de plus en plus de chercheurs !
En lançant un prix international de la recherche sur Wikipédia et la connaissance libre, Wikimédia France souhaite donner un coup de projecteur à ces travaux de recherche, les encourager et les rendre accessibles à l’ensemble de la communauté Wikimedia.
Débutée en juillet dernier, la première étape consistait à recueillir les articles scientifiques en libre accès, dédiés notamment à Wikipédia et estimés par la communauté Wikimedia notamment par leur influence ou leur impact sur la compréhension et l’amélioration du fonctionnement de Wikipédia. Nous avons recueilli plus de 30 propositions de travaux de recherche, chacun respectant les critères de sélection : être en libre accès et publié dans des revues à comité de lecture, c’est-à-dire évalué par les pairs, entre 2003 et 2011. C’est grâce à un jury de qualité, composé de chercheurs œuvrant sur ces thématiques, que nous avons pu sélectionner 5 articles scientifiques.
Vous pouvez découvrir les résumés et les textes complets en anglais ci-dessous :
Pour les départager, Wikimédia France souhaite encourager chaque participant aux projets Wikimedia à donner leur avis et voter pour le travail de recherche qui leur paraît le plus stimulant et pertinent. La date limite pour voter est le 11 mars. L’annonce du lauréat est prévue pour fin mars. Les auteurs de la publication se verront attribuer une bourse de 2500 € dont ils pourront disposer librement pour faciliter et aider d’autres travaux de recherche en lien avec la connaissance libre.
Voir le site dédié au Prix Wikimédia France de la recherche : http://researchaward.wikimedia.fr/
Articles pouvant vous intéresser:C’est avec une grande peine que nous venons d’apprendre que Françoise, membre du conseil d’administration de Wikimédia France depuis décembre 2012, vient de nous quitter. À l’âge de 67 ans, elle vient de livrer son dernier combat contre la maladie.
Françoise (au centre) à la dernière assemblée générale de Wikimédia France (Thesupermat, CC BY-SA 3.0)
Françoise était contributrice à Wikipédia et Wikimedia Commons depuis 2005. L’âge de la retraite venu, il lui semblait en effet que le projet était un outil formidable pour partager ses connaissances et son goût de la nature, avec le plus grand nombre. Elle qui cultivait avec amour ses rosiers dans son jardin de Cherves-Richemont en Charente, elle y a trouvé son pseudonyme et son premier domaine de contribution. C’est pourtant sur le tard qu’elle s’est mise à l’informatique, elle qui, pendant sa carrière de médecin du travail, n’avait guère eu l’occasion de se confronter aux ordinateurs. Elle s’y est mise avec passion, avec l’aide de ses enfants et de wikipédiens. Elle est rapidement devenue une de ces personnes que l’on croise avec plaisir dans les discussions entre membres. Sans jamais se départir de sa bonne humeur, elle a, à plusieurs reprises entre 2007 et 2009, endossé la difficile tâche d’arbitre pour trancher les cas de désaccords les plus ardus qui surgissent dans la communauté des rédacteurs de l’encyclopédie.
Elle avait aussi plaisir à partager son amour pour sa chère Charente. Depuis quelques années, elle s’était prise au jeu de la photographie et parcourait son département à la recherche des nombreux monuments historiques. Sa disponibilité et sa gentillesse naturelle lui ont ouvert bien des portes et elle était fière d’annoncer que le département était le premier dont tous les 453 monuments historiques avaient été photographiés et mis librement à disposition des internautes sur Wikimedia Commons. Elle prenait d’ailleurs plaisir à participer aux rencontres des wikipédiens de l’Ouest, nous ouvrant à l’occasion les portes de sa maison pour nous accueillir. Elle faisait figure de doyenne du groupe, mais c’est elle qui nous entraînait avec sa joie de vivre et son dynamisme à travers les rues de Cognac, mais aussi de Nantes, Rennes ou Angers.
Françoise était aussi une femme de convictions, engagée dans la vie politique de sa commune et de la Communauté de communes de Cognac. Militante d’Europe Écologie – Les Verts, elle avait permis à une quinzaine de membres de Wikimédia France d’aller rencontrer le député européen Yannick Jadot à Bruxelles. Ce fut l’occasion d’une rencontre riche où nous avons pu mieux connaître le Parlement européen et son rôle.
Membre de l’association Wikimédia France depuis 2009, elle venait d’être élue au Conseil d’administration en décembre 2012. Son dernier grand projet aura été de favoriser la découverte de l’encyclopédie par les seniors. Un projet que la maladie l’a empêchée de mener à bien. Et c’est discrètement qu’elle nous a annoncé au début de l’année qu’elle avait besoin de passer quelques jours à l’hôpital. Elle comptait bien reprendre son rôle dès qu’elle irait mieux.
Son sourire restera longtemps présent pour ceux qui ont eu la chance de la connaître. Son dynamisme doit continuer à nous accompagner pour nos actions futures.
Wikimedia France présente ses sincères condoléances à Sarah, Yann et Pierre, ses trois enfants dont elle nous parlait souvent avec joie, et à tous ses proches.
Nacré de la ronce (Brenthis daphne)(Rosier, CC BY-SA 3.0)
Articles pouvant vous intéresser: